samedi 18 mai 2013

5 ans de mariage!

5 ans de mariage fêtés le 17 mai 2013. Un diner au cours duquel on a refait le monde, on s'est dit "waouh", on a fait tout ça", "on a vieillit,... nan, pas trop", "on sera ou dans 5 ans?", "combien d'enfants?". Noces de Bois, vivrons-nous assez vieux pour fêter nos noces de Chêne? Euh... Rétrospective sur nos précédents anniversaires de mariage, l'un au Japon, l'autre en Australie, puis Taiwan et Singapour, au gré de nos vacances. "Tu te souviens, on avait mangé là?". Euh, non (oui il n'y a que moi pour me rappeler des années après ce qu'on a mangé et ou...). 
5 années pendant lesquelles nous avons eu de la chance professionnellement et personnellement. On ne peut que rendre grâce.
Ça nous a fait revivre notre arrivée à Singapour il y a plus de 7 ans, voire 8 ans pour SuperChéri lui stagiaire, puis nous VIE jeunes fiancés, puis jeunes mariés (mariage en France organisé depuis Singapour!) et expat, enfin (moins?) jeunes parents. Des discernements, des choix faits à deux, une orientation donnée à notre vie. Apres 5 ans, le cap n'a pas beaucoup changé, le chemin, oui, pas tout à fait celui auquel on s'attendait.
Un homme et un mari sans qui je ne pourrai vivre et qui assure au quotidien (même dans les situations les plus stressantes, comme un accouchement àdomicile pas prévu!), un papa super impliqué pour qui la vie de famille est si importante. SuperChéri et SuperPapa tout simplement.
On était jeunes, sur cette photo!

jeudi 16 mai 2013

Bootcamp Style!

L'entrainement sportif "Bootcamp" qu'est-ce que c'est? Ce sont des programmes (vaguement) inspirés des entrainements militaires, intenses, en groupe, qui font travailler aussi bien le physique (renforcement musculaire, cardio) que le mental (tenir l'intensité des exercices, émulation au sein du groupe). Les séances ont lieu en extérieur. Véritable phénomène aux USA, les Bootcamp sont plutôt populaires à Singapour, ou nous sommes en plus aides par la météo (à condition de s'entrainer très tôt ou en soirée). Ce mode d'entrainement permet des résultats rapides (arf, vive les courbatures).
Pourquoi le Bootcamp? Apres le coach virtuel (voir ici) qui m'a amenée tout doucement à recourir 10km en entrainement (youpi!), il fallait quand même passer à la vitesse supérieure. Parce qu'on avait oublié de me dire que les kilos de grossesse de Bébé #2 sont infiniment plus durs à perdre que ceux de Bébé #1. Sans parler de tous les muscles oubliés et du ventre qui reste tout flapi si on ne se prend pas en main! Au hasard d'une discussion, l'idée de suivre des cours avec un vrai coach se profile, avec en plus un groupe de copines et collègues potentiellement motivées. Je savais qu'il existe des groupes dans mon quartier (qui se trouve être à côté du boulot). On a beau avoir la meilleure motivation du monde, la course à pied seule, passe encore, mais faire des exercices de renforcement musculaires sans y être un minimum poussée, no way
J'ai opté pour les entrainements proposés par Ivan Fitness Functions avec des sessions à 6h45 les mardis et jeudis. On a monté un groupe a cote du boulot les jeudis soir à 18h30 pour les copines et/ou collègues françaises. Je combine donc mardi 6h45 et jeudi 18h30, avec un entrainement littéralement à côté de chez moi et de mon bureau (je vois le lieu d’entrainement depuis ma fenêtre et mon chantier depuis le lieu d’entrainement…).
6h45 début du supplice de l'entrainement... pour moi c'est déjà un sacré challenge... même si Bébé A est en général déjà réveillé pour sa tétée matinale depuis un moment (ah non, maintenant il dort plus tard, pile poil quand après m'être inscrite!). Heureusement c'est à 5min de chez moi! Les deux premières semaines ont été éprouvantes d'autant plus que j'étais encore sur 2 x 6h45. Je ne suis pas du matin, hé oui! Apres un échauffement déjà intense, ce sont en général 2 à 3 séries d'exercices continus. Le coach amène chaque semaine différents instruments de tortures accessoires. Les résultats sont là, semaine après semaine, on "tient" mieux le rythme des exercices, la posture s'améliore, les courbatures s'estompent, et on en redemande... Et avec les copines, c’est fun, si, je vous jure ! Bootcamp Style!

