dimanche 31 août 2014

Changement de vie!

Impatriation, pour de vrai. A l'occasion, "Active Mummy in Singapore" devient officiellement "Active Mummy Back from Expat". Nous venons d'achever un mois de (vraies) vacances (!!), puis une semaine marathon de déménagement et nous voilà presque installés dans notre condo à la française: une des plus grandes copropriétés de France . Installés dans une ville où nous n'avions jamais vécu, nous sortons notre plan, demandons des renseignements et sommes (presque) toujours accueillis avec grande bienveillance. Ça fait plaisir. A Singapour, question de culture et de densité de population, nous avions complètement oublié à quel point un "bonjour" au coin de la rue ou quelques mots échangés avec un commerçant sont agréables.
On a bien fait de se ressourcer avant d'attaquer les choses sérieuses vu ce qui nous attendait. Il fallait bien quelques petites (més)aventures qui nous font déjà rigoler:
- un container arrivé pile-poil un mois après le départ du bateau. On a apprécié. Sauf qu'à 10h30 on l'attendait toujours, ils nous avaient oubliés mais on rattrapé le coup à 14h, avec un chargement vidé et nos (quelques) meubles remontés à 18h30. Je n'y croyais pas.
- des cartons, des cartons, des cartons (119) à vider, ranger... allez on en garde pour le reste du mois de septembre (voire plus).
- des visites à gogo chez Ikea (5 fois) et autres magasins de meubles ou chez Casto (et c'est pas fini). On avait beau se dire qu'on prendrait tous sauf une Billy... paf, ces étagères sont pratiques quand même. Finalement pas une, mais deux.
- un atelier huilage de surface bois / plan de travail la chambre.
- la tuyauterie de l'évier qui fuit, vu ce qu'on a retrouvé dedans, on s'est vraiment demandé ce que nos locataires avaient fait. Heureusement que Superchéri a réussi à régler le problème, le 3ème jour, alors que je le sommais d'appeler un plombier.
- un frigo livré neuf qui ne marchait pas. Evidemment, nous avions fait le plein de courses en attendant qu'il démarre, il a fallu tout recaser en urgence. Monsieur Darty a ceci dit été parfait dans le suivi du remplacement du frigo. Ils ont même failli nous en livrer deux en remplacement.
- un plein de courses, donc, fait avec les enfants (en vacances), même qu'on s'est dit "vive la livraison à domicile ou le drive" à l'avenir. Entre les choix cornéliens que l'on ne connaît pas à Singapour sur quels yaourts ou café choisir parmi 50 variétés, et les enfants qui essayaient d'attraper tout ce qui dépasse dans les rayons: c'est clair, plus jamais avec les (deux) enfants.
- une box internet qui ne sera connectée que dans une semaine car il faut que le monsieur de la box vienne connecter à la maison et pas de dispo avant. Vive la promo de la rentrée :-)
- une garde-robe à renouveler: entre les pulls qui ont plus de 10 ans (et datent donc de notre période étudiante) et les costumes à acheter because retour au sièges (inutiles à Singapour), une matinée de shopping n'était pas de trop.
- la sécu qui nous demande de repasser quand nous aurons nos bulletins de salaire de septembre (genre "ah mais vous venez beaucoup trop tôt"). On fait durer le plaisir en gardant la CAF pour la fin.
- un délai moyen de 2-3 semaines pour un rendez-vous chez un médecin et donc pouvoir déclarer un médecin traitant ("hé oui ma petite dame, ils partent tous à la retraite, alors vous comprenez, le Dr G ne prend qu'un nouveau patient par semaine").
Malgré cela, pas moins de 3 dîners retrouvailles cette semaine là, une adaptation en crèche familiale pour Petit A qui s'est super bien passée, et surtout nous étions contents de poser nos valises enfin chez nous. Pleins de projets pour la rentrée, des week-ends en partie déjà remplis. En résumé, heureux d'être rentrés, un vrai changement de vie pour nous. Impatriation après 9 ans = nouvelle expatriation?

Bonne rentrée à tous!

lundi 14 juillet 2014

Tourbillon...

