mardi 1 avril 2014

Greening (*)

(*) J'ai piqué le titre de ce billet à Mme Grémichon (voir ici), qui fourmille de bonnes idées sur le sujet! Concrètement chez nous:
- la folie des sacs plastiques au supermarché à Singapour me rend dingue (la caissière qui emballe dans un sac sépare ton shampoing parce qu'on sait jamais, ça pourrait couler sur le pain, par exemple), j'emporte toujours mes sacs réutilisables et les utilise même pour les courses non alimentaires. Ça surprend toujours un peu en caisse. Ils prennent très peu de place dans mon sac à main. Je refuse les sacs plastiques, au point que mon mari m'alerte régulièrement que nous n'avons plus de sacs poubelle.
- depuis un peu plus d'un an, nous utilisons couches et lingettes lavables. Bébé A utilisé des couches et lingettes jetables uniquement à la crèche et lors de nos voyages. Petit geste pour l'environnement, mais aussi pour notre porte-monnaie! Nous avons adopté les couches Charlie Banana (ici) et les lingettes Tendances d'Emma (ici).

- plus de papier absorbant à la maison depuis un an aussi (et on survit!) on utilise les carrés lavables absorbants Tendance d'Emma et d'autres marques, surplus achetés aux copines. Les enfants sont fans de ces carrés colorés.
- mon déo habituel a été remplacé par une pierre d'Alun. Des économies aussi, la même me dure depuis 7-8 mois et probablement pour encore 6 bons mois... Ca s'utilise sur la peau humide (à la sortie de la douche) et on peut même ajouter une petite goutte d'huile essentielle sur la pierre avant application. On en trouve chez Aroma-Zone (ici).
- côté shampoing, pas de changement, mais j'ai réalisé en vacances à quel point les flacons à pompe nous font surconsommer. Au Sri Lanka, je suis partie avec un (gros) échantillon de gel douche, pensant qu'on nous en fournirait a l'hôtel: j'ai tenu 10 jours avec mon échantillon (et 2 douches par jour, rassurez-vous!), une goutte de la taille d'un gros pois suffit, hé oui!
- nous avons déjà troqué les savons à pompe a côté du lavabo de la salle de bain contre du savon de Marseille. Le savon à pompe sert juste à en consommer 3 fois plus. On le garde toutefois près de l'évier de la cuisine, ou le pain de savon deviendrait un peu trop crado.
- ma poche à gouter Itzy Rizy, étanche à l'intérieur (sans BPA, sans PVC), et tissu au design sympa à l’extérieur, lavable en machine. Elle permet de loger un sandwich (taille carré de pain de mie), un fruit ou autre. Exit le sachet ziplock ou équivalent qui part à la poubelle. On les trouve chez Pupsik Studio (ici).
- une des dernières découvertes green (merci Sandra!), ce sont les Bee's Wraps, ces tissus en coton organiques imprégnés de cire d'abeille parfumés à l'huile essentielle de pin. Je m'en sers pour emballer un fruit ou légume entamé, un morceau de fromage ou de pain, couvrir un bol. Ils prennent forme a la chaleur des mains et se lave doucement a l'eau et savon. Le film plastique et l'alu ne me servent qu'exceptionnellement, pour emballer des aliments chauds ou viandes et poissons. J'ai beaucoup cherché, il semblerait qu'on en trouve qu'aux USA (Bee's Wrap, ici) et au Canada (Abeego, ici).
- enfin et surtout, grâce aux Singapour Nanas (le groupe ou rien n'est tabou ou presque), je me lance, j'ai acheté une coupe menstruelle Mooncup. Concept top... mais pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt? Et en fait, ultra simple à utiliser, si!
Je suis curieuse de connaitre vos petites astuces green, en particulier celles qui vous font économiser des sous et vous facilitent la vie, alors partagez!

