mardi 11 novembre 2014

Et c'est reparti (avec le froid en bonus) !!!

Le billet d'Adeline - clic ici -  (Poulettes à l'Aventure) fait écho à pas mal d'aspects de notre nouvelle vie. Comme je m'étais promis de publier avant la mi-novembre, je me lance... 
Nous retrouvons notre rythme, petit à petit:
- Les enfants sont épanouis en crèche familiale / à l'école. Petit M ne s'imagine plus rentrer à Singapour. Il a passé de merveilleuses années dans sa crèche / école singapourienne que je vais beaucoup regretter, mais lui a l'air d'avoir déjà tourné la page. Je crois qu'il trouve ici un meilleur équilibre au niveau de la distribution des activités, notamment plus d'activités physiques et extérieures, la récré - à Singapour, ils avaient droit à de courtes sorties dans une mini-aire de jeu qui devait représenter à peine 5% de la surface de la cours de récré française. Il s'est par ailleurs bien rattrapé dans l'apprentissage des comptines françaises et prends beaucoup de plaisir à les fredonner. C'est aussi une entrée progressive dans la vraie vie, en dehors du monde aseptisé de son école singapourienne, et où les enfants se tenaient plutôt à carreau. On lui apprend du coup à être plus sélectif avec les copains. Petit A, quant à lui, adore sa nounou (et nous aussi, ça tombe bien). On y va mollo côté activités extra-scolaire avec uniquement les cours de mandarin via Vivaling pour Petit M et rien pour Petit A.
- Nous sommes (quasi) au point sur nos organisations du matin et du soir, SuperPapa gérant le matin et moi le soir, on inverse si besoin. Organisation qui tient la route car nous habitons à 20 minutes seulement de mon travail. Un conseil, prenez ce critère bien en compte et très haut sur vos liste de priorité lorsque vous vous installez en région parisienne. Bien sûr, un minimum de préparation est requis la veille au soir pour permettre un décollage en douceur le matin et un dîner prêt à assembler en 10 min chrono le soir venu (#projetdeblogsurcethème #pasletemps #priorités).
- J'ai repris le yoga avec un cours le lundi soir dans notre résidence. Certes, il manque quelque chose... un cours sans musique relaxante et sans "Namaste", mais bien dosé. La course à pied, c'est le midi avec les collègues. SuperPapa case la course quand il peut en fonction de ses déplacements pro.
- Nous sommes heureux d'avoir intégré une Équipe Notre Dame via la paroisse, après avoir fait partie du mouvement pendant un peu plus de deux ans à Singapour.
- Pour les courses, nous retrouvons aussi de nouvelles habitudes. Comme Adeline, un drive de temps en temps, toutes les 3 semaines pour faire le plein de produits pour la maison, de lait, yaourts, nourriture sèche et autres. Je complète avec le marché le samedi matin, et désormais les produits de la Ruche qui dit Oui. Le projet m'a tellement plu, l'équipe est sympa, que j'ai décidé de m'investir cette année dans l'équipe "com" de la Ruche: allez liker notre page Facebook et visiter notre blog! Non, vraiment, je n’étais pas assez occupée ;-) Ok, Active Mummy en a pris un coup et mon autre projet de blog aussi. Chaque chose en son temps. Sur ce coup là, j'ai suivi mon instinct (la raison m'aurait poussé à dire que j'étais bien assez occupée). Voilà, vous comprenez un peu mon silence sur les autres fronts.
- Les week-ends durent dorénavant deux jours entiers (gras souligné parce que je crois que c'est LE truc que je n'aurais plus supporté bien longtemps en expat - j'aurais pu le mettre en police 32 et en rouge aussi) et rien que pour ça le retour en vaut la peine. On a le temps de buller, de se promener en vélo (quand il ne faisait pas encore trop froid), de profiter de la famille, de prévoir des activités au dernier moment. Nous savourons aussi tant que les enfants n'ont pas trop d'activités planifiées, car il semblerait que ça se gâte ensuite. Les week-ends prolongés ou petites vacances peuvent se planifier au dernier moment car ils ne riment désormais plus avec voyage en avion, hôtel, road-trip à planifier des mois en avance.
- Nous retrouvons aussi avec plaisir les saisons, même si j'ai l'impression d'avoir tout le temps froiiiiiid. Le temps que je m'habitue... Ça semble plus aisé pour le reste de la famille que pour moi. Bien sûr il a fallu que le radiateur du salon tombe en panne il y a quelques semaines. Adeline, tu me prêtes ta cheminée???

