lundi 16 juin 2014

Apéro chez Gontran Cherrier!

Il y a maintenant plus de 2 semaines que les blogueurs francophones de Singapour étaient invites chez Tiong Bahru Bakery ("TBB") avec Gontran Cherrier lui-même! Déjà fan des produits, je me suis débrouillée pour me rendre disponible, ce qui était loin d'être gagné. Il m'arrive de traverser la ville avec les enfants pour les y amener prendre un goûter, et nous prenons notre déjeuner dominical en moyenne 2 fois par mois chez TBB. Au point que je me suis déjà retrouvée confrontée à Petit M hurlant et me tirant de tout son poids par le bras alors que nous passions devant la boutique (un jour ou nous avions décidé de déjeuner ailleurs): "Mamaaaaaaaan, je veuuuuuuux un sandwich au jambon!!!!". Et les croissants de Gontran sont mes préférés à Singapour. Petit luxe gourmand à Singapour, qu'il sera bientôt plus facile de satisfaire en France. 
Revenons-en à la rencontre. Nous avons eu droit à 2h en petit comité (7 blogueurs) avec Gontran, qui répondait sur fond d'ambiance décontractée à nos questions tout en nous faisant gouter ses spécialités. Gontran est normand d'origine (un bon point!), issu d'une famille de boulangers. Il ouvre sa première boutique à Paris en 2010, et il en a actuellement 12 (4 en France, 5 au Japon, 3 à Singapour et bientôt en Corée, en Australie, en Afrique du Sud...). Gontran est aussi juré dans l'émission "La meilleure boulangerie de France" sur M6 en France. Bref, un boulanger de talent, doublé d'un entrepreneur à succès et une star médiatique. Malgré tout, nous avons en face de nous quelqu'un qui a garde les pieds sur terre, accessible, sympathique, plutôt beau gosse (le parti rêvé, quoi, sauf que son cœur est déjà pris, mesdames).
Gontran nous explique ses challenges: l'adaptation de la fermentation afin d'obtenir une croute plus épaisse qui résiste a l'humidité, l'import de certains produits, la difficulté de fidéliser le personnel. Ses choix, comme celui d'ouvrir des boutiques en Asie, une région du monde ou la culture culinaire l'attire. Dans tout ce qu'il nous raconte, on sent l'amour du bon produit.
Nous avons la chance de gouter plusieurs de ses produits: sandwich jambon beurre, quiche poulet tomate poireaux, un pain hamburger à la mélasse et à la coriandre garni de saumon fumé et cream cheese sur lit de roquette, et une focaccia jambon fumé, fromage, tomates cerise et roquette. Venons-en au sucré: tarte au citron, coulant au chocolat sur une base craquante au sablé, kouign amann et croissant.
Et moi, j'ai retenu une chose: Gontran Cherrier, il aime (et fait) ses croissants "croquants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur et qui se déroulent". Ça tombe bien, moi aussi. Ce croissant-là, c'est un peu une madeleine de Proust, et je suis prête à traverser Singapour pour le déguster!

Articles publiés par les autres blogueurs présents à la soirée:
- chez Carine, c'est ici.
- chez Aurore, c'est ici.
- chez Eva, c'est ici.
- un billet que j’avais publié il y a un an et demi, c’est ici.
Page Facebook de Tiong Bahru Bakery c'est ici.

mardi 3 juin 2014

Randonnée familiale dans le Yunnan!

Notre dernier voyage en Asie avant le grand départ de Singapour... autant dire qu'on ne voulait pas se rater. Nous souhaitions du dépaysement et du grand air. Voilà des années que l'idée d'un voyage dans le Yunnan, en Chine, cette région au nord de la Birmanie, voisine du Tibet, me trottait dans la tête, puis l'enchainement de grossesses et petits bébés, avec à l'époque pas de vol direct, ce qui compliquait l'affaire, avait mis notre projet en suspens. La bonne nouvelle c'est que la low-cost Tiger Airways a ouvert une ligne Singapour-Lijiang (semaines alternées: mardi et samedi semaine 1; jeudi semaine 2). Parfait pour nous qui voulions éviter le long transfert Kunming-Lijiang ou Kunming-Dali. Nous sommes partis un jeudi et rentrés un samedi. Au programme (itinéraire clic ici):
Jour 1: Dali
Apres un atterrissage en début d'après-midi à Lijiang, nous prenons un taxi qui nous amène à Dali (environ 2h45), et nous nous promenons tranquillement dans la vieille ville. Nuit à l'hôtel Su Mu (ici), impeccable en famille (propre, deux grands lits sur une plateforme bois proche du sol).
Dali et environs
Jour 2: Dali
La ville se réveille doucement... à notre grande surprise, impossible de trouver un petit déjeuner avant 8h30 (avec des enfants lève-tôt...). La matinée est consacrée à la visite de la vieille ville de Dali, une petite grimpette sur les remparts, le marché avant de déjeuner dans la rue des raviolis vapeurs et une soupe que nous commanderons en montrant du doigt. Les enfants sont ravis. Nous constatons très vite que nos têtes blondes se font prendre en photo sans vergogne par les chinois. Nous louons des vélos dans l'après-midi pour nous rendre au site des Trois Pagodes et du temple Chongseng, un complexe dans lequel nous passerons presque deux heures. Petit M nous pose plein de questions sur les Bouddha, veut savoir le nom de chaque statue (euh...). Visite très sympa. Nous terminons à Dali en soirée. Nuit à l'hôtel Su Mu.