D'une manière générale, avec un retour en France prévu dans 3 petits mois, nous disons stop a l'accumulation, ça fait du bien de vider les placards de temps en temps! Nous avons aussi décidé de verser l’intégralité de la vente de notre surplus d'affaires à une association caritative. De quoi partir allégé!

dimanche 16 mars 2014

J'ai besoin de vous!

Récemment, je faisais part de mes questionnements et réflexions vis-a-vis de l'alimentation, un sujet qui me nourrit quotidiennement. Un sujet dont je trouve l'enjeu tellement essentiel pour nous et nos enfants, que je réfléchis à un projet dont une des finalités serait de donner des outils simples aux parents débordés que nous sommes pour optimiser leur organisation, cuisiner des repas simples et sains pour leur famille. Oui, c'est possible!

En attendant, j'ai besoin de vous! De 10 minutes de votre temps, merci de remplir ce sondage (clic ici), de partager avec votre famille et vos amis.

Merci, merci, merci mille fois!

CLIC ICI

mercredi 12 mars 2014

A Singaporean in Paris: une comédie musicale à ne pas manquer!

Encore sous le charme de la soirée d'hier, le sourire presque encore collé au visage, je vous le dis: achetez au plus vite vos billets pour aller voir A Singaporean in Paris, la dernière comédie musicale en anglais produite par Sing'Theatre. J'ai eu la chance d'y être invitée, une occasion de se couper d'une journée de travail intense. 

Une salle bourrée à craquer (un mardi, pourtant). Hossan Leong alias KQ ne paie pas de mine lorsqu'il déboule sur scène, dans son manteau d'hiver, en bon singapourien fraichement débarqué à Paris en plein mois de janvier. Il vient de perdre sa valise à Charles de Gaulle, de prendre un taxi pour cause de grève (tiens, tiens), et vient travailler dans un cabaret parisien. Au bout de quelques minutes, le rythme est donné. Hossan (KQ) ouvre sur une interprétation de Comme d’habitude. Et ça s’enchaine de plus belle : les 5 comédiens, dans la pièce, KQ, Terence, Sofia, Edmund, Anne virevoltent sur scène, chantent aussi bien Aznavour, Gainsbourg, Gibert Bécaud, Trénet et manient des anecdotes sur fond de mix culturel franco-singapourien. Des clichés, il en faut: Paris, la romantique, ville de l’Amouuuuur, mais qu'est-ce qu'on rit! 
Quelques moments à retenir: le numéro bluffant de claquettes de Linden (Terence), une interprétation à mourir de rire de Sea, Sex & Sun de Gainsbourg, avec Hossan (KQ) en dragueur macho, et des anecdotes croustillantes sur fond de choc culturel (le curry de tête de poisson servi aux voisins, l'obtention de la carte de séjour, la bise pour se dire bonjour…).
Une comédie musicale d'un excellent niveau. Quand le rideau tombe, on trouve que c'est passé trop vite, mais on en ressort, le sourire aux lèvres, rempli d'une bonne humeur contagieuse. A ne pas manquer!

Il semblerait que certaines représentations soient déjà pleines, alors n'attendez plus, et parlez-en à vos amis ou collègues singapouriens. Pour réserver, c'est ici, jusqu'au 23 mars 2014, a School of The Art (SOTA), métro Dhoby Ghaut.

lundi 10 mars 2014

Countdown...