Fitness Functions, Ivan McCall, fitness.functions@hotmail.com. Package de 4 sessions ou 8 sessions par mois ($25/session si 4 ou plus, $30/session si 3 personnes)

lundi 13 mai 2013

Ma liseuse Kindle et moi...

Ma liseuse, ne me quitte plus depuis son arrivée, à la maison, quand je sors, elle est toujours dans mon sac! Et au passage, je suis un peu moins connectée aux réseaux sociaux, donc si grâce à ça je lis plus, c'est tout bon!

Une liseuse, qu'est-ce que c'est?
C'est une petite tablette, souvent de la taille d'un livre de poche, qui permet de lire des livres électroniques et qui utilise un "papier électronique" assurant un grand confort de lecture. En gros, l'écran ne réfléchit pas de lumière, ce qui lui donne un aspect mat, très proche d'un livre traditionnel. C'est assez bluffant. J'ai choisi la liseuse Kindle Paperwhite Wifi d'Amazon, qui est également dotée d'un système qui permet un rétro-éclairage sans pour autant fatiguer les yeux: très pratique en vacances si les enfants dorment dans la même chambre que nous (plus obligée de se la jouer camping sous la couette avec lampe de poche pour lire dans le noir sans réveiller personne). 

Justement, comment acheter un Kindle à Singapour puis des livres en Français?
Autant vous dire que le circuit de distribution est bien contrôlé. En théorie, on ne peut pas acheter de Kindle (distribué par Amazon) à Singapour, même via le site Amazon.com, alors que nos (presque) voisins Thaïlandais le peuvent, par exemple. En théorie, on ne peut pas non plus acheter du contenu sur Amazon.fr en étant résident à Singapour. Ça parait bien compliqué. Amazon.fr m'a d'ailleurs dit que je ne pouvais acheter ma liseuse que de retour en France et a complété ainsi son explication: "Suite à notre conversation par chat, je vous informe que la disponibilité du contenu pour les clients à Singapour est déterminée par les éditeurs des livres Kindle en fonction des droits dont ils disposent ou des accords qui existent entre ces derniers et Amazon. Ainsi, la liste des pays dans lesquels un contenu est disponible peut évoluer au cours du temps. Je vous rappelle que les achats sur la boutique Kindle d'Amazon.fr ne sont autorisés que pour les clients résidant en France métropolitaine, à Monaco, en Belgique, en Suisse ou au Luxembourg." Mais il existe une astuce. Pour acheter son Kindle à Singapour, de nombreux blogs en anglais vous diront que vous pouvez le commander sur Amazon US en utilisant un service de rapatriement des colis tel que VPost,  ComGateway ou BorderLinx qui vous attribue une adresse aux US et renvoie votre colis à Singapour. L'astuce supplémentaire, si vous n'avez pas de carte de crédit américaine, est de créditer une carte cadeau sur votre compte Amazon US. Si vous voulez acheter votre liseuse en France, il faudra profiter de votre prochain retour.
Pour acheter du contenu en français, étant donné qu'une adresse en France et une Carte Bancaire française sont suffisantes, il suffit de mettre l'adresse de vos parents (par exemple) et de payer avec votre carte française. Vous pouvez télécharger directement le contenu sur la liseuse. La bonne nouvelle, c'est qu'avec un compte Amazon.fr, on peut aussi acheter du contenu sur Amazon.com.

