vendredi 7 août 2015

Dans notre valise... pour 3 semaines sans poussette!

C'est parti pour 3 semaines au Canada et USA en famille avec 3 garçons 5 ans, 3 ans et 2 mois! Arrivée par Montréal et retour par New York. Une petite folie, heureusement les miles Air France durement accumulés après 9 années de Paris-Singapour en éco nous permettent de nous offrir ce beau voyage (bon c'est pas gratuit hein mais 850 euros à 5, moi j'achète!). 3 semaines dont deux en mode itinérant. On pourrait s'attendre à un déménagement, mais nous avons décidé de se limiter car:
- 3 garçons de 5 ans et moins, il faut les porter ou les tenir par la main dans les transports ou à l'aéroport, donc même si on a droit à 5 bagages en soute plus autant en bagages à main, tout carrossé 200 kilos (23kg + 12kg), on se limite. Car non, papa et maman ne sont pas des mulets, 5 bagages / 100 kilos chacun, cannot, en plus des mains à tenir et bébé à porter!
- il est a priori possible de louer une voiture à Montréal et de la rendre à New York, malheureusement cette opération nous aurait coûté 400 euros de plus que l'option que nous avons choisie (on peut en faire des choses avec 400 euros!). Alors nous faisons un Montréal - Burlington en bus (2h30) et louons la voiture à Burlington côté USA. Les transferts oui, mais avec un minimum de bagages. Le bus nous dépose à l'aéroport de Burlington d'où nous louons directement la voiture. Ouf!
- qui dit nouveau-né dit poussette méga encombrante dont le châssis prend la moitié de la place dans le coffre de la voiture. Poussette dont nous nous servons déjà peu à la maison. Alors nous partons avec le cosy siège-auto seulement (parce que sur place on nous le louerait quasi au prix du neuf) et avec porte-bébé et écharpe de portage.
- au bout du 3ème enfant, on sait éliminer tout ce qui est au final inutile dans la valise!

Bilan: en soute, ce sera deux sacs à dos type rando (60-70L); en bagage à main un sac à dos de 40L, un petit sac d'appoint pour ce qui sert le plus dans l'avion, le cosy siège-auto, le sac à main pour maman et le sac de l'appareil photo pour papa. Et c'est tout!

Physiocarrier et écharpe JPMBB, couffin Koodi et maxi-lange Aden+Anais

Quels sont les indispensables dans nos bagages?
- parmi les indispensables évidemment, tout le cortège de chapeaux et crème solaire, protection moustique, trousse à pharmacie.
- un couffin de voyage pour Bébé T: nous avons opté pour un modèle qu'on nous avait prêté pour les aînés. Il s'agit d'un couffin "pop-up" qui prend très peu de place et pèse moins de 1kg matelas gonflable compris. J'ai choisi la marque Koodi et l'ai acheté sur Oclio en soldes voir ici (site fiable mais service client qui répond à côté de la plaque du genre "non madame, le couffin faisant plus de 70cm vous ne pouvez avoir la livraison en relais" mais puisque je vous dis que plié dans sa boîte il ne fait que 26cm!).
- une écharpe de portage Originale JPMBB (marque "Je Porte Mon Bébé") dont je ne me sépare plus depuis la naissance de Bébé T. Un vrai plaisir inaccessible à Singapour à cause de la chaleur. 
- le Physio-Carrier JPMBB, LE porte-bébé sorti cette année de la marque JPMBB que je rêvais d'essayer. JPMBB m'en a prêté un, alors au placard l'Ergo-Baby et le Manduca pour ces vacances. Nous pourrons porter Bébé T et Petit A lors de nos longues balades. Hââââte de le tester et de vous faire un retour sur le blog en septembre!
- deux maxi-langes Aden+Anais (1,20x1,20m) et des langes de taille classique qui ont des usages aussi variés que serviette, couverture d'appoint, pare-soleil.
- mes boîtes à Bento "Monbento" pour emporter les pique-nique du midi.
- enfin, pour gagner de la place, nous emportons des serviettes en bambou (Tendances d'Emma) et micro fibre (Décathlon).
- un sac vide repliable Decathlon de 55L pour le retour (voir ici). Sachant que nos bagages vont aussi se délester de quelques gourmandises pour nos hôtes... et des couches (que j'ai glissées dans tous les interstices des sacs sous l'oeil perplexe du papa qui se demande pourquoi on ne prend pas un sac plein en plus).
- côté vêtements, nous prévoyons pour une grosse semaine.