Jour 3: Randonnée dans les Monts CangShan (avec agence Amiwa)
Apres avoir fait connaissance avec notre guide français, Mathieu, nous prenons la route pour visiter un marché au Nord du Lac Erhai. Zéro touriste, 100% authentique. Evidemment, les garçons ne passent pas inaperçus. Nous prenons un bol de nouilles, petit déjeuner local, avant de repartir pour les Mont CangShan, départ de notre rando. Une mule nous attend, pour le plus grand plaisir de Petit M, qui fera toute la montée sur son dos (un bon 500/600m de D+ sur un peu plus de 3km, tandis que Petit A sera porté). Apres un déjeuner (avec vue sur le lac Erhai!), Petit M marche courageusement les 10km restants, motivé par la redescente en téléphérique (il nous épaté !). Une belle journée! Petite anecdote... après le diner, nous avions envie de déguster les mangues achetées au marché. De retour à l'hôtel, nous nous retrouvons face au proprio qui ne parle pas anglais. Petit M, pourtant timide, a tellement envie de manger sa mangue, qu'il demande une assiette en mandarin... devant le proprio bluffé! Nuit à l'hôtel Su Mu.
Shaxi et environs
Jour 4: Weishan  (avec agence Amiwa)
La matinée est consacrée à une marche sympa dans les Monts Weibaoshan, parsemés de temples taoïstes (petit M est troublé par l'absence de Bouddha...). Nous tombons ensuite sous le charme de la vieille ville de Weishan, ou les touristes sont rares. 3h30 de route nous attendent pour nous rendre à Shaxi ou nous dormirons au Centre Culturel, une maison traditionnelle pleine de charme.

Jour 5: Shaxi (avec agence Amiwa)
Le dépaysement se poursuit dans le village de Shaxi tout aussi traditionnel et authentique, encore relativement préservé du tourisme car un peu excentre. La petite surprise au petit déjeuner, c'est le mini pot de Nutella apporté par Mathieu, qui ravit les enfants, en mal de petit déjeuner occidental. La journée est consacrée à une marche dans les Monts Shibaoshan et ses temples bouddhistes "accrochés" à flanc de montagne. La configuration du site est exceptionnelle. Au retour, nous flânons avec plaisir dans Shaxi. Nuit à Shaxi, au centre culturel.
Gorges du Saut du Tigre
Jours 6 & 7: Gorges du Saut du Tigre (avec agence Amiwa)
LA rando tant attendue! Les Gorges du Saut du Tigre, ou coule le Yangtze, sont officiellement les plus profondes au monde (il semblerait en réalité que plus haut sur le Mékong les gorges soient un poil plus profondes). Apres un départ tranquille de Shaxi, nous arrivons à Qiaotou (un peu plus de 2h de route), ou, après le déjeuner, nous retrouvons la mule qui sera le compagnon de route de Petit M pour deux jours. Petit A est confortablement installé dans son Manduca. Dès les premiers pas, les paysages sont prometteurs. Petit M est extrêmement à l'aise sur sa mule, qu'il ne veut plus quitter. La première étape de 6km (environ 350/400m de D+) est avalée assez rapidement. Nous avons le temps de profiter d'une fin d'après-midi a la Guesthouse Naxi Family, extrêmement sympathique (et ou Petit A et Petit M se feront un copain chinois de 3 ans qui avait plein de jouets).
Le lendemain matin, nous partons de bonne heure, à dos de mule pour Petit M. La montagne du Dragon de Jade, enneigée, nous fait face de l'autre côté. Paysages extraordinaires. Nous grimpons patiemment les "28 tournants", presque 500D+, et après une courte descente, nous continuons en surplombant les Gorges. Peu de touristes font cette rando, ce qui la rend d'autant plus agréable. Nous marchons un peu plus de 14km ce jour-là, et terminons la journée des souvenirs plein la tête. Nous nous prenons à rêver de plein de randos avec les enfants... avant de se rappeler que les conditions sont particulièrement idéales ce jour-là (mule pour Petit M...). Apres cette belle journée, nous repartons pour Shuhe, a côté de Lijiang, ou nous dirons au-revoir, et un immense merci à Mathieu qui a rendu ces 5 jours de rando inoubliables. Nous logeons à The Bivou à Shuhe.
Lijiang et environs
Jour 8, 9 & 10: Shuhe / Lijiang / Baisha
Pour les 2 derniers jours et demi, qui sont aussi synonymes de dernier voyage en Asie (et accessoirement nous fêterons aussi nos 6 ans de mariage) nous avons opté pour un hôtel de charme plutôt confort (et un peu au-dessus de notre budget habituel), The Bivou, avec un excellent petit déjeuner. Le staff parle anglais, fourni des cartes pour les balades, etc, ce qui nous sauve la vie sans guide.
Nous passons une journée complète à Lijiang, "la Venise de l'Est", classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La ville est superbe et sa réputation n'est pas volée. Malheureusement, elle est envahie de touristes (chinois) et de boutiques faites pour eux. Nous y étions un jeudi, avons démarré tôt, ce qui nous a permis de profiter d'un peu de tranquillité. C'est très sympa de rester jusqu'au coucher du soleil pour admirer les lumières de la ville.
Le lendemain, nous louons des vélos et faisons une grande balade de plus de 20km (qui nous mènera à 2700m!) vers Baisha, un village encore préservé, puis le monastère Yufeng, ou un bouddhisme tibétain semble être pratiqué. Nous passons la fin de la journée à Shuhe, qui devient assez touristique, tout comme Lijiang.
Le dernier jour, nous nous promenons dans les rues de Shuhe, notre vol étant en début d'après-midi.