Depuis notre soirée de départ le dernier samedi de juin, en compagnie de nos amis réunis, le temps s'est accéléré. Nous terminions juin sur notre garage sale, les farewell de nos amis, et la nôtre, dans un endroit que nous affectionnons tout particulièrement: le toit paysager du barrage de Marina Bay, lieu rêvé pour un pique-nique chic avec vue sur le centre-ville (et: des douceurs salées préparées par nos amis, fromages affines du Fromager commandés sur le Petit Dépôt, pain Tiong Bahru Bakery, 250 macarons préparés de mes petites mains, champagne... what else?). Organiser notre farewell trois semaines avant le départ nous auras au moins évité de verser un torrent de larmes... je me réserve le vol de vendredi soir pour ça.
Et rangement, tri, inventaire = le déménagement physique: LE truc relou qui m'aura valu quelques insomnies par crainte de ne pas être prêts à temps... oui bosser et garder une vie sociale remplie et bloguer jusqu'au bout = on range et on tri le week-end pendant les siestes des enfants, pendant les pauses dej, la nuit (!). Là, on ne rêve plus que d'une chose: vendredi soir, départ pour la France: le grand ouf!
Ces dernières semaines, "les derniers":
- "accouchement" de notre projet, le Complexe Sportif de Singapour (Singapore Sports Hub)... project of a lifetime? Celui qui, en tout cas, nous aura fait prolonger l'aventure singapourienne de 4 ans. Accouchement long et difficile: mais quelle satisfaction de voir le bâtiment prendre vie, et de laisser une trace aussi tangible (après deux autres condominiums): dans des moments comme ça, je comprends pourquoi je travaille dans la construction, et franchement, c'est plus fun que de brasser des millions dans la banque!
Feu d'artifice au SportsHub (photo SportsHub Facebook)
- farewell, farewell et farewell, nous ne sommes pas les seuls à partir, beaucoup de nos amis font leurs valises...
- dernière messe à la paroisse francophone de Singapour.
- derniers déjeuners et diners avec mes collègues, un dernier chili crab et bien sûr du durian sur Geylang Road.
- derniers repas dans nos restos favoris: Din Tai Fung, Sushi Tei... un regret le temps nous aura manqué pour retourner chez Lagnaa. Denier diner au Canopy Cafe (Golf de Marina Bay), à Satay by the Bay (food court de Garden by the Bay)
- petite virée à Legoland, pour le plus grand plaisir des garçons. La première et la dernière.
- derniers barbecue avec les juillettistes de la paroisse.
- dernier pique-nique familial au Jardin Botanique.
goûter de départ des enfants à l'école.
- un dîner sublime chez JAAN (là aussi le premier et le dernier), offert par nos amis: on ne pouvait rêver mieux comme cadeau de départ. Singapour a nos pieds, depuis le 70eme étage du Swisshotel. P... J’ai failli la lâcher là notre larme.
- dernier tour en vélo de Marina Bay, pour prendre des photos en mode "avant (2006)/après (2014)"... je vous réserve un billet sur le sujet plus tard. Tour qui s'est conclu par le feu d'artifice sur Marina Bay à l’occasion des répétitions de la Fête Nationale singapourienne. Pour notre dernier samedi à Singapour. Rien que ça.
Dernier, dernière... j'en oublie... Heureux de rentrer... mais cette page, on va la tourner le cœur serré. Neuf années : notre premières années pro, des projets uniques, des voyages, les débuts de notre vie de couple, nos enfants... On s'est promis de revenir dans quelques années montrer à nos garçons ou ils sont nés.

mardi 1 juillet 2014

Le grand tri... ou la joie des "garage sale"

Un déménagement est toujours le meilleur moment de faire le tri. En 9 ans à Singapour, on peut dire que l’on a accumule du bazar. Se débarrasser de ses affaires en plein mois de juin, probablement la période ou l’offre excède le plus la demande n’est pas simple. Quelques éléments à savoir:

1. Proposez le juste prix: le but est de vous débarrasser, personne ne se déplacera pour quelques dollars d’économie, sauf si, à la limite, vous vendez un article trendy neuf encore dans sa boite (genre une tablette ou un téléphone dernier cri). N’oubliez pas que pour un meuble volumineux coutera à votre acheteur au minimum 50 dollars de plus pour le transporter, et qu’il vous en coutera aussi pour vous en débarrasser (pas d’encombrants à Singapour). Pensez aussi en vous installant à Singapour que ça risque d’être du gâchis d’investir dans un canapé a 2000 dollars si vous ne l’emportez pas dans votre déménagement… vous en retirerez une maigre somme lors de votre départ.