dimanche 12 octobre 2014

Tu sais que tu es resté(e) trop longtemps à Singapour...

... Et que tu es de retour d'expat après 9 ans quand...

- tu te tapes la honte ultime à chaque fois que tu tentes de faire un créneau en pleine rue (concept inexistant à Singapour où les stationnements se font en bataille).
- tu as oublié qu'il y a un rez-de-chaussée en France et que le 1er étage est le niveau 2 singapourien.
- tu passes 2h au supermarché à choisir entre les 50 marques de yaourts et 12 marques d'oeufs. Tu trouves ça trop pratique d'avoir les prix au kilo affichés sur chaque produit et d'avoir quelques labels pas complètement obscurs.
- tu t'attends à ce qu'on te remplisse ton sac à la caisse.
- tu fais 3 semaines de courses (produits périssables) au marché tellement tout te donne envie.
- tu dois réviser quels sont les fruits et légumes de saison, car à Singapour, tout est importé et en tant que pays situe sur l’équateur, ce que tu ne trouves pas en octobre dans l’hémisphère nord, tu le trouves dans l’hémisphère sud (ouch le bilan carbone!)
- aux premières fraîcheurs tu restes scotchée au lit dès 20h30, sous la couette. Tu n'en sors qu'en cas de nécessité ultime.
- tu retrouves une peau de crocodile, toi qui avait presque laissé tomber la crème hydratante à Singapour.
- tu passes beaucoup plus de temps à choisir ta tenue vestimentaire, après avoir soigneusement vérifié les prévisions météo. 
- tu as plus de sandales, tongs et autres nu-pieds que de chaussures fermées dignes de ce nom... Euh en fait tu n'as qu'une paire vaguement demi-saison. Là, ça urge, il va falloir faire les magasins (la bonne excuse).
- tu prends plaisir à courir entre midi et deux sans suer 1L d'eau.
- tu vas courir en short/t-shirt alors que les températures sont fraîches au point que tes co-joggeurs sont tous bien couverts... Un petit tour chez Décathlon s'impose.
- tu ne comprends pas qu'il faille attendre 3 à 4 semaines (voire plus) pour un rendez-vous médical.
- tu es surpris par la réticence des gens à parler anglais. et tu galères à retrouver Outlook, Word ou Excel avec des menus en français.
- tu écoutes, beaucoup, tu retiens des "à Singapour, c’était comme ça" histoire de ne pas trop agacer, et malgré un atterrissage en douceur, tu découvres que les différences sont plus culturelles que matérielles, et que l'expatriation t'a offert une ouverture incroyable.
- les week-end te paraissent calmes, tu as le temps de profiter, les sorties en semaine sont quasi inexistantes, et tu te demandes comment tu as survécu a une vie sociale aussi trépidante à Singapour.

Et vous, le retour, des anecdotes a partager? Allez aussi lire le billet de Desperate Expat ici, qui m'avait fait bien rigoler..

dimanche 21 septembre 2014

Vivaling: un concept révolutionnaire pour apprendre les langues étrangères (dès 3 ans!)

Il y a quelques semaines, Vivaling publiait une interview de notre famille, décrivant les exploits de notre fils traducteur mandarin dans le Yunnan: le billet Vivaling, c'est par ici (et par la même occasion, le récap sur notre escapade dans le Yunnan, c'est par là). J'ai depuis reçu beaucoup de questions sur Vivaling, et la question des cours de langues et autres écoles internationales au retour en France circule régulièrement sur les réseaux sociaux. Le point sur Vivaling, qui est pour moi une vraie révolution dans le domaine de l'apprentissage des langues.