Ça n'est pas une breaking news, mais je le redis (pour ceux qui ne nous croyaient pas, puis un peu pour moi-même qui peine à réaliser): OUI, nous rentrons! Non, nous ne sommes pas fous. Vous êtes surs? C'est morose en France, hein! On est mieux à Singapour. Je ne compte plus le nombre de fois où nous devons nous justifier, mettant à chaque fois à l'épreuve notre motivation sans faille. Apres plus de 8 (belles) années à Singapour, il est temps de changer d'air, de retourner dans notre cher pays, se rapprocher de nos familles et de nos amis, ne plus avoir à prendre l'avion pour partir en week-end ou en vacances, permettre à nos enfants de connaitre leur pays... parce que bon, dixit Petit M: "Papa, mon A il est French, et moi I'm Chinese". Euh... On espère quand même entretenir le mandarin (B. je compte sur toi pour le lancement de VivaLing a la rentrée, hein!). Et puis, ne plus bosser le samedi, avoir un vrai week-end en famille, ça, ça va être un vrai luxe. Nombre de jours de congés annuels - samedi travaillés = un gros déficit, hein! J'ai bossé tous les samedis jusque 2010, mais SuperChéri s'y colle encore, et franchement y'en a marre!
Certes, l'expatriation nous aura beaucoup apportéà tout point de vues, nous allons rentrer riche d’une belle expérience pleinement vécue, sans regret, mais notre famille va y gagner en qualité de vie, la vraie, pas la qualité de vie achetée au prix du « package » (ou pas). La piscine en bas du condo tous les week-ends, les vacances a portée d'avion, la helper (que nous n'avons pas), c'est sympa, mais pas une fin en soi. Bref, à long terme, nous ne nous reconnaissons pas tout à fait dans la pyramide de Maslow, version Singapour (chez Paris-Singapore, ici).
C'est maintenant que je commence à prendre la mesure de notre retour. D'abord parce que Mars 2014 était depuis Août 2010 une date majeure pour notre projet (pro). Le retour se précise maintenant pour la première semaine de Juillet, mais "Mars 2014" ne cesse de résonner ($^*#@&! de mois de mars, oui!), la date que nous répétons depuis 3 ans et demi (l’âge de Petit M, accessoirement). Le départ soudain de V puis F, F&O, nous rappelle à ce départ aussi. Sans compter les autres départs, plus ou moins prévus, plus ou moins soudains (comme celui d'Adeline).
Ca y est, le countdown a commencé. Recherche de poste en France, liste des démarches administratives pour le retour, liste des objets à vendre et à donner avant de partir, début de vidage de placards (=réfléchir avant de faire les courses), liste des choses à faire avant de partir, brainstorming sur le dernier voyage à faire dans la région.
En route vers l'impatriation, une véritable expatriation pour nous... ces derniers 3 mois et quelques vont filer à toute allure!

jeudi 6 mars 2014

Andayoma: maman et chanteuse professionnelle!

Guylène Harris, plus connue sous le nom d’Andayoma, a un parcours étonnant. Ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion d’entrer en contact avec une chanteuse ;-) Puisant dans de nombreuses influences musicales, Andayoma donne une nouvelle dimension au jazz.

Présentation: 
Mon nom d'artiste est Andayoma. Il correspond à la fusion des deux prénoms africains de mes filles, Andayé et Ihéoma. J'ai trois enfants, un fils et deux filles. Je vis à Singapour depuis février 2001. Je suis une Guyanaise née à Paris, et je suis chanteuse professionnelle.

Ton parcours est pour le moins atypique, comment es-tu devenue chanteuse professionnelle ?
Je faisais partie d'une chorale de gospel en France et quand je suis arrivée à Singapour, j'ai mis toute mon énergie à rechercher une chorale de gospel que je n'ai pas trouvée. Il n’était question à l’époque de rester que 3 ans et je souhaitais maintenir ma voix pour le retour. J'ai pris des cours de chant. Je suis à Singapour depuis 13 ans ! Ma chorale de gospel s'est dissoute en France et je continue à maintenir la voix.
Je ne rappelle pas que ça ait été un rêve d'enfant mais plutôt une passion qui s'est révélée avec un environnement propice.

On pense au premier abord qu’il n’est pas facile pour des artistes de s’implanter à Singapour, qu’en penses-tu ?
Je suis un mauvais exemple. Je suis devenue artiste à Singapour. Mais la concurrence est forte il est vrai. Dans ma ligne, les chanteuses de jazz sont bonnes, les hôtels de luxe recrutent des professionnels des États-Unis. Les différences de salaire entre les étrangers (européens, philippins…) sont importantes.