2. Postez vos annonces dans les bons forums: les plus efficaces ont été pour moi Gumtree, le groupeFacebook Classified - Expat Wife, le groupe Facebook de mon condo et de mon quartier, et dans un deuxième temps Craiglist (pas du tout user-friendly) et Singapour Nanas ou Singafrog. Il est vraiment intéressant de vous concentrer sur les forums / groupes de votre quartier car les acheteurs ne sont pas forcément motivés pour traverser Singapour. Gumtree marche très bien pour les meubles pourvu que le prix soit juste. Votre acheteur vous demandera probablement un rabais en raison du transport (même si votre prix est déjà ajusté).

3. Prenez de belles photos: j’ai fait un flop initialement en prenant des photos à la va-vite avec mon téléphone portable. Dès que j’ai reposté avec de belles photos, j’ai commencé à recevoir des demandes à la pelle.

4. Négociation, les différences culturelles: un acheteur occidental ne vous contactera que si votre prix est juste et ignorera un prix trop élevé, tandis qu’un acheteur asiatique négociera coûte que coûte, même pour gratter quelques dollars. Au-delà de la négo, je crois que je pourrais faire une analyse sociologique des différents profils d’acheteurs (ceux qui vous demandent des rendez-vous impossibles, les sympas qui arrondissent au-dessus car vous vendez pour une asso caritative, ceux qui rechignent pour quelques dollars de plus alors que vous leur laissez 30 livres pour une somme dérisoire et qui se permettent d’être désagréables, ceux qui ne sont intéressés que par vos merdouilles, ceux qui vous demandent un rabais alors qu’ils ont eux-mêmes propose le prix, ceux qui font les super-intéressés genre « je fais venir une camionnette dimanche » puis ne donnent plus de news). 

5. PAPS “premier arrivé, premier servi” (ou FCFS: “first come first served”): n’autorisez les réservations que pour les gros articles ou les lots, en vous assurant du sérieux de votre vendeur (celui qui vous confirme direct quand et comment il récupère les articles). Au début des ventes je réservais des articles en faisant naïvement confiance à des acheteurs qui ne se sont jamais manifeste.

6. L'acheteur se déplace ou organisez un rendez-vous a un lieu qui vous arrange, sinon vous êtes à la merci d'un tas d'abus venant d'acheteurs peu motives. Je n'ai accepté que les rendez-vous à la maison ou à côté de mon travail.

7. Concentrez vos ventes, organisez une “garage sale”: une fois les annonces postées, c’est le bal des SMS, whatapps et autres “MP” Facebook pour demander des infos et prendre des rendez-vous pour récupérer les affaires (et faire face à des acheteurs qui ne viennent jamais). C’est chronophage, et ça peut être plus efficace d’organiser une après-midi de vente lors de laquelle vos acheteurs récupèreront les objets de leurs rêves, sur le principe du FCFS. Nous avions mis des annonces dans le condo et différents forums, ça a été un succès!

8. Donnez, donnez, ou vendez pour une bonne cause: les possibilités sont nombreuses, à commencer par donner des affaires a votre helper et à payer l’envoi aux Philippines par exemple. Vous pouvez aussi vendre vos articles au profit d’une association. Nous avons choisi de verser le produit de la vente à l'association ANAK-TNK qui s'occupe d'enfants aux Philippines (Manille). Une façon de clôturer nos presque 9 années à Singapour de façon utile et solidaire (plus de S$1800 levés).

... je suis bien contente de ne pas déménager plus souvent!

lundi 16 juin 2014

Apéro chez Gontran Cherrier!