Pourquoi Vivaling?
Pour résumer la situation: notre fils aîné a baigné de la crèche à la petite section dans un environnement bilingue anglais / mandarin. L'heure du retour en France ayant sonné, nous trouvions dommage de tout arrêter. Par ailleurs trouver des cours de langues, en particulier mandarin, ou une école internationale nous paraissait contraignant, compliqué, cher... Je vais être très honnête avec vous, si j'ai pensé à Vivaling, c'est parce que le projet a été lancé par mon ami B, pile poil l'année de notre départ. Ca tombait bien. Pouvoir bénéficier de cours avec un coach locuteur natif en ligne nous apportait une grande flexibilité. Nous avons choisi de démarrer les cours un bon mois avant notre départ alors que Petit M allait toujours à l'école à Singapour. Cela devait lui  permettre de s'habituer en douceur, sans ajouter un élément nouveau une fois de retour en France. Une stratégie payante.

Au début, il faut avoir être patient... mais une fois que ça se débloque c'est bluffant!
Avec un enfant de 4 ans, ça n'est pas évident. Première leçon, muet. Deuxième leçon, il pleure une fois terminé. Troisième semaine et les suivantes "Ni Hao" et c'est tout. Bon (Maman respire un grand coup... allez on y croit). Puis Petit M commence à nous parler de "Laoshi Sunny" entre deux leçons. Il veut la revoir. Au bout d'un mois et demi: gros déblocage, Petit M parle, et beaucoup, avec un accent parfait! Par la suite, les séances continuent dans la bonne humeur. A cet âge, les coachs respectent les envies des enfants. Si Petit M a envie de montrer ses jouets, c'est l'occasion d'apprendre les noms des véhicules ou des animaux et de raconter une petite histoire. A 4 ans, on se limite à  des séances de 15 minutes. Il y a aussi des jours sans, le coup de fatigue, le pouce vissé dans la bouche. C'est normal! Et des jours comme la dernière leçon, où Petit M avait choisi de montrer des petits animaux en bois à Laoshi Sunny qui elle avait les mêmes animaux en peluche: apprentissage de vocabulaire et petite chanson à la fin. Et imaginez, votre enfant est en direct avec une prof dans la région de Pékin!

Des cours enregistrés...
Ce qui permet de les repasser pendant la semaine. Avec le décalage horaire, les contraintes de sieste et autre, nous ne pouvons caler qu'une session par semaine (deux, ça serait mieux). Nous nous rattrapons en repassant les enregistrements vidéos tous les deux jours. La répétition... il n'y a que ça.

Le tarif, parlons-en,
J'ai pris un lot à 350 US dollars + 70 US dollars de bonus. Les 15 min de cours coûtent 7.5 US dollars. 420 USD / 7.5 USD = 56 cours. Or je n'ai paye que 350 USD / 56 cours = 6.25 USD, c'est le coût réel du cours. Si j'avais pris le lot suivant, chaque cours ne coûtait que 6 USD.
Le tarif Vivaling est encore plus compétitif si on prend en compter les enregistrements auxquels on a accès à volonté.

Pour les plus grands, des jeux et une communauté en ligne, dont nous n'avons pas encore pu profiter, mais un des plus à venir lorsque Petit M aura grandi.

On pourrait croire qu'il faut déjà avoir des bases, mais pour avoir discuté avec des parents qui ont fait le choix de Vivaling avec des enfants débutants, je peux vous dire que le résultat est tout à fait bluffant. Si le mandarin (une langue d'avenir pour le business) n'est pas votre tasse de thé, sachez que Vivaling dispose de nombreux coachs anglophones. Vivaling, ce n'est pas que pour les enfants d'expat. J'encourage tous les parents, en France, à démarrer dès la maternelle. Je trouve le concept génial.

