jeudi 17 octobre 2013

Savina: Savipopette, salopettes pour enfants de 0 à 4 ans

Lorsque Savina, basée à Hong-Kong, m’a contactée, j’ai immédiatement craqué sur ses salopettes « Savipopette » pour enfants, ne regrettant qu’une chose : ne pas pouvoir les trouver à Singapour ! De jolis vêtements gais et colorés ! Dans cette interview, Savina nous présente son projet et nous parle de l’adaptation en expatriation et de l’importance des réseaux d’entrepreneurs !

Présentation: 
Je m’appelle Savina de Gerlache, Belge, 32 ans et 3 enfants, Gaston 4 ans, Achille 2 ans et Louison 8 mois.
Assistante sociale de formation et thérapeute par le théâtre. J’ai travaillé avant de partir à l’étranger dans un hôpital de jour psychiatrique pendant presque trois ans.
Aujourd’hui, ça fait 6 ans que nous vivons en Chine : 3 ans à Beijing et 3 ans à Hong-Kong. Nous sommes arrivés à deux à Beijing, mon mari et moi, dans un complet choc culturel, j’ai d’abord suivi des cours de chinois de façon assez intensive pour essayer de me faire comprendre et de comprendre la culture qui m’entourait. Ensuite j’ai travaillé pour les jeux olympiques avec les officiels Belges et par la suite j’ai rejoint l’association Couleurs de Chine, organisation d’évènements et récolte de fonds pour la scolarisation des petites filles (minorités chinoises) dans le sud de la Chine.
J’ai adoré nos trois années Pékinoises, des multitudes de découvertes culturelles, humaines, sociales,… La découverte d’être maman pour la première fois. J’ai adore sillonné dans la ville avec mon vélo et mon fils Gaston derrière moi. J’ai pu me faire de véritables nouveaux amis, avec qui je garde très souvent contact.
Et c'est là qu’est née ma première Salopette :-).
Ensuite nous sommes partis a Hong-Kong, difficile départ et difficile arrivée. J’étais enceinte de mon deuxième garçon, et il fallait en même temps tout recommencer, se refaire des amis, tout re-raconter une énième fois, ne plus pouvoir se balader, (les trottoirs sont trop petits a Hong-Kong), plus de vélo,… bref il faut du temps et surtout essayer de ne pas comparer ! Je me souviens de nos premières semaines a HK, on comparait tout et on faisait que des éloges sur Pékin, en a étonnés certains ! « Quoi vous habitiez à Pékin ?? ca va la pollution ? »
Mais finalement j’ai pris la nouvelle expérience du bon côté, des amis on en a trouvés, le quotidien s’est installé et notre vie a commencé à 4 et puis à 5.

Parle-nous un peu de Savipopette :
Savipopette est né à Pékin, j’adorais me balader dans les marches de tissus chinois avec les copines, on découvre des tissus de tous genres ! Durant mes trois années je n’arrêtais pas de penser à différents concepts à développer, surtout avec une grande amie Belge rencontrée là-bas, Nathalie.
On a même créé une petite entreprise de meubles en bois et en acier avec un ébéniste chinois, on dessinait avec lui les meubles qu’on nous commandait, avec notre chinois de base et beaucoup de gestes, on a fait aussi des gants à mettre sur les « motoche » (vélos électriques chinois) par grand froid.
Et puis finalement c’est seule que j’ai décidé de lancer ma première salopette. Elle était destinée à Gaston, les tissus ne manquent pas en Chine ni les bonnes couturières.
Ma première Salopette était donc destinée à mon fils et pas du tout dans l’idée dans faire d’autres. Mais voyant le résultat et le retour des gens, je décide donc de me lancer, les idées arrivent assez facilement, je veux faire des salopettes et que des salopettes, pour filles et pour garçons.
Le concept : un tissu pour la salopette et un tissu différent pour les poches, lignée, en jeans, en velours, en lin ou en coton. Du moment qu’elle soit colorée, de bonne qualité et mignonne.
Mon nom de départ était Saperlipopette, j’ai d’ailleurs fait une première collection avec ce nom-là, mais j’ai réalisé qu’il était déjà trop utilisé. J’ai donc changé de nom pour Savipopette, un mélange avec mon prénom et le mot salopette.
Je suis pour le moment à ma deuxième collection, je vends mes produits dans des ventes privées à Hong-Kong, je participe à des Mom’s pop up store en Belgique. http://www.momspopupstore.be/savipopette.html
Mon site est encore en construction mais j’espère qu’il verra bientôt le jour. www.savipopette.com. Et au sinon sur ma page Facebook, mes « Fans » :-) me suivent et peuvent faire leur commande via ce réseau : clic ici.

Devenir Mampreneur, pourquoi? Ton expérience personnelle et/ou de Maman et/ou ton expatriation t’a-t-elle inspirée dans ton parcours entrepreneurial ?
Alors je ne suis pas du tout entrepreneuse dans l’âme, ce que j’aime c’est créer, trouver les tissus, choisir des combinaisons de tissus, choisir le modèles, j’aime beaucoup mon produit, mais après pour ce qui est de le vendre, de contacter des personnes, je suis malheureusement très mauvaise, mais je commence à apprendre et j’espère que cela portera bien ses fruits.
Le concept de Mampreneur me convient très bien, j’ai la chance d’être avec mes enfants et en même temps de créer mes salopettes. Que rêver de mieux ?!