Il y a maintenant plus de 2 semaines que les blogueurs francophones de Singapour étaient invites chez Tiong Bahru Bakery ("TBB") avec Gontran Cherrier lui-même! Déjà fan des produits, je me suis débrouillée pour me rendre disponible, ce qui était loin d'être gagné. Il m'arrive de traverser la ville avec les enfants pour les y amener prendre un goûter, et nous prenons notre déjeuner dominical en moyenne 2 fois par mois chez TBB. Au point que je me suis déjà retrouvée confrontée à Petit M hurlant et me tirant de tout son poids par le bras alors que nous passions devant la boutique (un jour ou nous avions décidé de déjeuner ailleurs): "Mamaaaaaaaan, je veuuuuuuux un sandwich au jambon!!!!". Et les croissants de Gontran sont mes préférés à Singapour. Petit luxe gourmand à Singapour, qu'il sera bientôt plus facile de satisfaire en France. 
Revenons-en à la rencontre. Nous avons eu droit à 2h en petit comité (7 blogueurs) avec Gontran, qui répondait sur fond d'ambiance décontractée à nos questions tout en nous faisant gouter ses spécialités. Gontran est normand d'origine (un bon point!), issu d'une famille de boulangers. Il ouvre sa première boutique à Paris en 2010, et il en a actuellement 12 (4 en France, 5 au Japon, 3 à Singapour et bientôt en Corée, en Australie, en Afrique du Sud...). Gontran est aussi juré dans l'émission "La meilleure boulangerie de France" sur M6 en France. Bref, un boulanger de talent, doublé d'un entrepreneur à succès et une star médiatique. Malgré tout, nous avons en face de nous quelqu'un qui a garde les pieds sur terre, accessible, sympathique, plutôt beau gosse (le parti rêvé, quoi, sauf que son cœur est déjà pris, mesdames).
Gontran nous explique ses challenges: l'adaptation de la fermentation afin d'obtenir une croute plus épaisse qui résiste a l'humidité, l'import de certains produits, la difficulté de fidéliser le personnel. Ses choix, comme celui d'ouvrir des boutiques en Asie, une région du monde ou la culture culinaire l'attire. Dans tout ce qu'il nous raconte, on sent l'amour du bon produit.
Nous avons la chance de gouter plusieurs de ses produits: sandwich jambon beurre, quiche poulet tomate poireaux, un pain hamburger à la mélasse et à la coriandre garni de saumon fumé et cream cheese sur lit de roquette, et une focaccia jambon fumé, fromage, tomates cerise et roquette. Venons-en au sucré: tarte au citron, coulant au chocolat sur une base craquante au sablé, kouign amann et croissant.
Et moi, j'ai retenu une chose: Gontran Cherrier, il aime (et fait) ses croissants "croquants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur et qui se déroulent". Ça tombe bien, moi aussi. Ce croissant-là, c'est un peu une madeleine de Proust, et je suis prête à traverser Singapour pour le déguster!

Articles publiés par les autres blogueurs présents à la soirée:
- chez Carine, c'est ici.
- chez Aurore, c'est ici.
- chez Eva, c'est ici.
- un billet que j’avais publié il y a un an et demi, c’est ici.
Page Facebook de Tiong Bahru Bakery c'est ici.

mardi 3 juin 2014

Randonnée familiale dans le Yunnan!

Notre dernier voyage en Asie avant le grand départ de Singapour... autant dire qu'on ne voulait pas se rater. Nous souhaitions du dépaysement et du grand air. Voilà des années que l'idée d'un voyage dans le Yunnan, en Chine, cette région au nord de la Birmanie, voisine du Tibet, me trottait dans la tête, puis l'enchainement de grossesses et petits bébés, avec à l'époque pas de vol direct, ce qui compliquait l'affaire, avait mis notre projet en suspens. La bonne nouvelle c'est que la low-cost Tiger Airways a ouvert une ligne Singapour-Lijiang (semaines alternées: mardi et samedi semaine 1; jeudi semaine 2). Parfait pour nous qui voulions éviter le long transfert Kunming-Lijiang ou Kunming-Dali. Nous sommes partis un jeudi et rentrés un samedi. Au programme (itinéraire clic ici):
Jour 1: Dali
Apres un atterrissage en début d'après-midi à Lijiang, nous prenons un taxi qui nous amène à Dali (environ 2h45), et nous nous promenons tranquillement dans la vieille ville. Nuit à l'hôtel Su Mu (ici), impeccable en famille (propre, deux grands lits sur une plateforme bois proche du sol).
Dali et environs
Jour 2: Dali
La ville se réveille doucement... à notre grande surprise, impossible de trouver un petit déjeuner avant 8h30 (avec des enfants lève-tôt...). La matinée est consacrée à la visite de la vieille ville de Dali, une petite grimpette sur les remparts, le marché avant de déjeuner dans la rue des raviolis vapeurs et une soupe que nous commanderons en montrant du doigt. Les enfants sont ravis. Nous constatons très vite que nos têtes blondes se font prendre en photo sans vergogne par les chinois. Nous louons des vélos dans l'après-midi pour nous rendre au site des Trois Pagodes et du temple Chongseng, un complexe dans lequel nous passerons presque deux heures. Petit M nous pose plein de questions sur les Bouddha, veut savoir le nom de chaque statue (euh...). Visite très sympa. Nous terminons à Dali en soirée. Nuit à l'hôtel Su Mu.