Vivaling, site web ici et page Facebook ici et le blog qui regorge de billets passionnants ici. N'hésitez pas à tenter l'aventure, il est possible de prendre une session d'essai. Et avec un referral, vous bénéficier d'une session gratuite, si vous vous inscrivez d'ici fin Octobre (referral "Active Mummy", can, modalités bas de page ici). Mais bon, c'est pas obligé, et ce n'est pas pour ça que j’écris ce billet.

dimanche 31 août 2014

Changement de vie!

Impatriation, pour de vrai. A l'occasion, "Active Mummy in Singapore" devient officiellement "Active Mummy Back from Expat". Nous venons d'achever un mois de (vraies) vacances (!!), puis une semaine marathon de déménagement et nous voilà presque installés dans notre condo à la française: une des plus grandes copropriétés de France . Installés dans une ville où nous n'avions jamais vécu, nous sortons notre plan, demandons des renseignements et sommes (presque) toujours accueillis avec grande bienveillance. Ça fait plaisir. A Singapour, question de culture et de densité de population, nous avions complètement oublié à quel point un "bonjour" au coin de la rue ou quelques mots échangés avec un commerçant sont agréables.
On a bien fait de se ressourcer avant d'attaquer les choses sérieuses vu ce qui nous attendait. Il fallait bien quelques petites (més)aventures qui nous font déjà rigoler:
- un container arrivé pile-poil un mois après le départ du bateau. On a apprécié. Sauf qu'à 10h30 on l'attendait toujours, ils nous avaient oubliés mais on rattrapé le coup à 14h, avec un chargement vidé et nos (quelques) meubles remontés à 18h30. Je n'y croyais pas.
- des cartons, des cartons, des cartons (119) à vider, ranger... allez on en garde pour le reste du mois de septembre (voire plus).
- des visites à gogo chez Ikea (5 fois) et autres magasins de meubles ou chez Casto (et c'est pas fini). On avait beau se dire qu'on prendrait tous sauf une Billy... paf, ces étagères sont pratiques quand même. Finalement pas une, mais deux.
- un atelier huilage de surface bois / plan de travail la chambre.
- la tuyauterie de l'évier qui fuit, vu ce qu'on a retrouvé dedans, on s'est vraiment demandé ce que nos locataires avaient fait. Heureusement que Superchéri a réussi à régler le problème, le 3ème jour, alors que je le sommais d'appeler un plombier.
- un frigo livré neuf qui ne marchait pas. Evidemment, nous avions fait le plein de courses en attendant qu'il démarre, il a fallu tout recaser en urgence. Monsieur Darty a ceci dit été parfait dans le suivi du remplacement du frigo. Ils ont même failli nous en livrer deux en remplacement.
- un plein de courses, donc, fait avec les enfants (en vacances), même qu'on s'est dit "vive la livraison à domicile ou le drive" à l'avenir. Entre les choix cornéliens que l'on ne connaît pas à Singapour sur quels yaourts ou café choisir parmi 50 variétés, et les enfants qui essayaient d'attraper tout ce qui dépasse dans les rayons: c'est clair, plus jamais avec les (deux) enfants.
- une box internet qui ne sera connectée que dans une semaine car il faut que le monsieur de la box vienne connecter à la maison et pas de dispo avant. Vive la promo de la rentrée :-)
- une garde-robe à renouveler: entre les pulls qui ont plus de 10 ans (et datent donc de notre période étudiante) et les costumes à acheter because retour au sièges (inutiles à Singapour), une matinée de shopping n'était pas de trop.
- la sécu qui nous demande de repasser quand nous aurons nos bulletins de salaire de septembre (genre "ah mais vous venez beaucoup trop tôt"). On fait durer le plaisir en gardant la CAF pour la fin.
- un délai moyen de 2-3 semaines pour un rendez-vous chez un médecin et donc pouvoir déclarer un médecin traitant ("hé oui ma petite dame, ils partent tous à la retraite, alors vous comprenez, le Dr G ne prend qu'un nouveau patient par semaine").
Malgré cela, pas moins de 3 dîners retrouvailles cette semaine là, une adaptation en crèche familiale pour Petit A qui s'est super bien passée, et surtout nous étions contents de poser nos valises enfin chez nous. Pleins de projets pour la rentrée, des week-ends en partie déjà remplis. En résumé, heureux d'être rentrés, un vrai changement de vie pour nous. Impatriation après 9 ans = nouvelle expatriation?