Ta journée, ta semaine type ?
Dans la semaine, je conduis 2 chorales : une chorale pour enfants et une chorale d'adultes. 3 jours par semaine. Je donne des cours privés de chant 3  fois par semaine. J'échauffe ma voix tous les jours et fais mes exercices vocaux, j'apprends de nouvelles chansons. Je m'arrache les cheveux sur le déchiffrage et je détruits une mélodie en apprenant à jouer au piano...
Mes journées sont aussi bien remplies avec mon mari que je dépose et vais chercher tous les jours au travail ; avec mes enfants, par exemple Hugo que j’emmène au cours de Drama le vendredi et ma sœur cadette Ingrid que j’appelle presque tous les jours.
Enfin, je fais du sport deux fois par semaine. Je prends le temps de manger avec une bonne copine une fois par semaine.

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner?
Avec les erreurs viennent l'expérience. Les erreurs affinent tes désirs, tes objectifs, ce que tu souhaites vraiment quand tu ne peux pas mettre le doigt dessus. Ma "timidité" (tout le monde rirait mais c'est vrai) m'a ralentie.
Le conseil que je donnerais serait le suivant : mélange-toi rapidement aux musiciens locaux. Ils penseront à toi si besoin.

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs ou d’artistes, des réseaux féminins, des ressources particulières? Si oui, lesquels t’ont semblé les plus efficaces? 
Plusieurs personnes ont contribué au produit technique/artistique "Andayoma". Celui qui a été le plus efficace pour moi a été le coaching. Je suis toujours plus à l'aise dans le « One to One ». Christine Reuther de Yabuka Solutions m’a beaucoup apporté. Je pouvais "parler" à voix haute des directions que je prenais. Cela m'obligeait à reporter, à respecter mes propres deadlines.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Qu'on se le dise 3 festivals par an. Un concert tous les deux ans. Le 10 mars 2014, je présenterai Shades of Love à l'Esplanade pendant le festival de Musique Mosaic. Le 20 mars 2014, je passe au Sultan Jazz. Lectrices du blog, à vos agendas ! Des contacts sont en cours pour des concerts ou festivals avec la Guyane, mon pays d'origine.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Maman chanteuse professionnelle? 
Il faudrait que je le leur demande en fait? Je ne sais pas.

Et la famille dans tout ça? Comment tes enfants, ton mari s’insèrent-ils dans ce parcours ?
Avant j'aurais voulu qu'Olivier soit là à tous les événements importants et maintenant c'est moins fort. Il ne veut jamais payer sa place en me disant "je contribue suffisamment" ;-). Ma famille et mes enfants sont très importants pour mon équilibre artistique, qui je le crains, risque d’être bouleversé avec le départ de Gaëlle pour ses études.

Et si c'était à refaire? 
A refaire mais avec un agent artistique!

Je vous invite à découvrir la talentueuse Andayoma, si vous le pouvez, le 10 mars à Esplanade, ou en achetant son album Shades of Love sur les plateformes telles qu’I-tunes, Amazon.com ou directement sur le site www.andayoma.com

lundi 3 mars 2014

De délicieux cookies avoine-banane-chocolat, sans sucre ajouté, oui, c'est possible!

Does your cookie need all that sugar? Foodbabe, nous interpelle sur son blog (voir ici). Car la plupart du temps, les cookies, si populaires au Etats-Unis, en contiennent des quantités effarantes. Quand on sait que le sucre doit être consommé avec modération car en plus des effets sur notre santé, il aurait des effets addictifs. Une excellente vidéo sur le sujet... tout est une question de dose, évidemment.
Toujours dans la continuation de mes réflexions sur l'alimentation, j'essaie autant que possible de ne pas habituer mes enfants au sucre, au gout sucre en général, sans pour autant les priver du plaisir de manger. Je suis tombée sur une recette fournie dans l'ebook de Nutritious NDelicious (lien ici et page Facebook ici) de cookies à l'avoine, banane et chocolat sans sucre ajouté (puis aussi sans beurre et sans œufs). Je les fais pour la 3ème fois, et comment, dire... énorme succès aussi bien du côté des enfants que des parents. Pour les lecteurs anglophones, je vous conseille de consulter l'ebook qui contient d’autres recettes sympas. Pour les autres, voici la recette, un peu adaptée:

Ingrédients (pour environ 3 douzaines de petits cookies):
- 3 grosses bananes bien mûres. Il m'arrive d'en mettre 4.
- 1 cuillère à café d'extrait de vanille (que je n'ai pas mise).
- 60 ml d'huile de noix de coco.
- 125 gr de poudre d'amande. Comme j'ai un énorme paquet d'amandes entières chez moi, je suis partie du même poids d'amandes entières que j'ai mixées.
- 25 gr de noix de coco en poudre.
- 180 gr de flocons d'avoine entiers.
- 1/2 cuillère à café de cannelle.
- 1 pincée de sel.
- 5 gr de levure chimique (1/2 sachet)
- 175 gr de chocolat noir
Recette:
1. Mélangez la banane écrasée, l'huile de noix de coco, l'extrait de vanille.
2. Ajoutez la poudre d'amande, la noix de coco en poudre, les flocons d'avoine, la cannelle, le sel, la levure en mélangeant au fur et à mesure.
3. Incorporez le chocolat brisé en petites pépites. Je passe au mixeur mes pistoles de chocolat pour obtenir de petits éclats de chocolat, ça va plus vite.
4. Façonnez de petites boules légèrement aplaties d'environ 4 cm de diamètre, sur une plaque garnie d'un papier sulfurisé.
5. 15 minutes au four à 180 degrés, et les voilà prêts a la dégustation!

Alors je vous le demande, vos cookies ont-ils besoin de tant de sucre?

lundi 24 février 2014

Emilie: Infatigable working mom et web-entrepreneuse!

Si vous êtes à Singapour, vous êtes probablement tombé sur Emilie, virtuellement sur un de ses nombreux sites web ou IRL(*), lors d’une soirée Singafrog. Emilie, fondatrice de Singafrog, web-entrepreneuse, working mom et bien plus, lance régulièrement de nouveaux projets, de quoi se demander « what’s next » (et accessoirement, comment fait-elle !) ?

Présentation:
Emilie, mariée, deux enfants (2 & 5 ans), passionnée de voyages et à Singapour depuis 2006.

Working Mom, photographe, Globe-trotteuse, (serial) blogueuse, (serial) web-entrepreneuse, comment te définis-tu avant tout?
Super difficile comme première question ! Une malade mentale hyperactive ? Pour moi, la famille est sacrée mais j’aime aussi beaucoup aider les autres. Dans mon vrai métier de fundraiser, je lève des fonds pour aider des enfants à recevoir la meilleure éducation possible. Tous les sites et blogs que j’ai pu lancer jusqu’à présent ont pour but d’aider aussi : à voyager avec ses enfants (Petits Globetrotteurs), à trouver une chambre en coloc (ExpatRoomMate), à trouver des activités avec les enfants (projet de Surviving with Kids), à s’installer dans un nouveau pays (Singafrog) et enfin à gérer sa vie de working mom qui voudrait éduquer ses enfants positivement (Maman Positive). Il y a quelques années, je m’étais même lancée dans les portraits de famille en studio photo le week-end mais ça ne devenait plus gérable et j’ai arrêté à la naissance de mon 2ème enfant.