Les plus?
- On peut avoir sur soi l'équivalent de milliers de livres. Habituellement, SuperChéri et moi on choisit un livre chacun (ou plus selon la durée des vacances), qu'on échange en cours de route... mais bien des fois pas synchro sur nos lectures l'un de nous n'avait plus rien à lire. Maintenant, je peux emmener autant de livres que je veux sans penser au poids des bagages ni acheter 15 livres en français à chaque retour en France (qui pèsent une tonne).
- Corollaire du premier, on allège substantiellement sa bibliothèque. Ca va vous paraitre tire par les cheveux, mais je trouve qu'il y a un petit cote durable à utiliser une liseuse.
- Les livres qui ne sont plus sujets aux droits d'auteurs sont gratuits, ce qui permet de réviser ses classiques!
- On lit plus car il est plus facile d'avoir sa liseuse sous la main, qu'un gros bouquin de 500 pages.

Les moins?
- Une offre encore non exhaustive.
- Des nouveautés qui sont encore trop chères. Pour un livre papier, j'attends en général la sortie du livre en format poche et n'achète quasi jamais le format broché. Certes le format Kindle est moins cher que le livre broché, mais encore trop cher par rapport au livre de poche. C'est moins vrai pour les livres sortis il y a quelques années.
- Il y a des livres que j'aime bien conserver, et donc que j'achèterai en format papier.

Le petit conseil?
Avant d'acheter un Kindle, téléchargez toujours l'extrait gratuit pour vous assurer que la mise en page est satisfaisante. Il est notamment indispensable que le livre électronique soit doté d'un sommaire pratique. Si tout simplement vous hésitez, c'est aussi un bon moyen de découvrir le premier chapitre du livre.

Je recommande?
En tant que maman active expatriée, ça me permet d'avoir accès à un large panel d'ouvrages sans attendre mes retours, et je lis beaucoup plus, et plus facilement (même en allaitant!). Ma liseuse me suivra lors de toutes nos vacances !

lundi 6 mai 2013

Petit Frère

Petit M et Bébé A, 25 mois d'écart. Pour certaines Mamans, ça parait être un écart de géant (Olivia ou Madame Bizard me trouveront petite joueuse ;-) d'autres diront que c'est hyyyyyyper rapproché. Avant la naissance, une (petite) angoisse: comment Petit M va t'il prendre l'arrivée de son petit frère? Et puis le passage de 1 à 2? Combien de fois ai-je entendu dire que le passage de 1 à 2 est au moins aussi difficile / compliqué que l'arrivée du premier?
No stress, comme vous dites, c'est le deuxième, ça veut dire que pleins de choses paraissent naturelles, et qu'on n'oublie pas. Ah si, on oublie comme c'était petit :-) La résistance au manque de sommeil s'affûte (si je vous jure !), et avec un peu de chance, si votre deuxième dort juste un poil mieux que l'aîné, vous aurez l'impression que c'est finger in the nose (mais si vous aviez un aîné trop facile, la, inquiétez-vous un peu pour le deuxième). Bon allez, la vérité, c'est que si votre aîné ne prend pas trop mal l'arrivée du petit dernier, ça devrait bien se passer, mais que les choses se corsent potentiellement avec la reprise du travail (voir ici). Tiens d'ailleurs, pourquoi à peine le premier a 6 mois on vous demande quand vous remettez ça, mais bizarrement, on ne vous pose plus la question lorsque vous en avez déjà deux? Parce que certaines auront envie de faire une pause (ou pas) ou de s'arrêter là. Parce que oui avec deux, il faut revoir son organisation, alors qu'avec un on peut encore prétendre avoir (presque) la même vie qu'avant.
A la naissance, Petit M est curieux de ce petit Bébé qui semble si petit devant son immeeeeense grand frère. Le niveau sonore de Petit M, qui semble surexcité en permanence augmente considérablement le premier mois avant de se calmer. Très vite, nous réalisons qu'il a intégré la présence de son frère, que Bébé A fait partie de sa vie. Non sans de petits incidents parfois, au détour d'un instant de distraction, c'est par exemple un Bébé A qui finit barbouillé de yaourt, parce que son grand frère a pris sa (grande) cuillère (forcément) - j'entends "yaourt A!" - et essaie de le nourrir... diversification accélérée! C'est aussi un Bébé parfois malmené par son grand frère qui ne réalise pas toujours que non, on ne peut pas tirer le bras / pousser son petit frère. C'est aussi un grand frère qui arrive à l’âge ou on n'aime pas prêter "Mine voiture", "Mine nounours", "Non, mine!", "Miiiiiiiiine!" Mais encore un grand frère qui grimpe dans le lit de Bébé A, s'y installe avec couette et doudou pour dormir avec son petit frère. Et enfin des "A ze t'aime" qui nous font fondre ou, lorsque d'autres s'approchent de Bébé A de facon trop insistante: "MINE Petit Frère!"
Et nous de nous réjouir devant cette fratrie en construction, petits et grands bonheurs partagés qui nous font oublier les nuits difficiles ou moments de fatigue et rendent le quotidien plus facile. 0, 1, 2... On ne pourrait pas imaginer revenir en arrière, et on se félicite de leur relatif faible écart d’âge!