Avouez que voyager léger oblige aussi à se concentrer sur l'essentiel: avez-vous vraiment besoin de ces 5 paires de chaussures et de ces 6 robes? Est-ce que ça va vous gâcher les vacances de ne pas les avoir emportées?

Et maintenant, vous pouvez me suivre sur Instagram active_mummy!

Bonnes vacances ou bonne reprise si elles sont déjà terminées :-)

Mise à jour 31 août 2015:
3 semaines presque sans poussette! On nous en a prêté une lors de notre première étape à Montréal et de la dernière à New York. Mais pas pour celui que l'on croit: non, la poussette n'était pas pour le bébé mais pour notre "presque 3 ans" qui fatiguait en ville mais qui est bien lourd à porter!

mercredi 29 juillet 2015

Le retour, un an plus tard!

Le 17 juillet 2014, nous prenions un aller simple pour Paris après quasi 9 ans passés à Singapour, et quelques jours plus tôt, j'écrivais ce billet: clic ici.
Je me souviendrai toujours de mes premières impressions sur Singapour, et aussi des larmes que j'ai versées dans le vol du retour, la nuit du 17 au 18 juillet, entre deux sommeils, alors que les lumières de l'avion étaient éteintes. Je me souviendrai toujours des belles rencontres faites à Singapour, et c'est bien d'autres souvenirs que nous avons emporté avec nous. Nous étions super heureux, pour cet anniversaire du retour, de retrouver les amis qui nous avaient hébergé quelques jours avant de quitter Singapour. Hasard du calendrier, mais heureux hasard au final!

Regrettons-nous notre retour? Non, mille fois non! Combien de fois avons-nous entendu la question "Ca va, la réadaptation, pas trop dur?". Non pas si dur. Parce que nous étions clairs sur nos motivations pour le retour et l'avions hyper préparé. Parce que mine de rien, c'est dans notre pays d'origine que nous rentrons, on en retrouve les codes, ce qui nous a manqué (ou pas d'ailleurs). Le plus dur, ça a été le premier hiver: les bronchites, les otites, les gastro et la nuit qui tombe à 17h, mais on sait que c'est cyclique. Nous étions heureux de re-découvrir multitudes de petits plaisirs simples (dont les saisons, clic ici). Globalement, nous n'avons pas trop laissé la place aux tergiversations ou aux regrets (si ce n'est que nos amis de là-bas nous manquent) et le retour était voulu et nous avions eu le temps de nous y préparer. Et disons-le, avec l'arrivée de notre 3ème garçon, tout notre équilibre s'est modifié, et nous l'avons reconstruit en France.

Malgré tout, si le côté matériel se remet relativement vite en place (travail, logement, écoles, etc), souvent à force de patience (ahhhh la sécu: Carte Vitale reçue au bois de 6 mois), re-créer un tissu social est un travail de longue haleine. A l'arrivée, c'est nous qui sommes pris dans le tourbillon de l'installation. On répond à des sollicitations, mais nous avons difficulté à rebondir sur celles-ci, puis entre l'hiver qui arrive (et ne favorise franchement pas les apéros en terrasse) et les emplois du temps de ministre de chacun, le temps file. Patience et longueur de temps pour faire connaissance - s'impliquer dans des activités que l'on aime aide à rencontrer ses pairs. Mais autant le savoir, à part la famille, les amis et amis d'amis, on ne vous attend pas vraiment. Quand on est deux à travailler, c'est encore plus difficile, car on rate tout un pan de la rencontre avec les parents-voisins des copains d'école.
... alors que ceux qui vous demandent si le retour n'est pas "trop dur" vous invitent pour l'apéro ou plus si affinités!

Au retour, donnez-vous du temps, donnez-vous une grosse année pour reprendre vos marques. Il faut bien ça. Et j'en profite pour vous refiler un deuxième tuyau: consultez le site http://retourenfrance.fr/ déjà hyper complet. Outre les thèmes pratiques, il couvre aussi des thèmes tels que la dépression au retour, le retour des enfants, etc. Car le retour d'expat, n'est pas toujours un long fleuve tranquille, loin de là.
Il vient juste d'être lancé!

mercredi 15 juillet 2015

Kilos de grossesse: le bilan!

