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mercredi 14 octobre 2015

Marie: Marbotic, des jouets en bois connectés

Jai connu Marie pendant nos études (hé oui, ingénieure, ça mène à tout, on peut avoir des vies passionnantes en faisant des choses hyper différentes !). Jai depuis suivi le lancement de Marbotic, non sans intérêt, vu que mes propres enfants sont pile poil dans la cible de ses jouets et applications. Cest donc pour moi un immense plaisir dinterviewer Marie, et je vous encourage aussi à la fin de la lecture à aller jeter un œil sur sa campagne Kickstarter (lien en fin de billet) !

Présentation :
Je suis ingénieure, maman de 2 enfants de 4 et 1 an. Je me passionne pour la pédagogie depuis le
début de ma carrière, dailleurs mon premier poste en tant que jeune diplômée était dans une start-up d’éducation numérique, Maxicours (devenue Educlever depuis). Javais prévu dy rester 2 ans, jy suis restée 7 ans !

Peux-tu nous présenter Marbotic et nous préciser ton cheminement ?
Marbotic est une entreprise qui crée des jouets bois connectés, pour apprendre à lire et à compter en mêlant la puissance du numérique avec la manipulation de jouets traditionnels. (www.marbotic.fr). Lidée de Marbotic est venue dun intérêt très fort pour la pédagogie Montessori, qui favorise la découverte du monde et lapprentissage à laide dun matériel sensoriel à la fois beau et efficace. Jai voulu recréer ce genre dexpériences, en y ajoutant linteractivité du digital


En quoi ta vie de Maman, tes enfants, tont inspirée, ou influencé ton projet ?
En tant que toute jeune maman jai compris tout de suite, quand les iPads sont sortis, quils allaient faire un malheur auprès des petits. Actuellement jobserve en effet que cet objet est un très fort objet de désir pour nos bambins !

Hobby ou réel boulot (ou les deux !) ?
Ouh là là, réel boulot, et même plutôt deux fois quune. Je travaille trop, tout en ne travaillant pas assez. Je pense que les mamans qui me lisent me comprendront.

Quel est ton conseil #1 pour concilier ta vie dentrepreneuse et de maman ?
Je nai pas vraiment de conseils hélas jobserve maintenant que mon 2ème enfant grandit que lon commence à arriver à mettre en place une certaine organisation qui évite d’être en permanence en mode survie ! Je rêve dune routine bien réglée, de pyjamas bien rangés, de ne jamais oublier le cahier rouge dans le cartable, etc. La vie au bureau est déjà tellement imprévisible et aventureuse !

Lerreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner quand on lance son business ?
Impossible dappeler ça une « erreur » mais être enceinte et avoir un bébé alors que le business était déjà lancé et que je navais pas encore dassocié, a été quand même comment dire sportif. Mais la vie nattend pas et parfois, impossible de tout optimiser. Encore une fois je pense que nombre de jeunes femmes font ce même constat!
 
L'univers de Marbotic, de JOLIES apps
Tes-tu appuyée sur des réseaux dentrepreneurs, des ressources qui pourraient être disponibles pour dautres Mampreneurs ? Si oui, lesquels ?
Mon entreprise partage ses bureaux avec 7 autres start-ups bordelaises et cet écosystème est très agréable et jai été accompagnée par plusieurs incubateurs locaux.

Tes perspectives et tes challenges actuels ?
Notre gros challenge est la sortie de notre 2nd produit,  lalphabet connecté, en pré-vente sur Kickstarter : 
La campagne est partie très fort, mais notre objectif est daller le plus loin possible, pour faire une forte impression sur les distributeurs de tous les pays!

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur ?
Je ne me reconnais pas vraiment comme une Mampreneur (et cest dailleurs la 1ere fois que je donne une interview sous cet angle :) Simplement le fait d’être femme et entrepreneure attire toujours un intérêt supplémentaire, positif en général !

Et si c’était à refaire ?
Je le referais !!!!!!!!

Allez, la dernière question, celle quon se pose tous aujourdhui, quel est selon toi le juste niveau dexposition aux tablettes pour nos chers bambins ?
Difficile question, qui dépend de chaque parent :)
Ma réponse est que ce nest pas tant COMBIEN les enfants regardent les écrans mais COMMENT ils jouent avec. Si la tablette sert à regarder la reine des neiges sur Youtube, autant les mettre devant la télévision. La tablette est intéressante par son côté interactif, donc autant sélectionner soigneusement les contenus auxquels ils ont accès (je recommande nos applis mais aussi celles de tous les éditeurs de qualité, cf les blogs qui les référencent : Super Julie, Déclickids, La Souris Grise, Applimini).
Les fameux jouets en bois connectés
Merci à Marie pour le temps passé à cet interview en pleine campagne de lancement de Smart Letters. Je vous encourage vraiment à faire un tour sur la page Kickstarter de Marbotic en cliquant ici, et aussi le site de Marbotic (clic ici) et sa page Facebook (clic ici). Je pense que Smart Letters et ses appli sont des outils très intéressant, avec un graphisme très sympa: avec deux "grands" en maternelle, je n'ai pas hésité à passer ma commande! Quand j'ai vu que les applis sont multi-lingues j'ai trouvé ça encore mieux. 

Photos et supports fournis par Marbotic/Marie.

mardi 8 avril 2014

Geneviève: Les Mompreneurs en Ligne

Geneviève et moi sommes rentrées en contact via nos blogs il y a un petit moment déjà. Suite à une rencontre manquée à Singapour au détour d’un voyage de Geneviève et sa famille en Asie, j’ai continué à suivre ses aventures de mampreneur !
                        
Présentation: 
Je suis Geneviève, née en Belgique, nomade et entrepreneure dans l’âme : j’ai vécu en Irlande, au Canada, en France, en Italie et en Espagne. Je suis passionnée de la vie, du voyage et des rencontres. J’ai rencontré mon compagnon de route parfait et nous avons 2 enfants merveilleux qui ont 3 nationalités !