Jour 3: Randonnée dans les Monts CangShan (avec agence Amiwa)
Apres avoir fait connaissance avec notre guide français, Mathieu, nous prenons la route pour visiter un marché au Nord du Lac Erhai. Zéro touriste, 100% authentique. Evidemment, les garçons ne passent pas inaperçus. Nous prenons un bol de nouilles, petit déjeuner local, avant de repartir pour les Mont CangShan, départ de notre rando. Une mule nous attend, pour le plus grand plaisir de Petit M, qui fera toute la montée sur son dos (un bon 500/600m de D+ sur un peu plus de 3km, tandis que Petit A sera porté). Apres un déjeuner (avec vue sur le lac Erhai!), Petit M marche courageusement les 10km restants, motivé par la redescente en téléphérique (il nous épaté !). Une belle journée! Petite anecdote... après le diner, nous avions envie de déguster les mangues achetées au marché. De retour à l'hôtel, nous nous retrouvons face au proprio qui ne parle pas anglais. Petit M, pourtant timide, a tellement envie de manger sa mangue, qu'il demande une assiette en mandarin... devant le proprio bluffé! Nuit à l'hôtel Su Mu.
Shaxi et environs
Jour 4: Weishan  (avec agence Amiwa)
La matinée est consacrée à une marche sympa dans les Monts Weibaoshan, parsemés de temples taoïstes (petit M est troublé par l'absence de Bouddha...). Nous tombons ensuite sous le charme de la vieille ville de Weishan, ou les touristes sont rares. 3h30 de route nous attendent pour nous rendre à Shaxi ou nous dormirons au Centre Culturel, une maison traditionnelle pleine de charme.