Quand on demande à Petit M ce qu'il a préféré pendant les vacances? "La mule" et en deuxième? "Mathieu" (notre guide!). Merci Amiwa !

Côté pratique: Kid-friendly? Oui, sous certaines conditions!

(1) Voyager en Chine n'est pas simple à cause de la barrière de la langue. Dans une région aussi reculée de le Yunnan, lorsque l'on voyage avec des enfants, ça peut devenir source de plans galères en tout genre... et pourtant, nous avons des km de voyages à notre actifs et ne sommes pas des parents particulièrement stresses en voyage! Pour ce voyage, nous avons opté pour 5 jours de rando avec l'agence Amiwa, qui nous avait été recommandée par un ami à Singapour. J'avoue avoir été hésitante avant de partir car nous ne passons jamais par des agences habituellement, et ça représente, il est vrai, un petit budget (sachant que c'est la seule agence qui nous proposait une prestation complète, à relativiser donc). Nos doutes se sont envolés très rapidement. Tout était parfaitement organisé, de manière super pro (transport, activités, matériel...), nous avons toujours merveilleusement bien mangé (en faisant confiance a Mathieu pour la sélection des restaurants et des plats), et le plus important, cela correspondait exactement au type de vacances que nous aimons. Si vous comptez aller dans le Yunnan, contactez Amiwa sans hésiter (site web ici). Jean-Yves (responsable de l'agence) vous fera une proposition personnalisée. Tout type de prestation, du séjour familial au trek de haute montagne d’une dizaine de jours.

(2) Altitude et jeunes enfants: guidelines fiables ici. Nous avons du coup zappé Shangri-La sans trop de regret ayant entendu 2-3 histoires pas forcement très agréables de petits qui ont été malades à cause de l'altitude. Nous ne sommes pas allés au-delà de 2700m avec nos jeunes enfants.

dimanche 1 juin 2014

Frères...

Petit A, c'est le 弟弟 dì dì ("petit frère" en mandarin) de Petit M. En français, nous avons transformé ça en "titi". Depuis la naissance de Petit A, son grand frère prend soin de lui, aime le prendre par la main, craint qu'il ne se coince les doigts dans l'ascenseur ou tombe quand il court. Quand Petit A ne veut pas manger, il a bien compris que ça fait enrager ses parents qu'il accepte une cuillerée venant du grand frère et refuse celle de Maman. Evidemment, deux garçons, ils se chamaillent aussi, se tapent, se pincent ou se poussent parfois, pour une petite voiture ou autre jouet. Nous nous sommes aussi rappelé nos inquiétudes, avant la naissance du deuxième, les instants parfois épuisants (ils sont actifs!), mais quand on voit cette complicité, les doutes disparaissent, et on a juste envie de dire merci!

dimanche 4 mai 2014

Enfants du Mekong Singapour: des moyens concrets de les soutenir (et vous n'aurez plus d'excuses!).