« Mampreneur », c’est le cœur de ton business ! Quel a été ton cheminement pour créer les Mompreneurs en Ligne ?
 J’ai travaillé pendant 10 ans dans le secteur pharmaceutique, ce qui m’a amené à voyager beaucoup et à vivre dans différents pays. En 2008, je vivais au Canada et j’ai rencontré une personne clé pour moi qui était MOMpreneur et m’a vraiment donné envie de me lancer dans l’entreprenariat. Elle m’a parlé de liberté, de choix de vie, de choix de mes horaires de travail, de choix de mes clients et tout cela raisonnait juste dans ma tête comme si j’avais trouvé un trésor, j’avais compris que je voulais devenir entrepreneure. Au même moment, je suis tombée enceinte et je suis donc devenue maman et entrepreneure en même temps. Au début, je travaillais dans mon domaine d’expertise mais très vite j’ai senti que je voulais me diversifier dans mes activités. Je me suis formée et j’ai ensuite commencé à donner des cours d’éveil musical en anglais et des formations en développement personnel qui ont révélés en moi l’envie de vivre de mes passions à 100%. Je suis devenue blogueuse et coach de vie pour aider les femmes à découvrir leurs talents. En janvier 2014, j’ai décidé de créer des formations en ligne pour les femmes qui souhaitent devenir entrepreneure vivant des leurs talents. Aujourd’hui, mon quotidien est absolument aligné sur mes rêves. Je crée du contenu de formation pour d’autres personnes et pour moi-même, j’écris des articles sur des sujets qui me passionnent et je fais du coaching de vie. Toutes ces activités sont basées sur mes passions et me permettent de vivre de mes passions.

En quoi consiste la formation que tu proposes sur ton site ?
J’ai développé une méthode pour les femmes- les mamans qui souhaitent se reconnecter à leurs talents et ensuite créer un blog ou un business en ligne pour toucher un public plus large pour diffuses ces talents et leur permettre d’en vivre confortablement.
Dans la première partie de la formation, je propose des outils pour se reconnecter à son positivisme, à sa créativité, à son imagination et à ses passions tout en définissant des objectifs précis et clairs de vie et de Mompreneur.
Dans la deuxième partie de la formation, je transmets la méthode S.A.P.P qui se composent de techniques pour apprendre à créer un site/ blog de qualité, utiliser les plateformes de vente sur internet et les partenariats pour promouvoir ses talents, faire exploser ses ventes pour avoir une activité d’entrepreneure à succès.

« Vivre de ses passions », c’est la base de la formation que tu proposes, qu’aurais-tu envie de dire à celles et ceux qui pensent que c’est impossible ?
Vivre de mes passions était un rêve qui me semblait impossible il y a de cela 2 ans. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont prouvé que c’était possible, des personnes qui alliaient passion, mission de vie et marketing.
J’ai compris que la base pour vivre de mes passions c’était de changer mon état d’esprit et de commencer à croire en moi, croire en mes projets, croire que mes talents étaient des cadeaux que je pouvais offrir aux autres et recevoir en retour une rémunération.
Lorsque j’ai commencé à tout mettre en place pour vivre de mes passions et que j’ai vu que j’y arrivais en quelques mois, ma vie est devenue tellement agréable et pleine de sens que j’ai souhaité aider d’autres femmes à croire en elles et en leurs rêves.

Hobby ou réel boulot (ou les deux!)? 
Au début, c’est un hobby, on a des passions qui sont en général liés à des talents et plus on les pratique, plus on devient expert. On peut alors commencer à enseigner ses passions aux autres. Par contre, la rémunération ne vient pas tout de suite et peut ne jamais venir si on n’apprend pas à vendre ses talents ou si on ne se donne pas la valeur adéquate. Il faut donc allier développement personnel et développement de business pour arriver à transformer un hobby en réel boulot.
Ce que je peux dire c’est que tout le processus et l’apprentissage donne énormément de sens et d’énergie positive à notre vie. Développer son business basé sur ses passions c’est pour moi aussi merveilleux que de mettre au monde un enfant.

Travailler de la maison, est-ce compliqué, et recommandé? 
Je travaille de la maison depuis 2008 et cela m’aide énormément dans mon quotidien de maman pour aller conduire et rechercher mes enfants à l’école et à la garderie. J’ai appris des techniques pour m’améliorer dans mon organisation et je suis maintenant très satisfaite de mon efficacité. Par contre, je pense qu’il est important de développer un réseau pour rencontrer des gens tous les jours d’une façon ou d’une autre pour ne pas se sentir isolée. Il y a de nombreux réseaux d’entrepreneures qui se réunissent régulièrement et où l’on peut partager ses succès, ses échecs et ses frustrations avec des personnes qui vivent la même chose que nous.

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner quand on lance son business? 
De penser que l’on va tout de suite réussir sans faire d’erreurs et de penser que l’on va gagner un salaire complet dès les premiers mois. Il faut avoir des économies et prévoir quelques mois de salaire pour démarrer l’esprit tranquille et surtout ne pas être focalisé sur l’argent mais sur la passion et ce que l’on veut donner avant de recevoir en retour.