Les kilos de grossesse, hantise de beaucoup de futures mamans, sauf les chanceuses qui soit n'en prennent pas, soit les reperdent illico (la vie est injuste).

Pour ma première grossesse, je ne me suis pas trop limitée, je me faisais plaisir, en vacances par exemple (ahhhh les glaces en Italie, les BBQ en Australie). Puis on oscille entre "je mange pour deux", le "foutu pour foutu" les dernières semaines. Sans compter la rétention d'eau (à Singapour), assez catastrophique. Bref, autour de + 22 kg à la fin de ma première grossesse, j'avoue avoir des frayeurs lorsque je revois mes photos de l'époque.
Qui ne s'est pas jetée sur la balance au retour de la maternité? Quoi, je n'ai perdu QUE 5 kilos? Avec un bébé de 3.5kg, le liquide, le placenta, toussa??? Naaaaan... déprime... Oui, le corps garde des réserves pour l'allaitement, le volume sanguin met quelques temps à se réajuster ainsi que la rétention d'eau. Dans les jours qui suivent, quelques kilos supplémentaires disparaissent, mais pour l'excédent, il va falloir faire un réel effort. A la limite pour #1, ça n'a pas été trop pénible, il a fallu du temps surtout. On dit qu'après 9 mois de grossesse, il faut 9 mois au corps pour se remettre. Un an après je devais être à nouveau plus ou moins à mon poids initial, avec reprise du sport, mais sans ajustement dans mon alimentation. On ne va pas se plaindre.

Pétrie de bonnes intentions pour #2, j'étais motivée au début pour prendre moins, puis j'ai laissé filer. Bilan environ + 20 kg à la fin de la grossesse, une reprise du boulot où je portais mes habits de grossesse, une perte de poids plus que laborieuse pour ne pas dire déprimante (qui a duré 1 an et demi cette fois). Et à chaque grossesse c'est plus dur. Pour #2, la perte de poids m'a parue interminable alors que j'avais repris le sport de manière intense. Si vous avez suivi mon blog jusqu'à présent, vous avez pu lire qu'un ré-équilibrage alimentaire avec l'aide d'une diététicienne a fait des miracles et m'a permis finalement d'arriver là où je me sentais bien, presque un an et demi après la naissance de #2. Hors de question de revivre ça, cette perte de poids laborieuse et interminable, les habits de grossesse qu'on n'en peut plus de porter.

Pour #3, j'ai préféré l'approche "mieux vaut prévenir que guérir". Certes, pas question de culpabiliser les femmes enceintes, la prise de poids n'est pas forcément une cata, et certaines perdent facilement. Mais psychologiquement, ça fait du bien de n'avoir qu'une poignée de kilos à perdre une fois bébé/placenta et tout le reste évacué, et de pouvoir tout de suite profiter de tout ce qui vous a manqué pendant la grossesse (les sushis, la mousse au chocolat noir préparée avec des oeufs crus, le saucisson, etc). 
Bilan de la grossesse #3, un "petit" + 12 kg avant la naissance (11,7 pour être exacte). Vous devez vous dire que soit je m'étais empiffrée comme une dingue pour les premiers (euh pas vraiment en fait) ou vous demander par quel miracle j'ai cette fois tenu mon objectif. Grâce à une seule chose, fondamentalement: LE SUCRE! Le contrôle pur et simple des quantités de sucre et des menus à indice glycémique bas autant que possible (en gros le moins possible de pain, farine et sucre "blancs" = "raffinés"). En semaine, mes seuls desserts étaient des fruits frais ou un laitage nature (sans sucre), mais que je choisissais de bonne qualité (genre yaourt fermier à tomber qu'il serait dommage de gâcher avec une cuillérée de sucre). Le week-end, je m'autorisais un ou deux desserts gourmands, faits maison. Et bien sûr je cuisine un maximum maison pour éviter les sucres cachés des plats industriels.