Hobby ou réel boulot (ou les deux!)? 
C’est cette année que cela devient un réel boulot ! Je dois essayer de développer au mieux ma marque et de la faire connaître. Mais tout en me laissant une liberté d’être avec mes enfants.

Parcours de santé ou parcours du combattant?
Parcours de combattant car on est seul face a nous même, face a notre projet. C’est ce qui est sans doute le plus difficile mais aussi le plus gratifiant.

Travailler de la maison, est-ce compliqué, et recommandé?
Travailler de la maison est très difficile, car on est constamment partage entre les enfants et le projet. Et du coup on ne fait rien vraiment bien. J’ai donc décidé depuis septembre de prendre un petit bureau pas trop loin de chez moi. J’y vais deux jours et demi par semaine, et vraiment c’est la meilleure décision que j’ai prise. Je travaille beaucoup mieux et quand je suis à la maison, je suis la a 100%.

Qu'est ce qui t'a le plus surprise dans ton parcours?
« Œil pour Œil, dent pour dent » … L’esprit que j’ai pu découvrir dans le petit monde d’entrepreneurs à Hong-Kong quand je suis arrivée. A Pékin j’avais été habituée par l’entraide de chacun. Une amie, Jeanne (qui fait des magnifiques habits en cashmere pour enfants « Mandarine Coco ») a créée un petit groupe d’entrepreneurs qui se réunissait une fois par mois pour parler ensemble de nos questions, d’essayer d’y répondre et de se partager des contacts. Ici à Hong-Kong j’ai vraiment mis du temps avant de tomber sur des personnes comme celles que j’avais rencontrées à Pékin. Il est très difficile de se faire aider quand on arrive avec une idée à développer. Mais au final, fort heureusement, on trouve toujours des personnes à l’écoute. 

L'erreur #1 à ne plus refaire et/ou le conseil #1 à donner? 
Le conseil serait de s’entourer de personnes, de créer un petit groupe de discussions, de ne pas toujours tout ruminer seule. Le groupe dans lequel j’étais à Pékin m’a terriblement aide et surtout motive à continuer, même si j’y étais que pendant mes derniers mois à Pékin.

Quels ont pu être les difficultés principales liées à ton pays d’implantation ?
La langue, le fait qu’on critique beaucoup la chine et la qualité des tissus. D’ailleurs mes salopettes sont Made in Vietnam :-)

T'es-tu appuyée sur des réseaux d'entrepreneurs, des ressources particulières qui pourraient être disponibles pour d'autres Mampreneurs? Si oui, lesquels? 
Donc le petit groupe d’entrepreneurs créés à Pékin, nous étions 6 personnes dans le groupe, chacune parlait de son projet et partageait ses préoccupations du moment. Ensuite chacune donne son avis, avec quelques solutions et contacts à partager. Cela me permettait de mettre les choses à plat, d’y mettre des mots et d’avoir d’autres avis que celui de mon mari ou de ma famille.
Je fais partie aussi du groupe Mom’s preneurs en Belgique, http://www.mompreneurs.be Groupe très actif et qui est là pour toute aide éventuelle et pour les moments de doutes. Il y a beaucoup d’entraide entre les membres. Je m’appuierai sur ce groupe lorsque je serai de retour à Bruxelles.

Tes perspectives et challenges actuels? 
Aller a la rencontre des magasins, organiser des nouvelles ventes et j’aimerais beaucoup lancer un pop-up store à Hong-Kong, mais il y a beaucoup de freins principalement celui du cout.

Le regard des autres vis-à-vis de ton statut de Mampreneur? 
Assez encourageant ! Les retours de la part de ma famille et amis sont positifs et motivants mais parfois je dois me battre pour montrer que c’est un réel projet et un réel boulot. Mon activité est parfois perçue comme une occupation pendant le temps de l’expatriation.

Et la famille dans tout ça? 
Ils m’encouragent beaucoup, mon mari aime mon projet, il voudrait sans doute que ca avance un peu plus vite. Mes enfants sont mes modèles, mes muses J Ils sont toujours contents de porter des "Sapopettes" (comme ils disent).
Mes sœurs sont toujours là pour « liker » mes photos sur Facebook et pour m’aider dans l’organisation des pop-up store à Bruxelles.

Et si c'était à refaire? 
Je referai exactement pareil !

Je vous encourage à visiter la page Facebook de Savipopette, ici, en attendant l’ouverture du site web, ici. Si vous souhaitez  rentrer en contact avec Savina, par exemple pour distribuer ces magnifiques salopettes à Singapour, n’hésitez pas !

1 commentaire:

  1. Super mignonnes ces salopettes! Ouiiiiiii, on les veut à Singapour!! :)

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