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs, des ressources particulières qui pourraient être disponibles pour d'autres Mampreneurs? Si oui, lesquels? 
J’ai découvert Mes Bonnes Copines et je dois dire que j’ai fait énormément d’échanges et de partenariats en ligne grâce à ce site.
Je fais aussi partie de 2 réseaux d’entrepreneurs en Belgique, ce qui me permet de me faire connaître localement.
Je fais partie du club privé d’Olivier Roland et du groupe Business 3 G de Laurent Chenot qui me permettent de créer régulièrement des partenariats avec des centaines d’entrepreneurs francophones.
Je regarde au moins une vidéo inspirante d’entrepreneur par jour sur youtube.
Je conseille à tous les débutants dans l’entreprenariat de s’entourer d’entrepreneurs car c’est en les côtoyant qu’on apprend à se forger une mentalité et un état d’esprit d’entrepreneur.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Depuis que je me suis reconnectée à mes talents et passions, je me sens en permanence inspirée. J’ai des tonnes d’idées au quotidien et je prends note car je n’ai pas le temps de tout réaliser tout de suite.
Mon but actuel est d’aider des centaines de femmes à vivre de leurs passions.
J’ai également un blog sur l’accompagnement à la naissance puisque je suis doula formée au Québec et sur les vacances avec les enfants puisque je souhaite organiser des vacances-ateliers pour partir à la découverte de son potentiel pour les familles.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur? 
Ils sont à la fois intrigués et admiratifs. Beaucoup de personnes aimeraient avoir la liberté d’expression, d’horaires que j’ai mais peu osent y croire et c’est bien là le problème. Si on n’y croit pas, on se ferme les portes sans même avoir essayé !
Malheureusement, beaucoup trop de personnes n’ont même pas le temps de réfléchir à leurs projets car elles sont trop occupées par leur travail et les enfants.
C’est pour répondre à ce problème de manque de temps que j’ai créé ma formation en ligne car les femmes peuvent écouter mes podcasts et se former en se baladant, en faisant leur ménage, dans le train ou la voiture. Elles ne doivent pas dégager du temps pour commencer à changer leur vie. Elles peuvent se mettre en route vers un nouvel état d’esprit et une nouvelle vie en s’amusant grâce à des exercices ludiques, simples et transformateurs.

Et la famille dans tout ça? 
Les enfants et mon compagnon ont assisté à ma transformation intérieure et ils ont bénéficié grandement de ma bonne humeur permanente et de mon état d’esprit ultra positif au quotidien.
Mon compagnon est ravi car nos projets de famille vont pouvoir se réaliser. Il est  canadien et nous avons toujours eu du mal à choisir entre la vie en Amérique ou la vie en Europe. Avec un business en ligne, tout devient possible, même vivre 6 mois au Canada et 6 mois en Europe ! ;-))

Et si c'était à refaire? 
Je referais tout pareil, tout mon cheminement est merveilleux et la découverte de ma mission de vie a changé mon quotidien.
Comme le disent souvent les personnes qui ont découvert un trésor : « le seul regret est de ne pas l’avoir trouvé plus tôt. » Et en même temps je sais que chaque chose arrive quand on est prêt à la recevoir.


Geneviève a déjà rempli la première session de sa formation ! En attendant, je vous invite à découvrir son site, ici, et à ne pas hésiter a la contacter en attendant la prochaine session, ou tout simplement à souscrire à sa newsletter (pleine d'infos sympas).

jeudi 6 mars 2014

Andayoma: maman et chanteuse professionnelle!

Guylène Harris, plus connue sous le nom d’Andayoma, a un parcours étonnant. Ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion d’entrer en contact avec une chanteuse ;-) Puisant dans de nombreuses influences musicales, Andayoma donne une nouvelle dimension au jazz.

Présentation: 
Mon nom d'artiste est Andayoma. Il correspond à la fusion des deux prénoms africains de mes filles, Andayé et Ihéoma. J'ai trois enfants, un fils et deux filles. Je vis à Singapour depuis février 2001. Je suis une Guyanaise née à Paris, et je suis chanteuse professionnelle.

Ton parcours est pour le moins atypique, comment es-tu devenue chanteuse professionnelle ?
Je faisais partie d'une chorale de gospel en France et quand je suis arrivée à Singapour, j'ai mis toute mon énergie à rechercher une chorale de gospel que je n'ai pas trouvée. Il n’était question à l’époque de rester que 3 ans et je souhaitais maintenir ma voix pour le retour. J'ai pris des cours de chant. Je suis à Singapour depuis 13 ans ! Ma chorale de gospel s'est dissoute en France et je continue à maintenir la voix.
Je ne rappelle pas que ça ait été un rêve d'enfant mais plutôt une passion qui s'est révélée avec un environnement propice.

On pense au premier abord qu’il n’est pas facile pour des artistes de s’implanter à Singapour, qu’en penses-tu ?
Je suis un mauvais exemple. Je suis devenue artiste à Singapour. Mais la concurrence est forte il est vrai. Dans ma ligne, les chanteuses de jazz sont bonnes, les hôtels de luxe recrutent des professionnels des États-Unis. Les différences de salaire entre les étrangers (européens, philippins…) sont importantes.



Ta journée, ta semaine type ?
Dans la semaine, je conduis 2 chorales : une chorale pour enfants et une chorale d'adultes. 3 jours par semaine. Je donne des cours privés de chant 3  fois par semaine. J'échauffe ma voix tous les jours et fais mes exercices vocaux, j'apprends de nouvelles chansons. Je m'arrache les cheveux sur le déchiffrage et je détruits une mélodie en apprenant à jouer au piano...
Mes journées sont aussi bien remplies avec mon mari que je dépose et vais chercher tous les jours au travail ; avec mes enfants, par exemple Hugo que j’emmène au cours de Drama le vendredi et ma sœur cadette Ingrid que j’appelle presque tous les jours.
Enfin, je fais du sport deux fois par semaine. Je prends le temps de manger avec une bonne copine une fois par semaine.

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner?
Avec les erreurs viennent l'expérience. Les erreurs affinent tes désirs, tes objectifs, ce que tu souhaites vraiment quand tu ne peux pas mettre le doigt dessus. Ma "timidité" (tout le monde rirait mais c'est vrai) m'a ralentie.
Le conseil que je donnerais serait le suivant : mélange-toi rapidement aux musiciens locaux. Ils penseront à toi si besoin.