De Singafrog à Surviving with Kids, parles-nous un peu plus de tes projets! Lesquels te tiennent le plus à cœur? Projets amateurs ou pro?
Comme je bosse dans une entreprise du lundi au vendredi, je dirais que ce sont tous des projets amateurs au jour d’aujourd’hui mais que j’ai bon espoir que certains d’entre eux puissent se développer en projets pro si je venais à avoir plus temps. Pour le moment, j’essaie de les faire connaître, d’avoir un flot de visiteurs régulier afin d’avoir déjà une audience le jour où je souhaiterais les transformer en projets pro.
J’ai lancé Singafrog lorsque j’ai commencé à venir en missions de courtes durées (mais mensuelles !) à Singapour. Il n’y avait aucune ressources en français sur Singapour à l’époque (Singapourlesblogs n’existait pas encore). Je crois que le site, et aujourd’hui le groupe Facebook, ont aidé pas mal d’arrivants et cela me fait vraiment plaisir. J’organise encore des soirées de temps en temps car j’aime rencontrer de nouvelles personnes et je suis persuadée que ça aide les petits nouveaux dans la cité du Lion :-).
Mais mes trois priorités du moment sont Petits Globetrotteurs, Expat Room Mate et Surviving with Kids. Petits Globetrotteurs parce que je veux pouvoir rassurer les parents un peu stressés qui hésiteraient à partir en voyage avec leur bébé ou enfant en bas âge et rateraient de fabuleux moments de partage. Pour les voyageurs confirmés, je veux partager nos destinations et ce que nous avons aimé faire dans tel ou tel pays avec nos petits globetrotteurs.

Du simple blog au site web, tous tes sites sont dignes d’une pro! Tu as tout fait et appris toute seule? Quelques trucs a partager avec de futurs web-entrepreneurs?
J’ai lancé mon 1er site il y a 13 ans déjà. Cela s’appelait Esprit Japon. Une plateforme sous NPDS (un CMS désormais détrôné depuis longtemps par Wordpress) avec des cours de japonais et un forum sur le pays du soleil levant (j’ai fait un échange scolaire d’un an au Japon et obtenu une maîtrise LEA anglais-japonais). J’ai beaucoup appris à ce moment là et au cours du développement de tous les sites qui ont suivis. Joomla, Wordpress. C’est vite devenu une passion. Au début, je n’utilisais que des plugins gratuits et puis j’ai commencé à acheter des plugins fait par des développeurs. Non seulement je trouve cela normal de rémunérer ces gens pour leur travail de qualité mais cela me permet aussi de gagner un temps fou et de transformer mes sites. Pour les web-entrepreneurs qui auraient besoin d’un coup de main, je conseille fortement les sites de freelancers (comme freelancer.com) où ils pourront trouver de l’aide pour un prix fixe, même pour créer un thème ou pour installer un CMS. Depuis peu, j’ai également découvert Fiverr (fiverr.com) où les utilisateurs proposent leurs services pour 5 $US. Une vraie mine de talents à petits prix pour les web-entrepreneurs ! Attention, ça peut vite devenir addictif ;)

Pas moins de 3 lancements de projets en deux mois! Comment fais-tu pour tout concilier?
Un peu par coïncidence ou parce que j’ai eu une poussée d’énergie folle, j’ai effectivement lancé 3 sites en même temps (enfin Surviving with Kids est un peu à la traine là). Mais il se trouve que je bossais sur ces sites et ces concepts depuis plusieurs mois déjà (voire années). Ils étaient tous à 75% achevés quand je me suis dit qu’il fallait que je m’atèle à les terminer un par un. Pour trouver le temps de tout concilier, je maximise le temps dans les transports en commun pour aller le boulot grâce aux applications Notes, Evernote et Wordpress pour iPhone. J’écris mes articles, je réfléchis aux concepts, je brainstorme. Pas le temps de m’ennuyer. Et quand les enfants sont couchés, je recommence à plancher.