Je vous vois froncer les sourcils, vous dire que j'ai vraiment dû en baver, me priver. En fait non. Je me suis pas mal inspirée, comme je l'avais écrit il y a quelques temps ici, des recettes de Marie Chioca (merci à elle, si elle savait combien elle m'a inspirée!). Ses desserts au chocolat (mon péché mignon) sont une tuerie et ne sont pas dévastateurs pour la ligne, et les plats de ses livres vraiment gourmands. Après, je ne vais pas vous mentir, j'étais sacrément motivée (euh vaccinée après deux pertes de poids plus que pénibles, vous l'aurez compris) et j'ai limité les écarts (il y en a eu pourtant).

Certes, je ne suis pas la première à avoir lancé la mode du (presque) "zéro sucre", c'est même en passe de devenir à la mode (là, je parle du sucre raffiné). Une copine blogueuse l'a aussi testé pour vous, voir ici sur le blog d'Une Fille en Chine. Ce que je peux vous dire désormais, c'est que les desserts trop sucrés m'écoeurent, une toute petite portion me suffit, alors qu'avant je me resservais copieusement. J'ai un radar à détection du sucre, ça commence dès mes courses, je suis devenue une pro de la lecture des étiquettes (un jour il faudra que j'écrive sur la composition des desserts industriels pour enfants: beurk beurk et rebeurk).

Post-accouchement, je suis un peu moins stricte. Il faut dire qu'entre l'allaitement et les nuits hachées, ça fait du bien de lâcher du lest. Mais je pars avec un passif de kilos de grossesses moins élevés (effet +++ sur le moral), avec dans l'idée de reprendre ma routine alimentation + sport en septembre, avec plaisir!

Si je devais résumer, 3ème grossesse, contrôle du sucre: OUI, ça en vaut la peine au vu du résultat!

dimanche 19 avril 2015

Famille nombreuse

Un billet que j'ai écrit et ré-écrit, démarré en début d'année alors que j'annonçais officiellement ma 3ème grossesse (sans être 100% satisfaite de la mouture actuelle mais si je ne me lance pas, je ne vais jamais le publier). Attention, gros pavé!

Mariée ou en couple depuis un moment, il ne vous a pas échappé que les questions plus ou moins directes jaillissent: "le bébé c'est pour bientôt?" Le 2ème a quelques mois: "le petit frère ou la petite sœur, vous y pensez?" Un c'est vu comme le minimum, deux la norme. Les questions sont les mêmes, les copines y eu droit. De notre côté, nous attendons le troisième pour juin... trois, trois...

...Trois? Je n'imaginais pas des réactions aussi contrastées, une question qui "divise" autant, alors que jusqu'à deux, on est dans le consensus (encore que, un enfant qui reste unique un peu "trop" longtemps suscite aussi bien des interrogations).
Avant de tomber enceinte du 3ème, étant maman de 2 garçons, c'est plutôt sur le mode "vas-y go, faut faire un 3ème... Une petite fille!" Parce que un 3ème garçon ce serait juste inenvisageable?

Une fois enceinte... Il y a bien sûr les sincères félicitations venant parfois de familles déjà nombreuses ou en devenir (mais pas que) mais aussi les "déjà???", les savants calculs: "Tu en a combien déjà? Deux? Ah ça va être une famille nombreuse. Quel âge les aînés? Deux ans 1/2 et quatre ans 1/2? Ils vont être rapprochés!" Réflexion reprise dans sa substance de nombreuses fois, sous des formes différentes, comme par exemple: "Ton aîné est seulement en maternelle? Je croyais que tu en avais un en primaire. Et vous attendez le 3ème? Vous ne perdez pas de temps!" Ou encore "Un tous les 2 ans?" (pas tout à fait, en fait).
Vient la compassion, les airs contrits: "Tu es courageuse." "Une fille au moins?" Je vous passe les questions de ceux qui voudraient savoir jusqu'à combien nous serions prêts à aller pour avoir LA fille. Sauf que ça n'est pas notre motivation, et nos petits gars sont tellement choux, que 3 garçons, je suis hyper contente! (même si évidemment j'aurais été ravie d'avoir une fille) "Trois? Mais comment vas-tu faire? Parce que moi avec deux j'ai déjà mis ma vie entre parenthèses, et alors trois garçons...".
Le pragmatisme: "Votre appartement est assez grand? Vous allez devoir changer de voiture, non?" ou sur un ton presque comique "Inscrite à la maternité? Tu as pris un abonnement de toute façon, non?" ou "6 mois de congé mat' pour un 3ème, il ne s'allonge pas pour un 4ème au moins?". "Avec un 3ème, tu vas avoir droit à une part d’impôts en plus" (si on gagnait de l'argent en faisant des enfants, ça se saurait).
Il semblerait que ce genre de réflexions s'adressent plutôt aux mamans, en tout cas, le futur-papa-de-famille-nombreuse n'est pas du tout perçu pareil, et on le félicite franchement. Alors que moi, je serai passée du côté obscur de la force. Les préjugés faisant obstacle à l'égalité homme-femme ont de beaux jours devant eux. Et aussi la propension à juger la situation des autres.