En arrivant à Singapour, il est probable que vous ayez entendu parler de l’association Enfants du Mékong, créée en 1958 par un dentiste français basé au Laos. Aujourd’hui, on connait surtout l’association pour ses programmes de parrainage auprès d’enfants, sur toute la région Asie du Sud-Est. Quelques points pour mieux connaitre l'association et ses actions:
Le parrainage, qu'est-ce que c'est concrètement?
Le parrainage est une façon on ne peut plus concrète de contribuer à l'éducation d'un enfant. Pour un montant variable selon que vous parrainez un écolier ou un étudiant, vous accompagnez de façon individuelle votre filleul(e). Votre don mensuel couvre ses frais de scolarité et parfois une aide ponctuelle a sa famille. Un moyen d'offrir un avenir à ces enfants qui seraient autrement destinés à aller travailler dans les champs dès leur plus jeune âge. Votre filleul vous écrira plusieurs fois par an, une belle façon de créer des liens. 

Les programmes de développement?
Outre le parrainage, EDM soutient de nombreux projets sur la région. EDM Singapour lève cette année des fonds pour deux projets aux Philippines:
- Contribution au financement de la "Sagesse", un nouveau centre accueillant 115 enfants handicapés à Manille.
- Reconstruction de maisons dévastées par le typhon Hyaian, rachat de bétail pour que la population puisse retrouver son autonomie. 
D'une manière générale, les programmes de développement concentrent leur actions sur l'accès à l'éducation, l'accès à l'eau, la sante et la nutrition ainsi que le développement économique durable. Plutôt que de transfuser des populations avec de l'argent, il s'agit d'une véritable action sur le long terme en relation avec un responsable local compétent, dont le but est de permettre aux populations d'acquérir de l'autonomie.

Comment soutenir EDM?
-> Bien sûr, le parrainage est la première option à laquelle on peut penser. N'oubliez pas au passage que votre don est déductible d'impôts, ainsi un don de 24 euros mensuels ne vous en coutera que 6 euros.

-> En réservant des billets pour la représentation du 31 mai à l'Alliance Française, des Liaisons Dangereuses, montée par The Theatre Factory, au tarif de S$100. S$61 par billet seront reversés a EDM. Hop hop hop, on clique ici et on réserve. On passe une bonne soirée tout en soutenant une action concrète d'EDM!

-> En achetant le livre de cuisine "Idées Gourmandes", un ouvrage que je me suis empressée de me procurer. Plus de 200 recettes bilingues français-anglais, un semainier plein d'idées de menus pour les enfants. Version anglaise pratique si vous avez une helper qui cuisine pour vous, ou tout simplement pour connaitre les traductions des ingrédients. Un cadeau sympa pour des singapouriens qui aiment la cuisine française de tous les jours. Et par-dessus tout, quand on a passé quelques années à Singapour, on retrouve avec plaisir les recettes de ses copines car le nom du contributeur est indiqué sous chaque recette. Un must-have pour vous ou pour offrir! On le trouve en ligne sur Le Petit Dépôt, et aussi chez Quartier, chez Small @ Cluny Court ou chez Château de Sable @ Tanglin Mall.

D’une manière générale, pour en savoir plus sur l’association, je vous encourage à visiter le site web Enfants du Mékong ici, ou le blog Enfants du Mékong Singapour ici.

Photos extraites du blog Enfants du Mékong.

lundi 14 avril 2014

Impatriation, première check-list!