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs ou d’artistes, des réseaux féminins, des ressources particulières? Si oui, lesquels t’ont semblé les plus efficaces? 
Plusieurs personnes ont contribué au produit technique/artistique "Andayoma". Celui qui a été le plus efficace pour moi a été le coaching. Je suis toujours plus à l'aise dans le « One to One ». Christine Reuther de Yabuka Solutions m’a beaucoup apporté. Je pouvais "parler" à voix haute des directions que je prenais. Cela m'obligeait à reporter, à respecter mes propres deadlines.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Qu'on se le dise 3 festivals par an. Un concert tous les deux ans. Le 10 mars 2014, je présenterai Shades of Love à l'Esplanade pendant le festival de Musique Mosaic. Le 20 mars 2014, je passe au Sultan Jazz. Lectrices du blog, à vos agendas ! Des contacts sont en cours pour des concerts ou festivals avec la Guyane, mon pays d'origine.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Maman chanteuse professionnelle? 
Il faudrait que je le leur demande en fait? Je ne sais pas.

Et la famille dans tout ça? Comment tes enfants, ton mari s’insèrent-ils dans ce parcours ?
Avant j'aurais voulu qu'Olivier soit là à tous les événements importants et maintenant c'est moins fort. Il ne veut jamais payer sa place en me disant "je contribue suffisamment" ;-). Ma famille et mes enfants sont très importants pour mon équilibre artistique, qui je le crains, risque d’être bouleversé avec le départ de Gaëlle pour ses études.

Et si c'était à refaire? 
A refaire mais avec un agent artistique!

Je vous invite à découvrir la talentueuse Andayoma, si vous le pouvez, le 10 mars à Esplanade, ou en achetant son album Shades of Love sur les plateformes telles qu’I-tunes, Amazon.com ou directement sur le site www.andayoma.com

lundi 24 février 2014

Emilie: Infatigable working mom et web-entrepreneuse!

Si vous êtes à Singapour, vous êtes probablement tombé sur Emilie, virtuellement sur un de ses nombreux sites web ou IRL(*), lors d’une soirée Singafrog. Emilie, fondatrice de Singafrog, web-entrepreneuse, working mom et bien plus, lance régulièrement de nouveaux projets, de quoi se demander « what’s next » (et accessoirement, comment fait-elle !) ?

Présentation:
Emilie, mariée, deux enfants (2 & 5 ans), passionnée de voyages et à Singapour depuis 2006.

Working Mom, photographe, Globe-trotteuse, (serial) blogueuse, (serial) web-entrepreneuse, comment te définis-tu avant tout?
Super difficile comme première question ! Une malade mentale hyperactive ? Pour moi, la famille est sacrée mais j’aime aussi beaucoup aider les autres. Dans mon vrai métier de fundraiser, je lève des fonds pour aider des enfants à recevoir la meilleure éducation possible. Tous les sites et blogs que j’ai pu lancer jusqu’à présent ont pour but d’aider aussi : à voyager avec ses enfants (Petits Globetrotteurs), à trouver une chambre en coloc (ExpatRoomMate), à trouver des activités avec les enfants (projet de Surviving with Kids), à s’installer dans un nouveau pays (Singafrog) et enfin à gérer sa vie de working mom qui voudrait éduquer ses enfants positivement (Maman Positive). Il y a quelques années, je m’étais même lancée dans les portraits de famille en studio photo le week-end mais ça ne devenait plus gérable et j’ai arrêté à la naissance de mon 2ème enfant.


De Singafrog à Surviving with Kids, parles-nous un peu plus de tes projets! Lesquels te tiennent le plus à cœur? Projets amateurs ou pro?
Comme je bosse dans une entreprise du lundi au vendredi, je dirais que ce sont tous des projets amateurs au jour d’aujourd’hui mais que j’ai bon espoir que certains d’entre eux puissent se développer en projets pro si je venais à avoir plus temps. Pour le moment, j’essaie de les faire connaître, d’avoir un flot de visiteurs régulier afin d’avoir déjà une audience le jour où je souhaiterais les transformer en projets pro.
J’ai lancé Singafrog lorsque j’ai commencé à venir en missions de courtes durées (mais mensuelles !) à Singapour. Il n’y avait aucune ressources en français sur Singapour à l’époque (Singapourlesblogs n’existait pas encore). Je crois que le site, et aujourd’hui le groupe Facebook, ont aidé pas mal d’arrivants et cela me fait vraiment plaisir. J’organise encore des soirées de temps en temps car j’aime rencontrer de nouvelles personnes et je suis persuadée que ça aide les petits nouveaux dans la cité du Lion :-).
Mais mes trois priorités du moment sont Petits Globetrotteurs, Expat Room Mate et Surviving with Kids. Petits Globetrotteurs parce que je veux pouvoir rassurer les parents un peu stressés qui hésiteraient à partir en voyage avec leur bébé ou enfant en bas âge et rateraient de fabuleux moments de partage. Pour les voyageurs confirmés, je veux partager nos destinations et ce que nous avons aimé faire dans tel ou tel pays avec nos petits globetrotteurs.

Du simple blog au site web, tous tes sites sont dignes d’une pro! Tu as tout fait et appris toute seule? Quelques trucs a partager avec de futurs web-entrepreneurs?
J’ai lancé mon 1er site il y a 13 ans déjà. Cela s’appelait Esprit Japon. Une plateforme sous NPDS (un CMS désormais détrôné depuis longtemps par Wordpress) avec des cours de japonais et un forum sur le pays du soleil levant (j’ai fait un échange scolaire d’un an au Japon et obtenu une maîtrise LEA anglais-japonais). J’ai beaucoup appris à ce moment là et au cours du développement de tous les sites qui ont suivis. Joomla, Wordpress. C’est vite devenu une passion. Au début, je n’utilisais que des plugins gratuits et puis j’ai commencé à acheter des plugins fait par des développeurs. Non seulement je trouve cela normal de rémunérer ces gens pour leur travail de qualité mais cela me permet aussi de gagner un temps fou et de transformer mes sites. Pour les web-entrepreneurs qui auraient besoin d’un coup de main, je conseille fortement les sites de freelancers (comme freelancer.com) où ils pourront trouver de l’aide pour un prix fixe, même pour créer un thème ou pour installer un CMS. Depuis peu, j’ai également découvert Fiverr (fiverr.com) où les utilisateurs proposent leurs services pour 5 $US. Une vraie mine de talents à petits prix pour les web-entrepreneurs ! Attention, ça peut vite devenir addictif ;)

Pas moins de 3 lancements de projets en deux mois! Comment fais-tu pour tout concilier?
Un peu par coïncidence ou parce que j’ai eu une poussée d’énergie folle, j’ai effectivement lancé 3 sites en même temps (enfin Surviving with Kids est un peu à la traine là). Mais il se trouve que je bossais sur ces sites et ces concepts depuis plusieurs mois déjà (voire années). Ils étaient tous à 75% achevés quand je me suis dit qu’il fallait que je m’atèle à les terminer un par un. Pour trouver le temps de tout concilier, je maximise le temps dans les transports en commun pour aller le boulot grâce aux applications Notes, Evernote et Wordpress pour iPhone. J’écris mes articles, je réfléchis aux concepts, je brainstorme. Pas le temps de m’ennuyer. Et quand les enfants sont couchés, je recommence à plancher.