Enfin, pour d'autres, les familles nombreuses c'est un truc de catho, et à vrai dire, les statistiques confirment-elles ce fait? Le raccourci est facile et fréquent (et même au "tu habites Versailles = bien partie pour en faire un ou deux de plus"). Petit rappel par ailleurs, l'Eglise appelle à une "paternité et une maternité responsables": chaque couple est appelé à discerner le nombre d'enfant qu'il peut accueillir (pas forcément 3 ou plus donc).
Je suis récemment tombée sur un reportage où des familles (très) nombreuses (pas forcément catho) de 6-9 enfants, partageaient leurs astuces du quotidien. Il y avait quelque chose qui me mettait profondément mal à l'aise. L'une des familles, qui considère ne pas être au complet (à 9 tout de même), vit dans un logement clairement insalubre - une autre semble être en mode "survie" avec des aînés mis à forte contribution, tandis que la 3ème semble avoir trouvé un semblant d'équilibre. Ces familles étaient en tout cas très loin du modèle "famille nombreuse catho" que certains peuvent avoir en tête. J'ai zappé assez vite, ne comprenant pas forcément la pertinence de certains choix familiaux. Et oui, il est dur de ne pas juger...
Est-ce par ailleurs pertinent de faire des enfants dans le monde actuel, pourrait-on dire?... Dans quel monde vivront nos enfants, quel monde allons-nous leur laisser en héritage? On peut dire que c'est une preuve d'espérance et d'optimisme envers l'avenir, notre monde en manque cruellement. Et c'est à nous qu'incombe la difficile tâche de les y préparer. Cependant, je ne suis pas convaincue que la tâche soit plus ardue avec une famille nombreuse. Au contraire, les interactions au sein de la fratrie ne forment-elles pas un beau moyen de se construire? Quelques part, je crois aussi que nos quelques années passées à l'étranger ont boosté la nécessaire confiance envers l'avenir, grâce à de belles rencontres notamment, ainsi que des voyages qui ouvrent des perspectives et nous sortent de cette morosité franco-française. Mais je ne pense pas que l'on s'arrête à ça quand on décide d'avoir des enfants. C'est un tout, un équilibre global, et encore faut-il avoir la chance d'être sur la même longueur d'onde que son conjoint sur la question! Car c'est peut-être avant tout au sein du couple que cette question peut rapprocher ou au contraire diviser.

Alors, (zéro?), un, deux, trois, plus?
Selon l'Insee, 3 c'est la famille nombreuse (c'est d'ailleurs à partir de 3 qu'on a la carte du même nom). Dans ma tête, 3 c'est une famille "normale", 2 c'est le minimum, 1 c'est tristounet, 4 c'est une famille nombreuse. Pour d'autres 3 c'est la famille nombreuse, 1 ou 2 c'est idéal. Une question de perception qui dépend souvent de son vécu, de son histoire. On reproduit un schéma, on le module, on s'y oppose - question subjective à souhait. Des enfants uniques qui voudront prendre une revanche. Un accouchement particulièrement mal vécu, un enfant difficile qui remettra en cause des rêves (ou pas) de famille nombreuse. Un ptit 3ème ou 4ème pour avoir la fille ou le garçon, ou parce que 3 (ou 4) c'était votre famille d'origine et que vous ne vous imaginez pas moins? Ajoutez à cela des raisons liées à la situation du foyer.
3? Le dernier ou pas? On verra. Ce que je sais, c'est que quand j'ai tenu Bébé A (notre 2ème) dans mes bras à sa naissance il y a 2 ans et demi, un sentiment était profondément ancré en moi: je savais que ce n'était pas le dernier. Alors que quelques semaines avant sa naissance, j'ai été tenaillée de culpabilité et de doute, me disant même que c'était un sale coup que nous étions en train de faire à notre aîné, si bien avec ses deux parents exclusifs. Sauf qu'aujourd'hui, ils ne s'imaginent pas l'un sans l'autre et se réclament si l'un ne dort pas à la maison. Avec le 3ème, nous allons retravailler notre équilibre familial et voir où l'aventure nous mène.