Depuis quelques semaines, chaque lundi en milieu de matinée, le verdict est posé... crazy week. Crazy weekSSSS... ou l'art de jongler entre la livraison de projet, les enfants, le sport, les engagements (blog, paroisse)... bref business as usual... puis comme si ça suffisait pas, j'en profite pour réfléchir au lancement d'un nouveau blog, avec en plus l'organisation de nos dernières vacances en Asie, et surtout la préparation du retour en France. Countdown, que je vous avais dit ici. Je vous le dis d'avance, 3 mois pour tout préparer, c'est un peu le minimum à prévoir si vous avez une vie de maman hyperactive complètement cinglée bien prenante. Voilà ce qu'il faut caser en plus du reste (d'autant plus que n'ayant jamais travaillé en France notre impatriation est... une expatriation en fait!):
1. Le logement: ouf, nous récupérons notre appartement. Le logement, c'est la base. Allez voir la case scolarité. Sans adresse, pas d'inscription à l'école, pas de pré-inscription même sur liste d'attente en tout genre, la mairie ne pourra rien faire pour vous. Sans adresse, vous n'existez pour aucune administration française, qu'on se le dise! 
2. Le travail: organiser des entretiens téléphoniques ou par visio pour le boulot... ca va pas tomber tout cuit, hein! Et encore, dans notre cas, il s'agit de mobilité interne (parce que la sinon, 3 mois, vous êtes hors délai). Décalage horaire, interlocuteurs moins presses que vous, etc. Sans compter des discernements en pagaille sur le contenu du travail, l'équilibre pro/perso et tutti quanti. Pas d'aller-retour prévu pour des entretiens dans notre cas, mais ça peut s'avérer indispensable en cas de mobilité externe.
3. Le déménagement: commencer à vider les placards. Lister ce qu'on peut vendre tout de suite pour faire de la place, ce qui sera à vendre au dernier moment, de ce qui sera à donner. Penser que ça sert à rien de ramener tous les meubles du salon, qu'on a envie de changer (et qu'on économisera sur le déménagement). Trier prend déjà du temps, mais alors répondre aux messages, prendre des rendez-vous avec les acheteurs, etc., je n'en parle pas. Anticiper permet d'éviter le stress de dernière minute, et d'envisager les rendez-vous avec les déménageurs sereinement, en ayant les idées claires sur ce qui part ou pas.
4. Scolarité: sans adresse, vous ne pouvez inscrire vos enfants, c'est la base. Découvrir le 1er avril (non, ce n'est pas un poisson) qu'on a jusqu'au 11 avril pour faire parvenir le dossier, check. Je vous rassure, il y a des possibilités d'inscription plus tardives, mais autant éviter quelques difficultés administratives supplémentaires. Penser à demander un certificat de radiation a l'école à Singapour, et au préavis pour les désinscrire et récupérer la caution avant de partir.
5. Garde des (jeunes) enfants et périscolaire: en plein dedans! Sans adresse, c'est encore pire que pour la scolarité. Sans boulot, n'en parlons pas (une attestation de l'employeur est requise). Ouf nous cochons les bonnes cases. 3 mois, je vous disais: minimum! La recherche de place en crèche: il vous faudra sortir votre plus belle plume et rédiger des lettres de motivations (si!). Pas demandé explicitement, mais seul moyen d'expliquer notre situation qui ne rentre pas tout a fait dans les cases des formulaires. Se renseigner sur les places réservées aux enfants de collaborateurs. Découvrir qu'il existe crèches municipales, crèches d'entreprise, micro-crèches, crèches familiales, crèches associatives (et essayer de comprendre les subtilités). Se plonger dans les arcanes des assistantes maternelles (dont la liste est fournie avec numéro de téléphone, mais pas d'email... mais rien ne nous arrête même avec 10,578km de distance et 6h de décalage horaire), garde partagée, nounous, baby-sitter et autres. La garde des enfants, sans doute la question la plus épineuse en ce qui nous concerne. A savoir, les commissions d'admission en crèche ont lieu en avril-mai. On nous a fait comprendre que pour un enfant de deux ans (et un cas de retour d'expatriation) nous avions une chance (aussi infime soit elle)... pour un nourrisson, ça n'aurait même pas été la peine d'y penser.
6. Rendez-vous médicaux: programmer ceux à faire avant de partir, comme terminer des séries de vaccinations pour les enfants, le dernier rendez-vous chez le dentiste qu'il sera galère d'obtenir dans des délais corrects en rentrant.
7. Passeport: presque 9 ans d'expat, ça veut dire qu'on rentre avec un passeport presque expiré. On s'empresse de le renouveler avant de rentrer. Les démarches sont plus aisées à Singapour, quand même.
8. Plaisir: se prévoir sorties (avec les amis que l'on verra moins dans 3 mois), dernières virées dans la région et continuer à en profiter comme avant. Ne pas s'arrêter de vivre pour autant.
9. Vacances: il est fortement conseillé de prendre un break avant de rempiler. Décompresser pour mieux repartir. Régler les dernières démarches administratives, aménager son logement, tout en gardant du temps pour de vraies vacances. Pourquoi pas un tour de France de la famille et des amis?
10. Rêver (si!), a tous les trucs sympas qu'on va retrouver.

Alors ami(e) futur(e) impatrié (e) dès maintenant tu notes les trois règles de base: 
#1: 3 mois avant le retour (minimum), 6 mois si en recherche de job, tu prépares ta check-list! Ça t'évitera beaucoup de stress, même si c'est possible de déménager en 15 jours.
#2: ta priorité absolue, te mettre à la recherche d'un logement.
#3: d'une bonne dose de patience et de zénitude, tu t'armeras.