Ou puises-tu ton inspiration (et ton énergie, encore une fois!)?
Dans la vie de tous les jours. Il y a quelques mois, je cherchais des cours de sport pour mon ainé (4 ans à l’époque). Bien-sûr, je souhaitais que cela soit près de chez moi et adapté à son âge. Trouver une activité basée sur l’âge de l’enfant et le lieu : l’idée de Surviving with Kids. Avec les questions que j’ai reçues suite à nos premiers voyages avec bébé : Petits Globetrotteurs. Toutes les demandes de chambres en coloc’ sur Singafrog : Expat Room Mate. Ce ne sont vraiment pas les idées qui manquent. J’en aurais d’ailleurs même un peu trop !

Quelles sont les difficultés les plus inattendues auxquelles tu as été confrontées?
Je ne sais pas si c’est très inattendu mais j’ai du mal à tenir sur la distance ! Je suis une sprinteuse, pas une coureuse de fond. J’ai une nouvelle idée, je suis super excitée de la réaliser, de mettre en place un nouveau site et puis, une autre idée arrive au galop et je manque de ténacité pour maintenir ou développer l’idée précédente. Je suis donc une bonne webdesigner mais pas forcément une très bonne blogueuse.
Une autre difficulté est de bosser seule sur tous ces projets et de ne pas avoir un partenaire pour relancer la machine quand ma motivation diminue.

Quels sont les appuis sur lesquels tu as pu compter? Les réseaux?
Bien-sûr, le réseau Singafrog est une mine d’idées et une plateforme privilégiée pour annoncer / tester mes nouveaux projets. Avec presque 5000 utilisateurs, c’est le groupe francophone le plus important de Singapour sur Facebook. Je trouve que le groupe Singapour Nanas est une excellente initiative même si je ne me retrouve pas toujours dans certains posts. Enfin, le groupe des blogueurs francophones de Singapour est très chouette. Parler CMS, CSS ou encore PHP avec des gens sans passer pour un extra-terrestre, c’est très sympa ! Mais mon soutien numéro un reste mon mari (qui doit désormais être incollable en sites web et technologie !).

Un conseil aux mamans? Au web-entrepreneurs?
Pour les mamans – une organisation de malade pour réussir à tout gérer et profiter des enfants (et enrôler le papa dans l’aide aux tâches ménagères est en tête de liste). J’ai beaucoup aimé les livres Maman organisée (des petites astuces qui peuvent faire la différence) et Simplifier votre vie en 7 jours (avoir un intérieur épuré pour s’y retrouver facilement).
Pour les web-entrepreneurs - ne pas hésitez à faire appel à des professionnels (disponibles à petits prix sur les plateformes telles que freelancer.com ou fiverr.com) pour ce que l’on ne sait pas faire (écrire un communiqué de presse, traduire dans un anglais parfait un article, etc.). Compte-tenu des ressources à notre portée aujourd’hui, je pense que l’on ne peut pas se permettre de lancer un site web approximatif.
Pour les mum-web-entrepreneurs – s’aménager des plages dédiées aux enfants pour ne pas passer à côté d’eux. J’essaie de poser mon téléphone sur la console de l’entrée quand je rentre du boulot le soir et de ne pas le regarder pendant que je suis avec eux (pas toujours facile, j’en conçois !).

Tes perspectives? Allez, je suis sure que tu as quelques projets dans ta besace :-)
Ouep ! Si je m’écoutais là maintenant tout de suite, je me lancerais dans la création d’une application pour smartphone pour voyager avec les enfants. J’ai déjà 90% du concept en tête. Et mon rêve : un tour du monde en famille en puisant de mes revenus de web-entrepreneuse (revenu actuel proche de 0$) ou de webdesigner freelance (à suivre !) ;)

Merci Emilie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Pour suivre les projets d’Emilie (incontournables !) :
Singafrog, sur Facebook ici.
ExpatRoomMate, site web ici.
Petits Globetrotteurs, site web ici et Facebook ici.
Maman Positive, site web ici et Facebook ici.
Surviving with Kids, site web (stay tuned) et Facebook ici.

(*) IRL = In Real Life

Photos fournies par Emilie.

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