Allez, pour terminer, je vous laisse avec deux billets écrits par Marie Perarnau, clic ici et  ici.

dimanche 15 mars 2015

Saisons

9 années près de l'Equateur, certes ponctueés de retour dans notre mère patrie deux fois par an - une fois l'été et une fois pour les fêtes de fin d'année - nous aurons permis de nous refaire une virginité sensorielle.
Ne nous plaignons pas: 30 degrés minimum à longueur d'année, le soleil, l'humidité, jour de 7h à 19h all year round. Pas de dilemme pour s'habiller le matin, une garde-robe compacte, une bonne mine et une peau bien hydratée à longueur d'année. Il faut juste apprendre à gérer les pluies diluviennes impromptues, un poil plus fréquentes de novembre à février, la chaleur un peu plus écrasante de juin à août, certaines années malheureusement augmentée du haze. Les années filent, les seuls repères étant les fêtes et jours fériés, les très vagues variations de saisons. Non l'année, on ne la voit pas passer, on se "réveille" d'un coup en ce disant que zut, c'est déjà les vacances, la fin de l'année, Noël ou je ne sais quoi. Nos enfants étant à l'époque en crèche / maternelle locale, il n'y a pas de vacances scolaires (le rêve pour parents bi-actifs) pour rythmer l'année. Nous nous régalions à longueur d'année de fruits exotiques, et de courgettes, tomates, potirons et autres légumes - toujours les mêmes de janvier à décembre - car importés de l'hémisphère nord ou sud, ça revient au même.
Nous sommes rentrés en France l'été dernier, la transition a été plutôt douce. Nous avons apprécié les longues soirées, le températures agréables, et en septembre pouvoir récupérer les enfants à 18h30 jouant dehors, profitant des dernières miettes de l'été indien et du début de l'automne. Nous passons des tomates et des fraises aux légumes racines et aux pommes. Je re-découvre la cuisine de saison. Nous avons par ailleurs été chanceux car en 2014, la douceur s'est prolongée jusqu'en novembre, avec un premier cap brutal : le changement d'heure puis les températures. Ça paraît idiot écrit comme ça, la météo un sujet banal, mais croyez-moi, après 9 ans en Asie, le choc est brutal. On a l'impression de rentrer dans un tunnel dont on se demande quelle longueur il fait et si on va s'en sortir. Car tout ceci se conjugue avec de petits désagréments en -ite: bronchite, otite, gastro-entérite.
Au niveau alimentaire, j'ai arrêté justement d'acheter courgettes et tomates n'importe quand. Je m'approvisionne à la Ruche, uniquement de produits de saisons, les quelques et rares entorses étant des légumes surgelés de chez Picard. Le bonheur de (re)découvrir des recettes laissées de côté (cela faisait des années que je n'avais pas cuisiné un navet ou un chou), de (re)découvrir 1001 façons de cuisiner certains ingrédients, de (re)découvrir leur vrai goût (celui du produits de saison qui n'a pas fait des milliers de km), de guetter du coin de l’œil tel fruit ou tel légume que l'on pourra déguster le mois prochain (chouette!). Les salades ont fait place aux soupes et aux gratins, pour à nouveau être remises à l'honneur. J'ai expérimenté la mise en bocaux et la fermentation.
Et maintenant, c'est l'arrivée du printemps que l'on guette. Les jours qui rallongent (un effet dingue sur le moral), les quelques degrés de plus que l'on grappille avec plaisir en attendant la prochaine occasion de laisser tomber le manteau et de sortir les vélos, les bourgeons qui pointent le bout de leur nez, les enfants que l'on retrouve en train de courir dehors le soir, les longues soirées en perspective avec le changement d'heure imminent. On se fait une liste des sorties dominicales pour jour de beau temps à venir. On essaie de sortir un peu plus tôt les vendredis ensoleillés. Petit M me demande dans combien de dodos c'est le printemps parce que "on pourra faire un barbecue". On commence à penser à la fin de l'année scolaire, aux vacances d'été... un nouveau cycle commence...
On ré-apprend à respecter les cycles de la nature dans toutes leurs dimensions: luminosité et températures, produits de la terre, etc. Oui, nous nous plaignons de l'hiver, mais cette pause a quelque chose de sain et régénérant. Sur l'Equateur, la vie au rythme des saisons, nous l'avions oubliée, en rentrant, nous nous la ré-approprions, malgré notre vie bien citadine.