Bref, mieux vaut être un minimum organisé! Un groupe Facebook ou il faut s'inscrire, c'est Expats Nanas: back to France (ici), merci Isa!

Et de mon côté, je risque d'être un peu moins bavarde ici avec un ou deux billets mensuels au lieu de quatre ou cinq, en attendant la reconversion de mon blog vers "Active Mummy Back from Expat"! et la naissance d'un autre projet sur lequel je travaille.

mardi 8 avril 2014

Geneviève: Les Mompreneurs en Ligne

Geneviève et moi sommes rentrées en contact via nos blogs il y a un petit moment déjà. Suite à une rencontre manquée à Singapour au détour d’un voyage de Geneviève et sa famille en Asie, j’ai continué à suivre ses aventures de mampreneur !
                        
Présentation: 
Je suis Geneviève, née en Belgique, nomade et entrepreneure dans l’âme : j’ai vécu en Irlande, au Canada, en France, en Italie et en Espagne. Je suis passionnée de la vie, du voyage et des rencontres. J’ai rencontré mon compagnon de route parfait et nous avons 2 enfants merveilleux qui ont 3 nationalités !

« Mampreneur », c’est le cœur de ton business ! Quel a été ton cheminement pour créer les Mompreneurs en Ligne ?
 J’ai travaillé pendant 10 ans dans le secteur pharmaceutique, ce qui m’a amené à voyager beaucoup et à vivre dans différents pays. En 2008, je vivais au Canada et j’ai rencontré une personne clé pour moi qui était MOMpreneur et m’a vraiment donné envie de me lancer dans l’entreprenariat. Elle m’a parlé de liberté, de choix de vie, de choix de mes horaires de travail, de choix de mes clients et tout cela raisonnait juste dans ma tête comme si j’avais trouvé un trésor, j’avais compris que je voulais devenir entrepreneure. Au même moment, je suis tombée enceinte et je suis donc devenue maman et entrepreneure en même temps. Au début, je travaillais dans mon domaine d’expertise mais très vite j’ai senti que je voulais me diversifier dans mes activités. Je me suis formée et j’ai ensuite commencé à donner des cours d’éveil musical en anglais et des formations en développement personnel qui ont révélés en moi l’envie de vivre de mes passions à 100%. Je suis devenue blogueuse et coach de vie pour aider les femmes à découvrir leurs talents. En janvier 2014, j’ai décidé de créer des formations en ligne pour les femmes qui souhaitent devenir entrepreneure vivant des leurs talents. Aujourd’hui, mon quotidien est absolument aligné sur mes rêves. Je crée du contenu de formation pour d’autres personnes et pour moi-même, j’écris des articles sur des sujets qui me passionnent et je fais du coaching de vie. Toutes ces activités sont basées sur mes passions et me permettent de vivre de mes passions.

En quoi consiste la formation que tu proposes sur ton site ?
J’ai développé une méthode pour les femmes- les mamans qui souhaitent se reconnecter à leurs talents et ensuite créer un blog ou un business en ligne pour toucher un public plus large pour diffuses ces talents et leur permettre d’en vivre confortablement.
Dans la première partie de la formation, je propose des outils pour se reconnecter à son positivisme, à sa créativité, à son imagination et à ses passions tout en définissant des objectifs précis et clairs de vie et de Mompreneur.
Dans la deuxième partie de la formation, je transmets la méthode S.A.P.P qui se composent de techniques pour apprendre à créer un site/ blog de qualité, utiliser les plateformes de vente sur internet et les partenariats pour promouvoir ses talents, faire exploser ses ventes pour avoir une activité d’entrepreneure à succès.

« Vivre de ses passions », c’est la base de la formation que tu proposes, qu’aurais-tu envie de dire à celles et ceux qui pensent que c’est impossible ?
Vivre de mes passions était un rêve qui me semblait impossible il y a de cela 2 ans. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont prouvé que c’était possible, des personnes qui alliaient passion, mission de vie et marketing.
J’ai compris que la base pour vivre de mes passions c’était de changer mon état d’esprit et de commencer à croire en moi, croire en mes projets, croire que mes talents étaient des cadeaux que je pouvais offrir aux autres et recevoir en retour une rémunération.
Lorsque j’ai commencé à tout mettre en place pour vivre de mes passions et que j’ai vu que j’y arrivais en quelques mois, ma vie est devenue tellement agréable et pleine de sens que j’ai souhaité aider d’autres femmes à croire en elles et en leurs rêves.