Bonne rentrée à tous!

lundi 14 juillet 2014

Tourbillon...

Depuis notre soirée de départ le dernier samedi de juin, en compagnie de nos amis réunis, le temps s'est accéléré. Nous terminions juin sur notre garage sale, les farewell de nos amis, et la nôtre, dans un endroit que nous affectionnons tout particulièrement: le toit paysager du barrage de Marina Bay, lieu rêvé pour un pique-nique chic avec vue sur le centre-ville (et: des douceurs salées préparées par nos amis, fromages affines du Fromager commandés sur le Petit Dépôt, pain Tiong Bahru Bakery, 250 macarons préparés de mes petites mains, champagne... what else?). Organiser notre farewell trois semaines avant le départ nous auras au moins évité de verser un torrent de larmes... je me réserve le vol de vendredi soir pour ça.
Et rangement, tri, inventaire = le déménagement physique: LE truc relou qui m'aura valu quelques insomnies par crainte de ne pas être prêts à temps... oui bosser et garder une vie sociale remplie et bloguer jusqu'au bout = on range et on tri le week-end pendant les siestes des enfants, pendant les pauses dej, la nuit (!). Là, on ne rêve plus que d'une chose: vendredi soir, départ pour la France: le grand ouf!
Ces dernières semaines, "les derniers":
- "accouchement" de notre projet, le Complexe Sportif de Singapour (Singapore Sports Hub)... project of a lifetime? Celui qui, en tout cas, nous aura fait prolonger l'aventure singapourienne de 4 ans. Accouchement long et difficile: mais quelle satisfaction de voir le bâtiment prendre vie, et de laisser une trace aussi tangible (après deux autres condominiums): dans des moments comme ça, je comprends pourquoi je travaille dans la construction, et franchement, c'est plus fun que de brasser des millions dans la banque!
Feu d'artifice au SportsHub (photo SportsHub Facebook)
- farewell, farewell et farewell, nous ne sommes pas les seuls à partir, beaucoup de nos amis font leurs valises...
- dernière messe à la paroisse francophone de Singapour.
- derniers déjeuners et diners avec mes collègues, un dernier chili crab et bien sûr du durian sur Geylang Road.
- derniers repas dans nos restos favoris: Din Tai Fung, Sushi Tei... un regret le temps nous aura manqué pour retourner chez Lagnaa. Denier diner au Canopy Cafe (Golf de Marina Bay), à Satay by the Bay (food court de Garden by the Bay)
- petite virée à Legoland, pour le plus grand plaisir des garçons. La première et la dernière.
- derniers barbecue avec les juillettistes de la paroisse.
- dernier pique-nique familial au Jardin Botanique.
goûter de départ des enfants à l'école.
- un dîner sublime chez JAAN (là aussi le premier et le dernier), offert par nos amis: on ne pouvait rêver mieux comme cadeau de départ. Singapour a nos pieds, depuis le 70eme étage du Swisshotel. P... J’ai failli la lâcher là notre larme.
- dernier tour en vélo de Marina Bay, pour prendre des photos en mode "avant (2006)/après (2014)"... je vous réserve un billet sur le sujet plus tard. Tour qui s'est conclu par le feu d'artifice sur Marina Bay à l’occasion des répétitions de la Fête Nationale singapourienne. Pour notre dernier samedi à Singapour. Rien que ça.
Dernier, dernière... j'en oublie... Heureux de rentrer... mais cette page, on va la tourner le cœur serré. Neuf années : notre premières années pro, des projets uniques, des voyages, les débuts de notre vie de couple, nos enfants... On s'est promis de revenir dans quelques années montrer à nos garçons ou ils sont nés.