jeudi 2 mai 2013

The Art of The Brick ou plus communément "L'expo Lego" du Art Science Museum

Tout le monde en parlait de la fameuse "expo Lego" qui a d'ailleurs rencontré tellement de succès qu'elle a été prolongée jusqu'au 26 mai. 1er mai férié, voilà l'occasion parfaite pour la découvrir.
Dès le début, on nous vend du rêve. Petit, Nathan Sawaya était passionné de Lego après en avoir reçu une boite à Noël. Adulte, devenu avocat, réalise le jour où son site sur ses réalisations en Lego "crashe" qu'il pourrait vivre de sa passion. Ça parait simpliste ou complètement incroyable, mais c'est ainsi qu'est introduite l'exposition... ça nous donnerait presque envie de tout plaquer pour faire des sculptures en Lego. Sauf que Nathan est apparemment le seul au monde à être reconnu à la fois "Lego Master Builder" et "Lego Certified Professional". MBA Lego, anyone ("Master Builder Academy")? Les œuvres parlent d'elles-mêmes, le travail de Nathan est époustouflant... voici en images:
L'expo est incontournable, aussi bien pour les petits et grands, et je vous conseille d'y aller avant la fermeture le 26 mai. Un seul regret toutefois, tout est centré sur les œuvres de Nathan et Nathan lui-même. On aurait aimé en savoir un peu plus sur sa façon de procéder, voir des photos de son atelier, etc.

The Art of The Brick, Art Science Museum, jusqu'au 26 mai 2013, ouvert de 10h à 21h. Entrée adulte S$15 (S$13 pour les résidents).
Plus d'infos sur l'artiste, Nathan Sawaya, ici.

lundi 29 avril 2013

Cécile, Une Fille en Chine Collection: Linge de maison et accessoires

Lorsque Cécile m’a contactée, à la faveur d’un « business trip » en Malaisie et Singapour, j’ai immédiatement accepté de la rencontrer. Je suivais son blog depuis près de deux ans, mais c'est en tant qu'entrepreneuse que je l'ai rencontrée ! « Couleurs et Bonne Humeur », c’est le motto de Cécile, une femme au regard pétillant, qui transparait dans sa collection de linge de maison « Une Fille en Chine Collection ».