Hobby ou réel boulot (ou les deux!)? 
Au début, c’est un hobby, on a des passions qui sont en général liés à des talents et plus on les pratique, plus on devient expert. On peut alors commencer à enseigner ses passions aux autres. Par contre, la rémunération ne vient pas tout de suite et peut ne jamais venir si on n’apprend pas à vendre ses talents ou si on ne se donne pas la valeur adéquate. Il faut donc allier développement personnel et développement de business pour arriver à transformer un hobby en réel boulot.
Ce que je peux dire c’est que tout le processus et l’apprentissage donne énormément de sens et d’énergie positive à notre vie. Développer son business basé sur ses passions c’est pour moi aussi merveilleux que de mettre au monde un enfant.

Travailler de la maison, est-ce compliqué, et recommandé? 
Je travaille de la maison depuis 2008 et cela m’aide énormément dans mon quotidien de maman pour aller conduire et rechercher mes enfants à l’école et à la garderie. J’ai appris des techniques pour m’améliorer dans mon organisation et je suis maintenant très satisfaite de mon efficacité. Par contre, je pense qu’il est important de développer un réseau pour rencontrer des gens tous les jours d’une façon ou d’une autre pour ne pas se sentir isolée. Il y a de nombreux réseaux d’entrepreneures qui se réunissent régulièrement et où l’on peut partager ses succès, ses échecs et ses frustrations avec des personnes qui vivent la même chose que nous.

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner quand on lance son business? 
De penser que l’on va tout de suite réussir sans faire d’erreurs et de penser que l’on va gagner un salaire complet dès les premiers mois. Il faut avoir des économies et prévoir quelques mois de salaire pour démarrer l’esprit tranquille et surtout ne pas être focalisé sur l’argent mais sur la passion et ce que l’on veut donner avant de recevoir en retour.

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs, des ressources particulières qui pourraient être disponibles pour d'autres Mampreneurs? Si oui, lesquels? 
J’ai découvert Mes Bonnes Copines et je dois dire que j’ai fait énormément d’échanges et de partenariats en ligne grâce à ce site.
Je fais aussi partie de 2 réseaux d’entrepreneurs en Belgique, ce qui me permet de me faire connaître localement.
Je fais partie du club privé d’Olivier Roland et du groupe Business 3 G de Laurent Chenot qui me permettent de créer régulièrement des partenariats avec des centaines d’entrepreneurs francophones.
Je regarde au moins une vidéo inspirante d’entrepreneur par jour sur youtube.
Je conseille à tous les débutants dans l’entreprenariat de s’entourer d’entrepreneurs car c’est en les côtoyant qu’on apprend à se forger une mentalité et un état d’esprit d’entrepreneur.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Depuis que je me suis reconnectée à mes talents et passions, je me sens en permanence inspirée. J’ai des tonnes d’idées au quotidien et je prends note car je n’ai pas le temps de tout réaliser tout de suite.
Mon but actuel est d’aider des centaines de femmes à vivre de leurs passions.
J’ai également un blog sur l’accompagnement à la naissance puisque je suis doula formée au Québec et sur les vacances avec les enfants puisque je souhaite organiser des vacances-ateliers pour partir à la découverte de son potentiel pour les familles.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur? 
Ils sont à la fois intrigués et admiratifs. Beaucoup de personnes aimeraient avoir la liberté d’expression, d’horaires que j’ai mais peu osent y croire et c’est bien là le problème. Si on n’y croit pas, on se ferme les portes sans même avoir essayé !
Malheureusement, beaucoup trop de personnes n’ont même pas le temps de réfléchir à leurs projets car elles sont trop occupées par leur travail et les enfants.
C’est pour répondre à ce problème de manque de temps que j’ai créé ma formation en ligne car les femmes peuvent écouter mes podcasts et se former en se baladant, en faisant leur ménage, dans le train ou la voiture. Elles ne doivent pas dégager du temps pour commencer à changer leur vie. Elles peuvent se mettre en route vers un nouvel état d’esprit et une nouvelle vie en s’amusant grâce à des exercices ludiques, simples et transformateurs.

Et la famille dans tout ça? 
Les enfants et mon compagnon ont assisté à ma transformation intérieure et ils ont bénéficié grandement de ma bonne humeur permanente et de mon état d’esprit ultra positif au quotidien.
Mon compagnon est ravi car nos projets de famille vont pouvoir se réaliser. Il est  canadien et nous avons toujours eu du mal à choisir entre la vie en Amérique ou la vie en Europe. Avec un business en ligne, tout devient possible, même vivre 6 mois au Canada et 6 mois en Europe ! ;-))

Et si c'était à refaire? 
Je referais tout pareil, tout mon cheminement est merveilleux et la découverte de ma mission de vie a changé mon quotidien.
Comme le disent souvent les personnes qui ont découvert un trésor : « le seul regret est de ne pas l’avoir trouvé plus tôt. » Et en même temps je sais que chaque chose arrive quand on est prêt à la recevoir.