Ou puises-tu ton inspiration (et ton énergie, encore une fois!)?
Dans la vie de tous les jours. Il y a quelques mois, je cherchais des cours de sport pour mon ainé (4 ans à l’époque). Bien-sûr, je souhaitais que cela soit près de chez moi et adapté à son âge. Trouver une activité basée sur l’âge de l’enfant et le lieu : l’idée de Surviving with Kids. Avec les questions que j’ai reçues suite à nos premiers voyages avec bébé : Petits Globetrotteurs. Toutes les demandes de chambres en coloc’ sur Singafrog : Expat Room Mate. Ce ne sont vraiment pas les idées qui manquent. J’en aurais d’ailleurs même un peu trop !

Quelles sont les difficultés les plus inattendues auxquelles tu as été confrontées?
Je ne sais pas si c’est très inattendu mais j’ai du mal à tenir sur la distance ! Je suis une sprinteuse, pas une coureuse de fond. J’ai une nouvelle idée, je suis super excitée de la réaliser, de mettre en place un nouveau site et puis, une autre idée arrive au galop et je manque de ténacité pour maintenir ou développer l’idée précédente. Je suis donc une bonne webdesigner mais pas forcément une très bonne blogueuse.
Une autre difficulté est de bosser seule sur tous ces projets et de ne pas avoir un partenaire pour relancer la machine quand ma motivation diminue.

Quels sont les appuis sur lesquels tu as pu compter? Les réseaux?
Bien-sûr, le réseau Singafrog est une mine d’idées et une plateforme privilégiée pour annoncer / tester mes nouveaux projets. Avec presque 5000 utilisateurs, c’est le groupe francophone le plus important de Singapour sur Facebook. Je trouve que le groupe Singapour Nanas est une excellente initiative même si je ne me retrouve pas toujours dans certains posts. Enfin, le groupe des blogueurs francophones de Singapour est très chouette. Parler CMS, CSS ou encore PHP avec des gens sans passer pour un extra-terrestre, c’est très sympa ! Mais mon soutien numéro un reste mon mari (qui doit désormais être incollable en sites web et technologie !).

Un conseil aux mamans? Au web-entrepreneurs?
Pour les mamans – une organisation de malade pour réussir à tout gérer et profiter des enfants (et enrôler le papa dans l’aide aux tâches ménagères est en tête de liste). J’ai beaucoup aimé les livres Maman organisée (des petites astuces qui peuvent faire la différence) et Simplifier votre vie en 7 jours (avoir un intérieur épuré pour s’y retrouver facilement).
Pour les web-entrepreneurs - ne pas hésitez à faire appel à des professionnels (disponibles à petits prix sur les plateformes telles que freelancer.com ou fiverr.com) pour ce que l’on ne sait pas faire (écrire un communiqué de presse, traduire dans un anglais parfait un article, etc.). Compte-tenu des ressources à notre portée aujourd’hui, je pense que l’on ne peut pas se permettre de lancer un site web approximatif.
Pour les mum-web-entrepreneurs – s’aménager des plages dédiées aux enfants pour ne pas passer à côté d’eux. J’essaie de poser mon téléphone sur la console de l’entrée quand je rentre du boulot le soir et de ne pas le regarder pendant que je suis avec eux (pas toujours facile, j’en conçois !).

Tes perspectives? Allez, je suis sure que tu as quelques projets dans ta besace :-)
Ouep ! Si je m’écoutais là maintenant tout de suite, je me lancerais dans la création d’une application pour smartphone pour voyager avec les enfants. J’ai déjà 90% du concept en tête. Et mon rêve : un tour du monde en famille en puisant de mes revenus de web-entrepreneuse (revenu actuel proche de 0$) ou de webdesigner freelance (à suivre !) ;)

Merci Emilie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Pour suivre les projets d’Emilie (incontournables !) :
Singafrog, sur Facebook ici.
ExpatRoomMate, site web ici.
Petits Globetrotteurs, site web ici et Facebook ici.
Maman Positive, site web ici et Facebook ici.
Surviving with Kids, site web (stay tuned) et Facebook ici.

(*) IRL = In Real Life

Photos fournies par Emilie.

lundi 18 novembre 2013

Claire Yoh: Business Mentor pour Femmes

En Novembre 2012, je vous présentais Claire, une « nomade internationale, entrepreneuse en série et maman tout en un (qui) bouillonne d’idées » (voir son interview ici). Un an plus tard, Claire dégage toujours autant d’énergie positive, de celle qui vous donne envie de vous atteler à un projet qui vous tient à cœur et de tout faire pour qu’il réussisse.