Jour 5: Shaxi (avec agence Amiwa)
Le dépaysement se poursuit dans le village de Shaxi tout aussi traditionnel et authentique, encore relativement préservé du tourisme car un peu excentre. La petite surprise au petit déjeuner, c'est le mini pot de Nutella apporté par Mathieu, qui ravit les enfants, en mal de petit déjeuner occidental. La journée est consacrée à une marche dans les Monts Shibaoshan et ses temples bouddhistes "accrochés" à flanc de montagne. La configuration du site est exceptionnelle. Au retour, nous flânons avec plaisir dans Shaxi. Nuit à Shaxi, au centre culturel.
Gorges du Saut du Tigre
Jours 6 & 7: Gorges du Saut du Tigre (avec agence Amiwa)
LA rando tant attendue! Les Gorges du Saut du Tigre, ou coule le Yangtze, sont officiellement les plus profondes au monde (il semblerait en réalité que plus haut sur le Mékong les gorges soient un poil plus profondes). Apres un départ tranquille de Shaxi, nous arrivons à Qiaotou (un peu plus de 2h de route), ou, après le déjeuner, nous retrouvons la mule qui sera le compagnon de route de Petit M pour deux jours. Petit A est confortablement installé dans son Manduca. Dès les premiers pas, les paysages sont prometteurs. Petit M est extrêmement à l'aise sur sa mule, qu'il ne veut plus quitter. La première étape de 6km (environ 350/400m de D+) est avalée assez rapidement. Nous avons le temps de profiter d'une fin d'après-midi a la Guesthouse Naxi Family, extrêmement sympathique (et ou Petit A et Petit M se feront un copain chinois de 3 ans qui avait plein de jouets).
Le lendemain matin, nous partons de bonne heure, à dos de mule pour Petit M. La montagne du Dragon de Jade, enneigée, nous fait face de l'autre côté. Paysages extraordinaires. Nous grimpons patiemment les "28 tournants", presque 500D+, et après une courte descente, nous continuons en surplombant les Gorges. Peu de touristes font cette rando, ce qui la rend d'autant plus agréable. Nous marchons un peu plus de 14km ce jour-là, et terminons la journée des souvenirs plein la tête. Nous nous prenons à rêver de plein de randos avec les enfants... avant de se rappeler que les conditions sont particulièrement idéales ce jour-là (mule pour Petit M...). Apres cette belle journée, nous repartons pour Shuhe, a côté de Lijiang, ou nous dirons au-revoir, et un immense merci à Mathieu qui a rendu ces 5 jours de rando inoubliables. Nous logeons à The Bivou à Shuhe.
Lijiang et environs
Jour 8, 9 & 10: Shuhe / Lijiang / Baisha
Pour les 2 derniers jours et demi, qui sont aussi synonymes de dernier voyage en Asie (et accessoirement nous fêterons aussi nos 6 ans de mariage) nous avons opté pour un hôtel de charme plutôt confort (et un peu au-dessus de notre budget habituel), The Bivou, avec un excellent petit déjeuner. Le staff parle anglais, fourni des cartes pour les balades, etc, ce qui nous sauve la vie sans guide.
Nous passons une journée complète à Lijiang, "la Venise de l'Est", classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La ville est superbe et sa réputation n'est pas volée. Malheureusement, elle est envahie de touristes (chinois) et de boutiques faites pour eux. Nous y étions un jeudi, avons démarré tôt, ce qui nous a permis de profiter d'un peu de tranquillité. C'est très sympa de rester jusqu'au coucher du soleil pour admirer les lumières de la ville.
Le lendemain, nous louons des vélos et faisons une grande balade de plus de 20km (qui nous mènera à 2700m!) vers Baisha, un village encore préservé, puis le monastère Yufeng, ou un bouddhisme tibétain semble être pratiqué. Nous passons la fin de la journée à Shuhe, qui devient assez touristique, tout comme Lijiang.
Le dernier jour, nous nous promenons dans les rues de Shuhe, notre vol étant en début d'après-midi.

Quand on demande à Petit M ce qu'il a préféré pendant les vacances? "La mule" et en deuxième? "Mathieu" (notre guide!). Merci Amiwa !

Côté pratique: Kid-friendly? Oui, sous certaines conditions!

(1) Voyager en Chine n'est pas simple à cause de la barrière de la langue. Dans une région aussi reculée de le Yunnan, lorsque l'on voyage avec des enfants, ça peut devenir source de plans galères en tout genre... et pourtant, nous avons des km de voyages à notre actifs et ne sommes pas des parents particulièrement stresses en voyage! Pour ce voyage, nous avons opté pour 5 jours de rando avec l'agence Amiwa, qui nous avait été recommandée par un ami à Singapour. J'avoue avoir été hésitante avant de partir car nous ne passons jamais par des agences habituellement, et ça représente, il est vrai, un petit budget (sachant que c'est la seule agence qui nous proposait une prestation complète, à relativiser donc). Nos doutes se sont envolés très rapidement. Tout était parfaitement organisé, de manière super pro (transport, activités, matériel...), nous avons toujours merveilleusement bien mangé (en faisant confiance a Mathieu pour la sélection des restaurants et des plats), et le plus important, cela correspondait exactement au type de vacances que nous aimons. Si vous comptez aller dans le Yunnan, contactez Amiwa sans hésiter (site web ici). Jean-Yves (responsable de l'agence) vous fera une proposition personnalisée. Tout type de prestation, du séjour familial au trek de haute montagne d’une dizaine de jours.

(2) Altitude et jeunes enfants: guidelines fiables ici. Nous avons du coup zappé Shangri-La sans trop de regret ayant entendu 2-3 histoires pas forcement très agréables de petits qui ont été malades à cause de l'altitude. Nous ne sommes pas allés au-delà de 2700m avec nos jeunes enfants.

dimanche 1 juin 2014

Frères...