Présentation: 
Je m’appelle Cécile Stos, et j’ai 3 enfants de 12, 10 et 2 ans. Je suis de formation littéraire (hypokhagne-khagne) puis commerciale (EM Lyon), et ai travaillé cinq ans en marketing-commercial dans le groupe Danone avant de partir en Chine avec mon mari. Notre fils ainé avait alors un an et demi. Nous sommes expats depuis presque 11 ans maintenant en Chine (après 4 ans à Pékin, nous avons déménagé à Canton en Septembre 2006). A Pékin j'ai eu la chance de trouver un travail tout de suite à la Chambre de Commerce Française tout en suivant un programme de cours de chinois "survivor", pour pouvoir me débrouiller un minimum au quotidien.
J'ai travaillé à la Chambre de Commerce Française en Chine pendant six ans (à Pékin puis à Canton), essentiellement sur l'accompagnement des PME françaises dans leur développement en Chine, via la recherche de partenaires commerciaux. C'était passionnant, mais l'aventure chinoise se prolongeant j'ai préféré consacrer quelques temps à l'apprentissage intensif du chinois (hors de question de passer 10 ans dans ce pays sans en parler la langue) et ai eu l'idée de ma société pendant ce temps-là.
Mes loisirs et passions : la lecture tout d'abord, les sorties culturelles, la gastronomie et les bons moments entre ami(e)s !

Une Fille en Chine, un blog né d’une expatriation puis Une Fille en Chine Collection, une entreprise. Quel a été ton cheminement ?
Le blog «Une Fille en Chine.com» a vu le jour suite à notre déménagement de Pékin à Canton en septembre 2006. J’ai toujours aimé écrire et la création du blog m’a permis d’avoir un nouveau projet personnel tout en maintenant le lien avec les amis de France et de Pékin laissés derrière nous. Quelques années plus tard j’ai eu envie de créer ma propre ma marque de linge de maison et accessoires, et l’ai naturellement baptisée «Une Fille en Chine Collection» puisque le projet m’est un peu apparu comme un prolongement de ce que je pouvais transmettre avec mon blog. Le design du blog s’inspire par exemple depuis le début du tissu traditionnel du Nord-Est de la Chine, base de ma première collection. Les deux sites internet sont indépendants, même si cousins en terme de design et liés par des liens qui renvoient de l’un à l’autre.
Produits phares: nappe Madeleine et plaid Hangzhou
 Maman, Entrepreneuse, et Blogueuse très active ! Parle-nous un peu des ateliers « Bloguons à Canton ! »
Nous avons mis en place cet atelier sur le 1er semestre 2013 avec une amie blogueuse (Vivie A Canton), pour accompagner la communauté francophone dans la mise en place ou l’amélioration de leur blog et partager notre passion. Nous avons d’abord proposé une «introduction aux blogs», et faisons désormais intervenir des professionnels sur des thèmes précis tels que la photo ou les aspects techniques d’un site internet. Plusieurs blogs ont été créés depuis, et nous avons désormais un vrai groupe de blogueurs cantonais.

Devenir Mampreneur, pourquoi? Ton expérience personnelle et/ou de Maman et/ou ton expatriation t’a-t-elle inspirée dans ton parcours entrepreneurial ?
Je me définirais plutôt comme une expat-preneur. J’ai débuté ma vie professionnelle en France dans un grand groupe alimentaire et cela me convenait tout à fait. J’ai ensuite accompagné mon mari à Pékin, et travaillé six ans aux côtés d’entreprises françaises implantées en Chine ou souhaitant se développer localement, ce qui m’a apporté une connaissance «business» du pays. Après une période d’apprentissage intensif du mandarin j’ai eu envie de créer ma propre structure, pour avoir un rythme plus compatible avec celui de mes enfants, mais surtout par passion et par défi ; que serai-je capable de faire ? La collection Une Fille en Chine est inspirée des tissus et imprimés traditionnels chinois ou asiatiques, pour lesquels j’ai eu un véritable coup de foudre lors de mon arrivée à Pékin, et mon projet d’entrepreneur est vraiment né de mon expatriation en Chine.


Hobby ou réel boulot (ou les deux!)? 
Réel boulot ! Même si j’ai pris mon temps pour mettre en place la collection et développer la marque, dans une volonté de faire «bien» plutôt que vite, je suis bien occupée au quotidien. Avec la possibilité cependant de m’organiser comme je le souhaite en fonction des activités et rythmes de mes trois enfants, ce qui est un énorme avantage pour une maman.