Il y a un an, tu nous présentais Top Chef Hire (lien ici), entreprise que tu as créée à Singapour. De retour en France, tu reviens avec plein de projets. Quel a été ton cheminement? 
J'ai beaucoup évolué à Singapour dans le domaine de l’entreprenariat, le projet de Top Chef Hire m'a beaucoup appris sur moi-même, mes capacités, mes résistances, mon savoir-faire en marketing et en tant que business woman. Du coup, j'ai tellement été inspirée que j'ai voulu rendre cette inspiration et cette énergie à mes compatriotes françaises. Je suis quelqu'un qui a toujours aimé aider mes amis, mon prochain. C’était tellement naturel que j’ai voulu me réorienter vers cette nouvelle aventure, car oui, on n’a jamais fini d’apprendre, de s’inventer et de se réinventer.
Je voulais aussi tirer parti d'avoir vécu à l'étranger si longtemps, d'avoir étudié hors de France, d'avoir été entrepreneure toujours hors de mon pays. J’ai étudié en anglais, donc c'était plutôt axé sur des cultures Américaines, Anglaises et Sud-Africaines. J'ai souhaité voir quel côté de moi pouvait être unique et intéressant pour un troisième projet, en sachant que je le ferai en France. Je peux apporter une approche différente aux françaises. Je me sens bien, en phase, avec cette vocation. Plus en harmonie avec moi-même.


Parle-nous de ton nouveau site, ClaireYoh.com! Concrètement, quels sont les services que tu proposes? 
Je suis au service des femmes entrepreneures et me définis comme « Business Mentor pour Femmes ». Je souhaite les aider à créer le business et la vie dont elles rêvent et méritent. Je me focalise sur toutes les techniques et stratégies au niveau du marketing en ligne, en m’appuyant aussi sur mon expertise en relations publiques. Sans marketing aucun produit ne sera vendu, connu et n’aura aucune personnalité. Je souhaite armer ces femmes avec les clés de leur indépendance financière.
Je vais vendre des cours (e-products) qui seront téléchargeables : ces entrepreneures pourront apprendre de chez elles, en tout tranquillité et à leur rythme. Je propose des vidéos, podcast, activités pour que l’entrepreneure passe du monde offline à celui du online en quelques jours.
Mon premier produit est déjà prêt, j’attends juste 2 à 3 semaines de plus avant de le lancer. Il s’appelle : « Comment démarrer en ligne : Stratégies, Secrets et Conseils pour Créer un Site Professionnel, Référencé et à moindre coût. Booste ton business : commence, dès aujourd’hui, à facilement obtenir plus de prospects, plus de clients et plus d’argent! ».

Qu’est ce qui t’a amenée à vouloir aider les entrepreneures dans leur démarche? 
J’ai dû beaucoup apprendre pour en arriver où je suis et c’est bien sûr dû à mes expériences, mes succès et aussi à mes échecs ! C’est tout aussi important. A Singapour je me suis résolue à lire des livres en business et étudier en ligne aussi. Je travaillais de la maison en gardant ma fille. J’ai concilié le côté maman et créatrice d’entreprise.
Je souhaite donc aider les françaises à être maitre de leur stratégie marketing et d’y arriver, et ce plus vite que moi ! J’ai une telle énergie, un tel désir que j’ai l’impression que je ne suis que le véhicule du message que je souhaite passer. C’est plus grand et plus fort que moi, que mon corps. Je suis en pleine phase de création et je me réalise à inspirer et à aider les autres.

«Ose», c’est la devise de ton nouveau site. Ne serait-ce pas aussi un défi que tu te lances à toi-même? 
Lire cette question m’a fait sourire et surtout plaisir. Je me suis dit que tu avais tout compris :-)
J’ai peut-être été trop timide dans ma vie, surtout adolescente. Chaque étape dans ma vie m’a fait grandir mais je pense aussi que Singapour m’a ouvert les yeux. Je me sentais enfermée dans une routine qui était en conflit avec mes désirs de vivre et d’expérimenter (une autre devise personnel) et le petit budget financier que j’avais. Je me suis sentie flétrie. Je voulais être une « doer » et non une « watcher ». J’ai 31 ans et je veux aussi vibrer. Je me suis dit que je voulais faire du surf cet été (j’ai peur des vagues !!) et que je voulais faire du snowboard cet hiver (peur de la vitesse !!). Today is my time ! J’ai réalisé que nos peurs sont là pour quelque chose et que des fois, c’est peut-être ce qu’on devait faire, pour en ressortir plus fort. Alors, oui, j’ose vivre. J’ose me projeter dans mon vlog, j’ose sortir de mon monde et je me rends vulnérable aux critiques. De toute façon on est critiqué quoi que l’on fasse, non ? J Alors il vaut mieux être soi car personne d’autre ne peut l’être que nous. Voilà pourquoi on doit aimer être unique. J’ose vivre selon mes règles car le temps passe et je ne veux rien regretter. J’ose affronter mes peurs. Je dis oui à la vie !

Serial Entrepreneuse, c’est ce que tu nous avais dévoilé il y a un an. Ça se confirme, on ne t’arrêtera jamais! D’où tires-tu autant d’énergie? 
Bonne question. C’est vital si j’y pense. Créer pour moi c’est vivre. Et Vivre c’est expérimenter. Je me converti tout le temps. Je souhaite toucher à beaucoup de domaine pour évoluer le plus possible. Et ce n’est pas fini ! J’ai encore un projet sous la main…

La Peur, Le Perfectionnisme sont les deux premiers thèmes que tu as abordés. Quels sont les quelques-uns des thèmes  à venir? 
Je vais aborder des thèmes qui tiennent les femmes entrepreneures à cœur comme « le secret de la productivité », « comment travailler de la maison », « comment faire pour visualiser (pour avoir ce qu’on désire) »,  «se fixer des objectifs réalistes pour les atteindre», « quelques moyens/méthodes pour avoir plus de clients », « network »  etc… Ensuite je ferai la revue de plusieurs livres que j’ai lus et qui sont importants, puis je conduirai également des interviews. Je souhaite apporter à ma communauté des éléments de réponse à leurs questions pour mieux vivre leur vie et business. Mon vlog est assez général : c’est dans mes produits que je suis très spécifique et que les résultats sont encore plus mesurables.