dimanche 8 mars 2015

Les recettes saines et gourmandes de Marie Chioca

Cela fait déjà une grosse année (voir plus) que je suis le blog Saines Gourmandises de Marie Chioca. Un style de recette que j'adore: des produits de saisons bio, des recettes autant que possible à IG bas, et Marie illustre tout ça de magnifiques photos. Elle manie des produits que j'ai découverts lorsque j'avais consulté une diététicienne après ma deuxième grossesse: céréales complètes et alternatives, légumineuses, purées d’oléagineux, laits végétaux, mais aussi les produits plus "classiques" - et bien sûr du bio et du local autant que possible. Si j'utilise désormais dans ma cuisine certains de ces produits, de manière plus ou moins régulière, ce n'est pas du tout pour une question de mode ou idéologique, car croyez-moi, je tiens trop à mon poulet fermier, à mon fromage ou mon yaourt de vache, à mon pain (que je préfère complet et au levain). Ce sont cependant des produits intéressants pour réaliser certaines recettes. A noter par ailleurs que Marie Chioca utilise les produits d'origine animale sauf dans le cadre de la cure Cabot, détaillée dans son ouvrage sur la détox (semaines centrales de la cure).
Ce qui me pousse à explorer des produits moins habituels:
- une variété de goûts: changez donc des pâtes et du riz en essayant le quinoa, le boulgour d'avoine, les graines de petit épeautre, le mais en polenta ou autre. Nos repas n'ont jamais été si variés, en semaine aussi. Les pâtes, maxi 2 fois par semaine, et du coup, on ne se lasse pas de nos recettes. Et j'ai découvert grâce à ma Ruche des fusillis lentilles et fusillis sarrazin, variantes sympas des pâtes 100% blé.
- ma diététicienne (consultée en 2013, voir ici) m'a réconciliée avec les légumineuses que je croyais compliquées à cuisiner: vive la soupe de pois cassé, l'houmous (qui m'était recommandé comme snack "sain"), la salade de lentilles vertes, la soupe dans laquelle on jette un peu de lentilles corails. Et en y associant les céréales ci-dessus, on peut alléger ses plats en protéines animales.
- sans être vegan ou végétarienne, ça ne fait pas de mal de manger un peu moins de viande mais de meilleure qualité. Nous en mangeons d'ailleurs très rarement le soir en semaine. C'était ne l'oublions pas, pour nos aïeux un produit de luxe. Peu de viande en semaine, mais un bon bœuf bourguignon au menu le week-end dernier, avec de la viande bio achetée à la Ruche. La viande de supermarché, c'est fini, à part à la rigueur les produits labellisés (exemple: poulet label rouge), j'ai été vraiment déçue à plusieurs reprises, et pour le reste, je m'approvisionne à la Ruche. Par ailleurs, j'essaie de combiner légumineuses et céréales pour compléter mon apport en protéines.
- les purées d'oléagineux, huiles de coco, crèmes de soja, avoine ou coco, sucres alternatifs nous permettent de profiter de desserts gourmands sans culpabilité (encore que ceux qui me connaissent savent que je culpabilise rarement de bien manger), et là encore de découvrir de nouvelles saveurs. J'ai par exemple réalisé un étonnant gâteau au chocolat aux saveurs de miel et de noisettes en y remplaçant le beurre par de la purée de noisette et le sucre par du miel de châtaignes ou encore un brownie (recettes de Marie Chioca). Variété, variété, variété.
- qui dit variété d'aliments dit aussi bienfaits pour la santé. On cumule les bons nutriments et vitamines de différentes familles d'aliments. Je consomme toujours des produits d'origine animale et complète avec des produits d'origine végétale.
- Halte aux farines et sucres raffinés: ma diététicienne m'avait conseillé de privilégier pâtes et riz complets, transition que j'ai faite assez facilement les trouvant plus riches en goût. Je varie maintenant avec d'autres céréales (voir ci-dessus). Par ailleurs, à l'époque, quand j'ai reçu ses propositions de menus, j'ai été désarçonnée au départ par l'absence de dessert (à part un yaourt ou un fruit). J'ai au final pris l'habitude de ne profiter de desserts gourmands le week-end uniquement ou dans le cadre d'une sortie et je diminue systématique de 20% environ les quantités de sucre des recettes que je prépare. Au final, le corps s'ajuste et je suis maintenant écœurée par les desserts trop sucrés. Des desserts élaborés seulement le week-end, triste me direz-vous? Je n'ai pas le temps d'en préparer en semaine, et je suis de plus en plus déçue par les préparations du commerce (même en pâtisserie), ce n'est donc absolument pas une privation! Je goûte avec plaisir un snack salé plutôt que sucré en cas de fringale l'après-midi plutôt qu'un biscuit (exemple: pain complet tartiné d'avocat).