Parcours de santé ou parcours du combattant? 
On entend souvent qu’en Chine «tout est possible, rien n’est facile». Je suis assez d’accord... Il faut du temps pour trouver de bons partenaires, et l’environnement change sans arrêt, ce qui nécessite de s’adapter en permanence. J’ai eu la chance de  rencontrer rapidement deux très bonnes couturières, qui fabriquent aujourd’hui toute la collection de manière artisanale dans leurs ateliers familiaux de la région, et nous avons réellement avancé ensemble.

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner? 
Un conseil sur l’aspect Chine : être sur place, vérifier la qualité en permanence, et si possible parler chinois pour travailler au mieux avec les fournisseurs et partenaires locaux. Sur l’aspect Entrepreneur il me semble essentiel de bien réfléchir au projet et à sa mise en place avant de se lancer, sans hésiter à faire appel à des compétences extérieures si nécessaire.

Quels ont pu être les difficultés principales liées à ton pays d’implantation (même après 10 ans en Chine !) ?
L’une des grandes difficultés en Chine est le suivi de la qualité des produits et matières, notamment pour l’approvisionnement en tissus dans mon activité : les collections ne sont pas toujours suivies et la couleur et la composition des tissus peuvent différer d’un rouleau à l’autre. D’une manière générale il convient de vérifier avec la plus grande attention la qualité à différentes étapes ; il faut être vigilant en permanence, et toujours avoir un «plan B» sous le coude.

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs, des ressources particulières qui pourraient être disponibles pour d'autres Mampreneurs? Si oui, lesquels? 
J’échange beaucoup avec d’autres entrepreneuses dans des domaines d’activités complémentaires au mien. J’estime qu’on est meilleurs à plusieurs et crois beaucoup à l’échange d’expérience et au partage d’informations entre entrepreneurs. L’initiative d’Elles Network à Singapour est à saluer par exemple. Nous sommes moins nombreuses à Canton mais travaillons beaucoup ensemble et essayons de partager nos ressources au maximum.

Tes perspectives et challenges actuels? 
2013 est une année essentielle pour Une Fille en Chine Collection, puisqu’en plus de la poursuite du développement en Asie je vais travailler davantage sur la France et participerai dans ce cadre au salon Vivre Côté Sud à Aix en Provence du 7 au 10 juin, dans la catégorie «Créateurs». (http://www.vivrecotesud.fr)
 
Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur? 
Plutôt bienveillant, je suis souvent encouragée et soutenue dans ma démarche, tant dans mon entourage professionnel que familial et amical. C’est aussi à moi de «faire ma place», de présenter mon projet et d’intéresser mon entourage.

Et la famille dans tout ça? 
Mon mari me soutient et m’encourage beaucoup depuis le début de l’aventure, c’est le premier fan d’Une Fille en Chine ! Mes enfants sont assez fiers je pense (Minikate distribue des cartes de visite à ses copines), même s’il est régulièrement utile de rappeler que «Maman aussi a un travail». Je suis aussi bien entourée et aidée par la famille en France également, tout le monde tout le monde s’implique dans la préparation du salon de juin et le développement d’Une Fille en Chine... en France !

Et si c'était à refaire? 
Je referais exactement pareil, sans hésiter, et compte bien continuer l’aventure encore longtemps !
Un grand merci à Cécile, grâce à qui j’ai passé un excellent moment ! Allez vite découvrir ses magnifiques collections sur son site Une Fille en Chine Collection… en attendant de les voir à Singapour !

lundi 22 avril 2013

Les Couches Lavables Charlie Banana

Il parait que la semaine internationale de la couche lavable vient de s'achever, un petit rappel pour moi qui n'ai pas achevé ma série de billets sur le sujet. Presque 6 mois après mes débuts, je suis toujours aussi fan des couches lavables: je les ai intégrées à notre quotidien, et je n'utilise plus qu'un paquet de 80 couches jetables par mois pour Bébé A car ils ne les acceptent pas à la crèche.
Pour clôturer mes billets sur le sujet (voir ici et ici), je vais vous parler des couches que j'utilise au quotidien de la marque Charlie Banana. Il s'agit de couches TE1 ou tout en un à poche, c'est-à-dire que la couche comprend une poche dans laquelle on glisse un insert en microfibre absorbant. 