A posteriori, qu’est ce qui a le plus changé depuis l’année dernière?   
Mes désirs, mes envies, mes convictions, ma vocation… j’ai toujours su où j’allais aller, ce que je voulais dans la vie. Et j’ai été chanceuse d’avoir pu les manifester. Aujourd’hui je voulais créer et être 100% responsable et en contrôle de cette création. Top Chef Hire était devenu une boite d’évènementiel et j’avoue avoir eu des motifs davantage financiers en la créant au tout début. Dorénavant, claireyoh.com est plus en accordance avec ma vision de la vie et je m’éclate tous les jours. Je ne pense qu’à ça. Je me lève avec envie et avec un grand sourire. Je souhaite changer le monde, je souhaite être une guérisseuse.

De retour en France, tu es à nouveau investie dans des réseaux de Mampreneurs, peux-tu nous en parler un peu? 
Encore une fois les réseaux auxquels j’appartenais à Singapour m’ont beaucoup apporté. Je me suis intéressée à 3 réseaux pour femmes et le 4ème était mixte. J’ai senti que les femmes avaient une force naturellement extraordinaire de travailler et networker. Je me suis faite aussi de bonnes amies.
C’est pourquoi même avant mon départ de Singapour j’avais pris connaissance de groupes qui pouvaient m’intéresser dans le Pays Basque. Comme il n’y en avait pas, j’ai très vite pris contact avec une association Les Mampreneurs (http://www.les-mompreneurs.com/) et j’ai proposé d’ouvrir une branche sur Biarritz dont je suis aujourd’hui responsable. Cela fait du bien de faire partie d’un groupe, de partager et de ne pas se sentir seule. Un bol d’air frais et d’énergie.

Le message que tu souhaites faire passer aux futurs entrepreneurs?
« Il est important de croire en toi. D’avoir la foi. La vision que tu as pour ce monde et pour toi doit être la seule motivation pour que tu aies le courage de vivre ta passion d’entrepreneur. Tu as tous les moyens en toi d’y arriver. Il suffit de les trouver et de les travailler. Tu es unique et tu as des talents. Alors, viens, rejoins le mouvement. Ose vivre ta vie et ton business ! C’est ton heure de briller »

Si toi aussi tu veux recevoir les conseils de Claire tous les mardis dans ta boite mail, en attendant le lancement de ses produits, inscris-toi sur son site (lien ici) et va liker sa page Facebook (ici). Je n’aurais qu’une chose à ajouter : Claire nous motive et nous inspire, je ne manque aucun de ses rendez-vous online du mardi !

jeudi 17 octobre 2013

Savina: Savipopette, salopettes pour enfants de 0 à 4 ans

Lorsque Savina, basée à Hong-Kong, m’a contactée, j’ai immédiatement craqué sur ses salopettes « Savipopette » pour enfants, ne regrettant qu’une chose : ne pas pouvoir les trouver à Singapour ! De jolis vêtements gais et colorés ! Dans cette interview, Savina nous présente son projet et nous parle de l’adaptation en expatriation et de l’importance des réseaux d’entrepreneurs !

Présentation: 
Je m’appelle Savina de Gerlache, Belge, 32 ans et 3 enfants, Gaston 4 ans, Achille 2 ans et Louison 8 mois.
Assistante sociale de formation et thérapeute par le théâtre. J’ai travaillé avant de partir à l’étranger dans un hôpital de jour psychiatrique pendant presque trois ans.
Aujourd’hui, ça fait 6 ans que nous vivons en Chine : 3 ans à Beijing et 3 ans à Hong-Kong. Nous sommes arrivés à deux à Beijing, mon mari et moi, dans un complet choc culturel, j’ai d’abord suivi des cours de chinois de façon assez intensive pour essayer de me faire comprendre et de comprendre la culture qui m’entourait. Ensuite j’ai travaillé pour les jeux olympiques avec les officiels Belges et par la suite j’ai rejoint l’association Couleurs de Chine, organisation d’évènements et récolte de fonds pour la scolarisation des petites filles (minorités chinoises) dans le sud de la Chine.
J’ai adoré nos trois années Pékinoises, des multitudes de découvertes culturelles, humaines, sociales,… La découverte d’être maman pour la première fois. J’ai adore sillonné dans la ville avec mon vélo et mon fils Gaston derrière moi. J’ai pu me faire de véritables nouveaux amis, avec qui je garde très souvent contact.
Et c'est là qu’est née ma première Salopette :-).
Ensuite nous sommes partis a Hong-Kong, difficile départ et difficile arrivée. J’étais enceinte de mon deuxième garçon, et il fallait en même temps tout recommencer, se refaire des amis, tout re-raconter une énième fois, ne plus pouvoir se balader, (les trottoirs sont trop petits a Hong-Kong), plus de vélo,… bref il faut du temps et surtout essayer de ne pas comparer ! Je me souviens de nos premières semaines a HK, on comparait tout et on faisait que des éloges sur Pékin, en a étonnés certains ! « Quoi vous habitiez à Pékin ?? ca va la pollution ? »
Mais finalement j’ai pris la nouvelle expérience du bon côté, des amis on en a trouvés, le quotidien s’est installé et notre vie a commencé à 4 et puis à 5.

Parle-nous un peu de Savipopette :
Savipopette est né à Pékin, j’adorais me balader dans les marches de tissus chinois avec les copines, on découvre des tissus de tous genres ! Durant mes trois années je n’arrêtais pas de penser à différents concepts à développer, surtout avec une grande amie Belge rencontrée là-bas, Nathalie.
On a même créé une petite entreprise de meubles en bois et en acier avec un ébéniste chinois, on dessinait avec lui les meubles qu’on nous commandait, avec notre chinois de base et beaucoup de gestes, on a fait aussi des gants à mettre sur les « motoche » (vélos électriques chinois) par grand froid.
Et puis finalement c’est seule que j’ai décidé de lancer ma première salopette. Elle était destinée à Gaston, les tissus ne manquent pas en Chine ni les bonnes couturières.
Ma première Salopette était donc destinée à mon fils et pas du tout dans l’idée dans faire d’autres. Mais voyant le résultat et le retour des gens, je décide donc de me lancer, les idées arrivent assez facilement, je veux faire des salopettes et que des salopettes, pour filles et pour garçons.
Le concept : un tissu pour la salopette et un tissu différent pour les poches, lignée, en jeans, en velours, en lin ou en coton. Du moment qu’elle soit colorée, de bonne qualité et mignonne.
Mon nom de départ était Saperlipopette, j’ai d’ailleurs fait une première collection avec ce nom-là, mais j’ai réalisé qu’il était déjà trop utilisé. J’ai donc changé de nom pour Savipopette, un mélange avec mon prénom et le mot salopette.
Je suis pour le moment à ma deuxième collection, je vends mes produits dans des ventes privées à Hong-Kong, je participe à des Mom’s pop up store en Belgique. http://www.momspopupstore.be/savipopette.html
Mon site est encore en construction mais j’espère qu’il verra bientôt le jour. www.savipopette.com. Et au sinon sur ma page Facebook, mes « Fans » :-) me suivent et peuvent faire leur commande via ce réseau : clic ici.

