dimanche 3 juillet 2011

10km done!

J'aime bien les courses féminines. L'ambiance est moins à la compétition à tout prix et ça se sent. On discute plus facilement avec sa voisine (inconnue) en attendant le départ. On peut faire un classement potable sans faire une méga performance.
La veille, l'essentiel a été préparé (tenue de course, check - chaussures, check, dossard et puce, check - snack et boissons pré-course, check). Réveil à 6h ce matin pour un départ 7h30 (dimanche... soustrayez 1h pour un semi et 2h pour un marathon, du masochisme?). Snack léger et énergétique, bonne dose de 100Plus (boisson isotonique qui a l'avantage de ne pas être dégueu). Ne pas oublier de se badigeonner de "graisse" style "Body Glide" chaque cm2 de peau susceptible d'être exposée aux frottements de votre tenue (si vous ne voulez pas hurler sous la douche en rentrant, je parle par expérience). A 6h30, dehors, c'est calme. A part les mamies qui font du tai-chi, pas grand monde. Dans le métro, on croise beaucoup de T-Shirt rouges (bleus, verts, jaunes, orange, etc. selon la course et le sponsor principal: T-Shirt de marque offert avec l'inscription). 
La course part du centre-ville - 7h30, top départ! Le démarrage est toujours trop rapide, on se teste, combien au km? Argh, la première partie est un peu déprimante avec un aller-retour sur Nicoll Highway, mais au moins, ça permet d'abattre 5km. Que ce soit un 10km ou un marathon, toute course passe par plusieurs phases. Après l'enthousiasme, le doute, souvent entre la moitié et les deux-tiers (pour moi). Je ralentis, ça devient dur (mince, avant la grossesse le 10km, c'était finger in the nose, même pas fatiguée après). Ne pas manquer les points d'eau (à Singapour, sous la chaleur tropicale). Au moins, le parcours est sympa le long de Marina Bay. Plus que 2km, ca y est, après le doute, me voilà en phase combative. Papa et Bébé m'attendent à l'arrivée. Hop, 10km en 58'59". Je voulais faire moins d'une heure. Well done. (euh... oublions l'espace d'un instant que je le faisais en 48minutes il y a deux ans...).

Pour celles et ceux qui se disent que la course à pied c'est mission impossible, je tiens juste à dire que quand j'ai commencé, en 2004, il fallait me tirer avec un treuil pour faire, allez, un jogging de 15 minutes. Et si on m'avait dit, "tu verras, un jour, tu feras un marathon", j'aurais juste rigolé (d'ailleurs a l'époque, personne n'aurait eu l'idée de me le dire, soyons honnête). J'en ai fait un 3 ans 1/2 plus tard, et accessoirement, la course à pied m'a aidée à perdre pas mal de poids (euh oui, je faisais un poids de grossesse mais sans grossesse...). Petit à petit, en courant avec quelqu'un, on y prend gout (j'ai eu le meilleur coach du monde, mon mari). Et les endorphines pendant la course, ce n’est pas des conneries. C'est ce qui fait qu'on se sent "en manque" lorsqu'on ne s'entraine plus. Qu'on se réinscrit au marathon l'année d'après même si on a souffert. Et c'est un fantastique booster pour le moral. 
Et pour ceux qui ont lu mon billet précédent, ça y est, je me suis décidée pour le semi-marathon en décembre!

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