Petit A, c'est le 弟弟 dì dì ("petit frère" en mandarin) de Petit M. En français, nous avons transformé ça en "titi". Depuis la naissance de Petit A, son grand frère prend soin de lui, aime le prendre par la main, craint qu'il ne se coince les doigts dans l'ascenseur ou tombe quand il court. Quand Petit A ne veut pas manger, il a bien compris que ça fait enrager ses parents qu'il accepte une cuillerée venant du grand frère et refuse celle de Maman. Evidemment, deux garçons, ils se chamaillent aussi, se tapent, se pincent ou se poussent parfois, pour une petite voiture ou autre jouet. Nous nous sommes aussi rappelé nos inquiétudes, avant la naissance du deuxième, les instants parfois épuisants (ils sont actifs!), mais quand on voit cette complicité, les doutes disparaissent, et on a juste envie de dire merci!

dimanche 4 mai 2014

Enfants du Mekong Singapour: des moyens concrets de les soutenir (et vous n'aurez plus d'excuses!).

En arrivant à Singapour, il est probable que vous ayez entendu parler de l’association Enfants du Mékong, créée en 1958 par un dentiste français basé au Laos. Aujourd’hui, on connait surtout l’association pour ses programmes de parrainage auprès d’enfants, sur toute la région Asie du Sud-Est. Quelques points pour mieux connaitre l'association et ses actions:
Le parrainage, qu'est-ce que c'est concrètement?
Le parrainage est une façon on ne peut plus concrète de contribuer à l'éducation d'un enfant. Pour un montant variable selon que vous parrainez un écolier ou un étudiant, vous accompagnez de façon individuelle votre filleul(e). Votre don mensuel couvre ses frais de scolarité et parfois une aide ponctuelle a sa famille. Un moyen d'offrir un avenir à ces enfants qui seraient autrement destinés à aller travailler dans les champs dès leur plus jeune âge. Votre filleul vous écrira plusieurs fois par an, une belle façon de créer des liens. 

Les programmes de développement?
Outre le parrainage, EDM soutient de nombreux projets sur la région. EDM Singapour lève cette année des fonds pour deux projets aux Philippines:
- Contribution au financement de la "Sagesse", un nouveau centre accueillant 115 enfants handicapés à Manille.
- Reconstruction de maisons dévastées par le typhon Hyaian, rachat de bétail pour que la population puisse retrouver son autonomie. 
D'une manière générale, les programmes de développement concentrent leur actions sur l'accès à l'éducation, l'accès à l'eau, la sante et la nutrition ainsi que le développement économique durable. Plutôt que de transfuser des populations avec de l'argent, il s'agit d'une véritable action sur le long terme en relation avec un responsable local compétent, dont le but est de permettre aux populations d'acquérir de l'autonomie.

Comment soutenir EDM?
-> Bien sûr, le parrainage est la première option à laquelle on peut penser. N'oubliez pas au passage que votre don est déductible d'impôts, ainsi un don de 24 euros mensuels ne vous en coutera que 6 euros.

-> En réservant des billets pour la représentation du 31 mai à l'Alliance Française, des Liaisons Dangereuses, montée par The Theatre Factory, au tarif de S$100. S$61 par billet seront reversés a EDM. Hop hop hop, on clique ici et on réserve. On passe une bonne soirée tout en soutenant une action concrète d'EDM!

-> En achetant le livre de cuisine "Idées Gourmandes", un ouvrage que je me suis empressée de me procurer. Plus de 200 recettes bilingues français-anglais, un semainier plein d'idées de menus pour les enfants. Version anglaise pratique si vous avez une helper qui cuisine pour vous, ou tout simplement pour connaitre les traductions des ingrédients. Un cadeau sympa pour des singapouriens qui aiment la cuisine française de tous les jours. Et par-dessus tout, quand on a passé quelques années à Singapour, on retrouve avec plaisir les recettes de ses copines car le nom du contributeur est indiqué sous chaque recette. Un must-have pour vous ou pour offrir! On le trouve en ligne sur Le Petit Dépôt, et aussi chez Quartier, chez Small @ Cluny Court ou chez Château de Sable @ Tanglin Mall.

D’une manière générale, pour en savoir plus sur l’association, je vous encourage à visiter le site web Enfants du Mékong ici, ou le blog Enfants du Mékong Singapour ici.

Photos extraites du blog Enfants du Mékong.

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