Deux gammes "perfect size" ou "one-size":
En gros, soit vous optez pour des couches taille XS (2.3-4.5kg)- S (3.2-8.2kg) - M (6.8-13.6kg) - L (11.3-20.5kg)  ou pour des couches taille unique (3-16kg). J'ai investi dans 6 couches S, 6 couches M, 6 couches L, 6 couches taille unique, si bien que j'ai 12 couches disponibles à chaque âge de Bébé A. Quelles sont les différences majeures?
- La forme de la couche:
Les couches "taillées" ont moins de boutons au niveau de la taille et le tour de jambes est plus adapte à la taille du bébé. Les couches taille unique sont plus longues et munies d'un élastique qui permet de régler le tour de jambe. Elles ont un entrejambe plus étroit et de ce fait feront un popotin moins gros sur votre bébé. En revanche, pour un petit bébé aux cuisses (encore) maigrelettes, le tour de jambe aura tendance à être plus lâche avec une couche taille unique.
  - La taille des inserts:
Les couches taille S sont fournies avec deux inserts "S". Les couches taille M ou L sont fournies avec deux inserts "M/L". Les couches taille unique sont fournies avec un insert "OS-S" et un insert "OS-M/L". Conséquence de l'entrejambe plus étroit, les inserts taille unique sont aussi plus étroits. J'ai tendance à considérer que la capacité d'absorption est proportionnelle à la taille de l'insert, et donc insert taillé a une plus grande capacité d'absorption.
- L'investissement de départ:
Si vous ne voulez que des couches taillées, il vous faudra 12 couches de taille S et M et 6 couche de taille L (oubliez les XS) soit 30 couches, tandis que 12 couches taille unique peuvent faire l'affaire. Il faudra cependant éventuellement acheter des inserts supplémentaires pour des couches taille unique.
- La réalité:
Je suis toujours partagée entre les deux gammes. Pour un petit bébé, je trouve les couches taille S un peu plus adaptées (moins de fuites) mais on apprécie très vite les couches taille unique pour leur effet plus "svelte" sur le bébé. Ma combinaison me permet par exemple de privilégier des couches taillées pour la nuit / sieste. Cependant, si c'était à refaire, j'investirai peut-être dans des couches taille unique. Choix difficile mais pas de mauvais choix dans le fond.

Des détails plutôt bien pensés:
- Fermeture à pression avec croisement devant utile lorsque Bébé est dans la limite basse en terme de taille. Les fermetures à scratch s'usent plus rapidement.
- Poche qui s'ouvre par le devant ce qui est un peu plus sympa à changer en cas de grosse commission. En général, j'essaie de positionner l'étiquette de l'insert du même côté, ce qui me permet de l'enlever juste en tirant dessus!
- Tissu microfibre ultra-absorbant et qui sèche vite. Certes, j'aurais préféré une fibre naturelle telle que le bambou mais il est si long à sécher...

Des motifs sympas:
Si, je vous assure, des couches aux couleurs gaies, ça fait vendre!

Le défaut que j'ai repéré (quand même): 
Sur mes couches taille unique, je commence à avoir un dépôt de petits "cristaux" bleus sur la bague métallique d'ajustement de l'élastique, ce qui "grippe" un peu et rend plus difficile le coulissage de l'élastique. Ma crainte c'est surtout que je ne puisse plus régler la taille plus tard (futur bébé).

Je ne regrette en rien mon choix. Mes lectrices de France me demanderont ou les trouver. Malheureusement, cette marque est distribuée principalement aux USA et en Asie.

Charlie Banana, site web ici et page Facebook ici.

Note: je ne suis pas sponsorisée par la marque et j'ai acheté toutes les couches que j'utilise.
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