Mettant de côté tous les points précédents, la quasi-suppression des farines et sucres raffinés est ce qui m'a permis de perdre les 5 derniers kilos récalcitrants plus d'un an après la naissance de Petit A, de stabiliser sans effort, et pour ma 3ème grossesse , de prendre moins de kilos que précédemment (pour l'instant ça marche... mais gros gros défi pour encore 4 mois). Enfin la vigilance est toujours de mise à cause des fringales et des repas au bureau et diverses occasions de faire des écarts, mais disons que je pars sur des bases beaucoup plus saines.

J'ai déjà craqué pour trois ouvrages de Marie Chioca, sachant qu'avec ma 3ème grossesse, j'ai un véritable challenge devant moi: prendre des kilos pour bébé, oui, mais raisonnablement. Objectif complètement raté pour mes deux premiers bébés. Avoir un support tel que les livres de Marie Chioca m'aide beaucoup.

- Céréales Originales et Savoureuses Légumineuses: après un chapitre d'introduction qui propose un topo sur les principales céréales et légumineuses, un recueil de recettes sympas, que les enfants adorent. J'ai pour l'instant exploré les classiques tels que la soupe de pois cassés, la polenta (découpée à l'emporte-pièce pour les kids), et aujourd'hui les croquettes à l'avoine et au bœuf (que les enfants appellent les "cookies à la viande"). L'ouvrage comprend aussi des recettes "festives" et des desserts.

- Mes irrésistibles recettes au Chocolat! J'avoue que le Sachertorte revisité me fait trop envie, et que pour un prochain anniversaire d'enfants, le "bain de boue des 3 petits cochons" est on top of my list. En attendant, j'ai testé le gâteau au chocolat au miel, le brownie praliné ultra-léger et la crème dessert des enfants (à base de lait végétal, crème de coco et sans oeuf) qui n'a absolument rien à envie aux D*n*tt* and co.

- Mes recettes détox super-gourmandes! Autant le dire tout de suite, je n'aurais JAMAIS acheté un livre de recettes "détox", mais si elles sont super gourmandes, ça change tout. En feuilletant le livre, j'ai constaté que les recettes étaient plutôt dans mes goûts. A la base, axé "Cure Cabot", une cure de 8 semaines régénérante pour le foie, avec des propositions dans le livre pour faire la cure complète, ou sa version plus courte (par exemple un long week-end). Un recueil que j'utilise plutôt pour les recettes des soirs en semaines, vu que je déjeune à l'extérieur le midi, et mes petits déj, qui étaient déjà pas mal "Detox friendly". Non, la détox ne consiste pas à manger "liquide" ou mono-ingrédient. On peut se régaler d'un poulet à l'étouffée façon basquaise accompagné de petit épeautre ou de salades gourmandes avec une belle adaptation de la salade niçoise par exemple. Je suis plutôt en mode "je pioche parmi les recettes sympas" plutôt que "cure de 8 semaines", cure que j'entreprendrai peut-être ultérieurement (hors grossesse, hors allaitement, n'osant pas trop m'aventurer dans 4 semaines avec zéro protéines animales).

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