Devenir Mampreneur, pourquoi? Ton expérience personnelle et/ou de Maman et/ou ton expatriation t’a-t-elle inspirée dans ton parcours entrepreneurial ?
Alors je ne suis pas du tout entrepreneuse dans l’âme, ce que j’aime c’est créer, trouver les tissus, choisir des combinaisons de tissus, choisir le modèles, j’aime beaucoup mon produit, mais après pour ce qui est de le vendre, de contacter des personnes, je suis malheureusement très mauvaise, mais je commence à apprendre et j’espère que cela portera bien ses fruits.
Le concept de Mampreneur me convient très bien, j’ai la chance d’être avec mes enfants et en même temps de créer mes salopettes. Que rêver de mieux ?!

Hobby ou réel boulot (ou les deux!)? 
C’est cette année que cela devient un réel boulot ! Je dois essayer de développer au mieux ma marque et de la faire connaître. Mais tout en me laissant une liberté d’être avec mes enfants.

Parcours de santé ou parcours du combattant?
Parcours de combattant car on est seul face a nous même, face a notre projet. C’est ce qui est sans doute le plus difficile mais aussi le plus gratifiant.

Travailler de la maison, est-ce compliqué, et recommandé?
Travailler de la maison est très difficile, car on est constamment partage entre les enfants et le projet. Et du coup on ne fait rien vraiment bien. J’ai donc décidé depuis septembre de prendre un petit bureau pas trop loin de chez moi. J’y vais deux jours et demi par semaine, et vraiment c’est la meilleure décision que j’ai prise. Je travaille beaucoup mieux et quand je suis à la maison, je suis la a 100%.

Qu'est ce qui t'a le plus surprise dans ton parcours?
« Œil pour Œil, dent pour dent » … L’esprit que j’ai pu découvrir dans le petit monde d’entrepreneurs à Hong-Kong quand je suis arrivée. A Pékin j’avais été habituée par l’entraide de chacun. Une amie, Jeanne (qui fait des magnifiques habits en cashmere pour enfants « Mandarine Coco ») a créée un petit groupe d’entrepreneurs qui se réunissait une fois par mois pour parler ensemble de nos questions, d’essayer d’y répondre et de se partager des contacts. Ici à Hong-Kong j’ai vraiment mis du temps avant de tomber sur des personnes comme celles que j’avais rencontrées à Pékin. Il est très difficile de se faire aider quand on arrive avec une idée à développer. Mais au final, fort heureusement, on trouve toujours des personnes à l’écoute. 

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner? 
Le conseil serait de s’entourer de personnes, de créer un petit groupe de discussions, de ne pas toujours tout ruminer seule. Le groupe dans lequel j’étais à Pékin m’a terriblement aide et surtout motive à continuer, même si j’y étais que pendant mes derniers mois à Pékin.

Quels ont pu être les difficultés principales liées à ton pays d’implantation ?
La langue, le fait qu’on critique beaucoup la chine et la qualité des tissus. D’ailleurs mes salopettes sont Made in Vietnam :-)

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs, des ressources particulières qui pourraient être disponibles pour d'autres Mampreneurs? Si oui, lesquels? 
Donc le petit groupe d’entrepreneurs créés à Pékin, nous étions 6 personnes dans le groupe, chacune parlait de son projet et partageait ses préoccupations du moment. Ensuite chacune donne son avis, avec quelques solutions et contacts à partager. Cela me permettait de mettre les choses à plat, d’y mettre des mots et d’avoir d’autres avis que celui de mon mari ou de ma famille.
Je fais partie aussi du groupe Mom’s preneurs en Belgique, http://www.mompreneurs.be Groupe très actif et qui est là pour toute aide éventuelle et pour les moments de doutes. Il y a beaucoup d’entraide entre les membres. Je m’appuierai sur ce groupe lorsque je serai de retour à Bruxelles.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Aller a la rencontre des magasins, organiser des nouvelles ventes et j’aimerais beaucoup lancer un pop-up store à Hong-Kong, mais il y a beaucoup de freins principalement celui du cout.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur? 
Assez encourageant ! Les retours de la part de ma famille et amis sont positifs et motivants mais parfois je dois me battre pour montrer que c’est un réel projet et un réel boulot. Mon activité est parfois perçue comme une occupation pendant le temps de l’expatriation.

Et la famille dans tout ça? 
Ils m’encouragent beaucoup, mon mari aime mon projet, il voudrait sans doute que ca avance un peu plus vite. Mes enfants sont mes modèles, mes muses J Ils sont toujours contents de porter des "Sapopettes" (comme ils disent).
Mes sœurs sont toujours là pour « liker » mes photos sur Facebook et pour m’aider dans l’organisation des pop-up store à Bruxelles.

Et si c'était à refaire? 
Je referai exactement pareil !

Je vous encourage à visiter la page Facebook de Savipopette, ici, en attendant l’ouverture du site web, ici. Si vous souhaitez  rentrer en contact avec Savina, par exemple pour distribuer ces magnifiques salopettes à Singapour, n’hésitez pas !

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