mardi 1 juillet 2014

Le grand tri... ou la joie des "garage sale"

Un déménagement est toujours le meilleur moment de faire le tri. En 9 ans à Singapour, on peut dire que l’on a accumule du bazar. Se débarrasser de ses affaires en plein mois de juin, probablement la période ou l’offre excède le plus la demande n’est pas simple. Quelques éléments à savoir:

1. Proposez le juste prix: le but est de vous débarrasser, personne ne se déplacera pour quelques dollars d’économie, sauf si, à la limite, vous vendez un article trendy neuf encore dans sa boite (genre une tablette ou un téléphone dernier cri). N’oubliez pas que pour un meuble volumineux coutera à votre acheteur au minimum 50 dollars de plus pour le transporter, et qu’il vous en coutera aussi pour vous en débarrasser (pas d’encombrants à Singapour). Pensez aussi en vous installant à Singapour que ça risque d’être du gâchis d’investir dans un canapé a 2000 dollars si vous ne l’emportez pas dans votre déménagement… vous en retirerez une maigre somme lors de votre départ.

2. Postez vos annonces dans les bons forums: les plus efficaces ont été pour moi Gumtree, le groupeFacebook Classified - Expat Wife, le groupe Facebook de mon condo et de mon quartier, et dans un deuxième temps Craiglist (pas du tout user-friendly) et Singapour Nanas ou Singafrog. Il est vraiment intéressant de vous concentrer sur les forums / groupes de votre quartier car les acheteurs ne sont pas forcément motivés pour traverser Singapour. Gumtree marche très bien pour les meubles pourvu que le prix soit juste. Votre acheteur vous demandera probablement un rabais en raison du transport (même si votre prix est déjà ajusté).

3. Prenez de belles photos: j’ai fait un flop initialement en prenant des photos à la va-vite avec mon téléphone portable. Dès que j’ai reposté avec de belles photos, j’ai commencé à recevoir des demandes à la pelle.

4. Négociation, les différences culturelles: un acheteur occidental ne vous contactera que si votre prix est juste et ignorera un prix trop élevé, tandis qu’un acheteur asiatique négociera coûte que coûte, même pour gratter quelques dollars. Au-delà de la négo, je crois que je pourrais faire une analyse sociologique des différents profils d’acheteurs (ceux qui vous demandent des rendez-vous impossibles, les sympas qui arrondissent au-dessus car vous vendez pour une asso caritative, ceux qui rechignent pour quelques dollars de plus alors que vous leur laissez 30 livres pour une somme dérisoire et qui se permettent d’être désagréables, ceux qui ne sont intéressés que par vos merdouilles, ceux qui vous demandent un rabais alors qu’ils ont eux-mêmes propose le prix, ceux qui font les super-intéressés genre « je fais venir une camionnette dimanche » puis ne donnent plus de news). 

5. PAPS “premier arrivé, premier servi” (ou FCFS: “first come first served”): n’autorisez les réservations que pour les gros articles ou les lots, en vous assurant du sérieux de votre vendeur (celui qui vous confirme direct quand et comment il récupère les articles). Au début des ventes je réservais des articles en faisant naïvement confiance à des acheteurs qui ne se sont jamais manifeste.

6. L'acheteur se déplace ou organisez un rendez-vous a un lieu qui vous arrange, sinon vous êtes à la merci d'un tas d'abus venant d'acheteurs peu motives. Je n'ai accepté que les rendez-vous à la maison ou à côté de mon travail.

7. Concentrez vos ventes, organisez une “garage sale”: une fois les annonces postées, c’est le bal des SMS, whatapps et autres “MP” Facebook pour demander des infos et prendre des rendez-vous pour récupérer les affaires (et faire face à des acheteurs qui ne viennent jamais). C’est chronophage, et ça peut être plus efficace d’organiser une après-midi de vente lors de laquelle vos acheteurs récupèreront les objets de leurs rêves, sur le principe du FCFS. Nous avions mis des annonces dans le condo et différents forums, ça a été un succès!