Geneviève a déjà rempli la première session de sa formation ! En attendant, je vous invite à découvrir son site, ici, et à ne pas hésiter a la contacter en attendant la prochaine session, ou tout simplement à souscrire à sa newsletter (pleine d'infos sympas).

mardi 1 avril 2014

Greening (*)

(*) J'ai piqué le titre de ce billet à Mme Grémichon (voir ici), qui fourmille de bonnes idées sur le sujet! Concrètement chez nous:
- la folie des sacs plastiques au supermarché à Singapour me rend dingue (la caissière qui emballe dans un sac sépare ton shampoing parce qu'on sait jamais, ça pourrait couler sur le pain, par exemple), j'emporte toujours mes sacs réutilisables et les utilise même pour les courses non alimentaires. Ça surprend toujours un peu en caisse. Ils prennent très peu de place dans mon sac à main. Je refuse les sacs plastiques, au point que mon mari m'alerte régulièrement que nous n'avons plus de sacs poubelle.
- depuis un peu plus d'un an, nous utilisons couches et lingettes lavables. Bébé A utilisé des couches et lingettes jetables uniquement à la crèche et lors de nos voyages. Petit geste pour l'environnement, mais aussi pour notre porte-monnaie! Nous avons adopté les couches Charlie Banana (ici) et les lingettes Tendances d'Emma (ici).

- plus de papier absorbant à la maison depuis un an aussi (et on survit!) on utilise les carrés lavables absorbants Tendance d'Emma et d'autres marques, surplus achetés aux copines. Les enfants sont fans de ces carrés colorés.
- mon déo habituel a été remplacé par une pierre d'Alun. Des économies aussi, la même me dure depuis 7-8 mois et probablement pour encore 6 bons mois... Ca s'utilise sur la peau humide (à la sortie de la douche) et on peut même ajouter une petite goutte d'huile essentielle sur la pierre avant application. On en trouve chez Aroma-Zone (ici).
- côté shampoing, pas de changement, mais j'ai réalisé en vacances à quel point les flacons à pompe nous font surconsommer. Au Sri Lanka, je suis partie avec un (gros) échantillon de gel douche, pensant qu'on nous en fournirait a l'hôtel: j'ai tenu 10 jours avec mon échantillon (et 2 douches par jour, rassurez-vous!), une goutte de la taille d'un gros pois suffit, hé oui!
- nous avons déjà troqué les savons à pompe a côté du lavabo de la salle de bain contre du savon de Marseille. Le savon à pompe sert juste à en consommer 3 fois plus. On le garde toutefois près de l'évier de la cuisine, ou le pain de savon deviendrait un peu trop crado.
- ma poche à gouter Itzy Rizy, étanche à l'intérieur (sans BPA, sans PVC), et tissu au design sympa à l’extérieur, lavable en machine. Elle permet de loger un sandwich (taille carré de pain de mie), un fruit ou autre. Exit le sachet ziplock ou équivalent qui part à la poubelle. On les trouve chez Pupsik Studio (ici).
- une des dernières découvertes green (merci Sandra!), ce sont les Bee's Wraps, ces tissus en coton organiques imprégnés de cire d'abeille parfumés à l'huile essentielle de pin. Je m'en sers pour emballer un fruit ou légume entamé, un morceau de fromage ou de pain, couvrir un bol. Ils prennent forme a la chaleur des mains et se lave doucement a l'eau et savon. Le film plastique et l'alu ne me servent qu'exceptionnellement, pour emballer des aliments chauds ou viandes et poissons. J'ai beaucoup cherché, il semblerait qu'on en trouve qu'aux USA (Bee's Wrap, ici) et au Canada (Abeego, ici).
- enfin et surtout, grâce aux Singapour Nanas (le groupe ou rien n'est tabou ou presque), je me lance, j'ai acheté une coupe menstruelle Mooncup. Concept top... mais pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt? Et en fait, ultra simple à utiliser, si!
Je suis curieuse de connaitre vos petites astuces green, en particulier celles qui vous font économiser des sous et vous facilitent la vie, alors partagez!

D'une manière générale, avec un retour en France prévu dans 3 petits mois, nous disons stop a l'accumulation, ça fait du bien de vider les placards de temps en temps! Nous avons aussi décidé de verser l’intégralité de la vente de notre surplus d'affaires à une association caritative. De quoi partir allégé!

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