8. Donnez, donnez, ou vendez pour une bonne cause: les possibilités sont nombreuses, à commencer par donner des affaires a votre helper et à payer l’envoi aux Philippines par exemple. Vous pouvez aussi vendre vos articles au profit d’une association. Nous avons choisi de verser le produit de la vente à l'association ANAK-TNK qui s'occupe d'enfants aux Philippines (Manille). Une façon de clôturer nos presque 9 années à Singapour de façon utile et solidaire (plus de S$1800 levés).

... je suis bien contente de ne pas déménager plus souvent!

lundi 16 juin 2014

Apéro chez Gontran Cherrier!

Il y a maintenant plus de 2 semaines que les blogueurs francophones de Singapour étaient invites chez Tiong Bahru Bakery ("TBB") avec Gontran Cherrier lui-même! Déjà fan des produits, je me suis débrouillée pour me rendre disponible, ce qui était loin d'être gagné. Il m'arrive de traverser la ville avec les enfants pour les y amener prendre un goûter, et nous prenons notre déjeuner dominical en moyenne 2 fois par mois chez TBB. Au point que je me suis déjà retrouvée confrontée à Petit M hurlant et me tirant de tout son poids par le bras alors que nous passions devant la boutique (un jour ou nous avions décidé de déjeuner ailleurs): "Mamaaaaaaaan, je veuuuuuuux un sandwich au jambon!!!!". Et les croissants de Gontran sont mes préférés à Singapour. Petit luxe gourmand à Singapour, qu'il sera bientôt plus facile de satisfaire en France. 
Revenons-en à la rencontre. Nous avons eu droit à 2h en petit comité (7 blogueurs) avec Gontran, qui répondait sur fond d'ambiance décontractée à nos questions tout en nous faisant gouter ses spécialités. Gontran est normand d'origine (un bon point!), issu d'une famille de boulangers. Il ouvre sa première boutique à Paris en 2010, et il en a actuellement 12 (4 en France, 5 au Japon, 3 à Singapour et bientôt en Corée, en Australie, en Afrique du Sud...). Gontran est aussi juré dans l'émission "La meilleure boulangerie de France" sur M6 en France. Bref, un boulanger de talent, doublé d'un entrepreneur à succès et une star médiatique. Malgré tout, nous avons en face de nous quelqu'un qui a garde les pieds sur terre, accessible, sympathique, plutôt beau gosse (le parti rêvé, quoi, sauf que son cœur est déjà pris, mesdames).
Gontran nous explique ses challenges: l'adaptation de la fermentation afin d'obtenir une croute plus épaisse qui résiste a l'humidité, l'import de certains produits, la difficulté de fidéliser le personnel. Ses choix, comme celui d'ouvrir des boutiques en Asie, une région du monde ou la culture culinaire l'attire. Dans tout ce qu'il nous raconte, on sent l'amour du bon produit.
Nous avons la chance de gouter plusieurs de ses produits: sandwich jambon beurre, quiche poulet tomate poireaux, un pain hamburger à la mélasse et à la coriandre garni de saumon fumé et cream cheese sur lit de roquette, et une focaccia jambon fumé, fromage, tomates cerise et roquette. Venons-en au sucré: tarte au citron, coulant au chocolat sur une base craquante au sablé, kouign amann et croissant.
Et moi, j'ai retenu une chose: Gontran Cherrier, il aime (et fait) ses croissants "croquants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur et qui se déroulent". Ça tombe bien, moi aussi. Ce croissant-là, c'est un peu une madeleine de Proust, et je suis prête à traverser Singapour pour le déguster!

Articles publiés par les autres blogueurs présents à la soirée:
- chez Carine, c'est ici.
- chez Aurore, c'est ici.
- chez Eva, c'est ici.
- un billet que j’avais publié il y a un an et demi, c’est ici.
Page Facebook de Tiong Bahru Bakery c'est ici.

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